Résistance Identitaire Européenne

Dieu que cela a gazé !

A un improbable recours du Président Assad aux armes de destruction massive contre un village syrien, action suicidaire qui n'a pas manqué de déclencher un raz de marée d'images poignantes d'enfants sanguinolents et suffocants et de témoignages de personnages haletants qui n'avaient pas pris le temps de coiffer leur casque blanc, l'imprévisible Donald Trump a répondu avec la fulgurance de la colère jupitérienne par un déluge de feu déversé sur une base aérienne syrienne. Cette précipitation, révélatrice de sa prétendue inaptitude à gérer les affaires de l'état, a eu néanmoins l'heureux effet de lui obtenir pour une fois le soutien de ses détracteurs habituels. Il est éclairant à ce propos de rapprocher les documents

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/07/les-etats-unis-lancent-des-missiles-en-syrie_5107220_1618247.html

http://www.ouest-france.fr/journal/syrie-trump-tire-59-missiles-en-reponse-al-assad-4914153

https://fr.wikipedia.org/wiki/BGM-109_Tomahawk

http://www.leparisien.fr/international/les-etats-unis-frappent-la-syrie-07-04-2017-6832623.php

Les deux premiers liens annoncent le tir de 59 missiles tomahawk, de « gros dégâts » et 6 morts parmi les militaires la nuit de jeudi à vendredi, le troisième indique que chaque Tomahawk a une charge de 450 kg d’explosif classique et permet une grande précision. Le quatrième indique que vendredi deux avions syriens effectuent des missions à partir de la base frappée. Calculons : 59 x 450 kg = 26,55 tonnes d’explosif. Résultat  de 26 tonnes d’explosifs : 6 morts et des dégâts soi-disant importants qui n’empêchent pas une mission de deux appareils de cette base dans les heures qui suivent. Avec le fait d’avoir averti les Russes quelques heures avant l’attaque, on pourrait croire à une volonté de mener une action avec un maximum d’effets politiques aux Etats-Unis, mais un minimum d’effets militaires sur place.

ImprimerE-mail

Implosion du Système ? Macron piège à cons

Dans l’introduction de son récent ouvrage Le moment populiste. Droite-Gauche c’est fini Alain de Benoist écrit : « Nous sommes entrés dans une nouvelle forme de tripartition électorale : le système politique se structure désormais autour de trois formations principales, attirant chacune entre un quart et un tiers des électeurs ».

Cette appréciation est peut-être déjà rendue obsolète par une campagne présidentielle d’un genre inédit, riche en rebondissements, qui fait d’ores et déjà bouger considérablement les lignes. En effet un des principaux résultats de cette campagne (qui laisse perplexes ou indifférents un grand nombre de citoyens) est l’implosion de pans entiers du système politique. Les dinosaures vacillent. Ainsi, le Parti Socialiste est secoué par de violentes turbulences internes : le ralliement de nombreux socialistes (ou prétendus tels…) - et non des moindres – à Macron a des airs de sauve qui peut, tandis que les piteuses perspectives de la candidature Hamon, l’érosion au bénéfice de Mélenchon font peser de lourdes menaces sur l’avenir du « parti de Mitterrand ». Ce fractionnement, en fait, est le résultat d’une longue évolution : tout au long du quinquennat Hollande, il était évident que la tentation était forte, chez de nombreux sociaux-démocrates, de se rallier avec armes et bagages à un libéralisme affublé, pour les besoins de la cause, de l’adjectif « progressiste », passe-partout idéal pour couvrir tout et n’importe quoi. Valls est évidemment l’incarnation emblématique de ce tour de prestidigitation, dont Hollande a été un des architectes.

Quant à la droite elle est engluée dans les turlupinades d’un Fillon, ardent apôtre lui aussi du libéralisme mondialiste et qui se croyait à l’abri des mauvaises surprises grâce à l’appui des culs-bénits et d’un patronat qui, maintenant, se mord les doigts d’avoir joué le mauvais cheval et fait les yeux doux à Macron.

Macron. Macron le piège à cons. Car en faisant large moisson de jobards qui s’imaginent que le « changement » va changer quelque chose, il joue sur plusieurs registres, pour ratisser large, l’un des leviers les plus efficaces étant la hantise de nombre d’élus de conserver à tout prix leurs prébendes, en pratiquant un retournement de veste qui est chez eux comme une seconde nature. Quant aux électeurs, Macron sait que leur vendre du vent est le moteur d’une démocratie bien comprise.

Macron est la roue de secours du Système, dont l’implosion serait une catastrophe pour ceux qui, à droite et à gauche, par conviction idéologique ou simple intérêt, veulent le maintenir à flot vaille que vaille, au besoin en organisant la comédie d’une nouvelle donne censée transformer le jeu politique (ce qui est, évidemment, une pure illusion, car ceux qui tiennent les manettes ne laisseront pas mourir la poule aux yeux d’or). Beaucoup des premiers appuis que Macron a reçus sont révélateurs : Jacques Attali, Bernard Kouchner, Daniel Cohn-Bendit, Jean Pisani-Ferry, Laurence Haïm, Bernard Mourad, Pierre Bergé, Bertrand Delanoë, Pierre Gattaz, Gérard Collomb… Ces gens sont là pour le décor mais les choses sérieuses se passent en coulisses : être passé, au cours d’une carrière financière éclair, chez Rothschild, sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, vous ouvre beaucoup de portes utiles. Une clé pour comprendre bien des choses : Macron est un pur produit de la French American Foundation, lobby destiné à mettre un grand nombre de décideurs français, dans le monde politique, économique, médiatique au service des intérêts américains (mais appartenant bien sûr au camp anti-Trump) et de l’atlantisme (voir Rivarol n° 3276, 30 mars 2017).

Il reste à voir comment Macron va gérer, dans la perspective des législatives, le magma composite qui s’accroche maintenant à ses basques. Le cirque n’est pas fini…

                                                                     Pierre VIAL

ImprimerE-mail

TERRE & PEUPLE Magazine n° 70 résumés de lecture

Le numéro 70 de Terre & Peuple Magazine est centré autour du thème 'Russie et Ukraine, une fracture au coeur de l'Europe'.

Pierre Vial, dans son éditorial, professe que notre mission essentielle est de dire la vérité, la loi du réel. Dans notre monde de tricheurs, dire la vérité rend libre. C'est un acte révolutionnaire de résistance aux lois liberticide, aux tabous imposés au mépris des réalités et du respect des différences, notamment les différences culturelles et raciales entre les peuples.

Pierre Vial recense le dernier livre de Patrick Buisson, consacré, non pas à la présidence de Sarkozy, mais à sa critique fondamentale, afin de mieux illustrer le sujet 'La cause du peuple'. Eminence grise de ce président de la République, c'est à cette cause qu'il s'est attaché à le convertir, pour le service du bien commun, à lui faire accepter avec la 'ligne Buisson' l'idée d'une rupture avec la ligne anti-France, celle qui met « à genoux, puis à plat ventre, puis à baiser la babouche : ce n'est jamais suffisant. » Et à lui ouvrir les yeux sur les véritables enjeux de cette guerre, qui met en question le fonds ethno-culturel et racial du peuple français. Quand il croyait l'avoir convaincu, il l'entendait, empressé de se montrer politiquement correct, déclarer au Monde : « Le métissage, c'est la volonté de vivre ensemble. Ce n'est pas la négation des identités ! » Jusqu'à la révolte des identitaires à laquelle appelle aujourd'hui Patrick Buisson : on veut leur peau, celle de leur âme.

Robert Dragan saute sur l'occasion de re-fusiller Jean-Paul Demoule, l'archéologue qui, sans être lui-même linguiste, s'est mêlé de contester, dans son livre 'Mais où sont passés les Indo-Européens ?', la réalité d'une origine commune aux langues européennes vivantes ! Cette occasion est l'exécution en règle de Demoule dans la revue d'études indo-européennes WEKwOS, laquelle l'accuse d'ignorer délibérément les dernières synthèses scientifiques et de s'en tenir à la science du XIXe siècle !

Le même Robert Dragan enchaîne, dans sa tâche de justicier, en tordant le cou à l'accusation de voltairianisme qui, dans les milieux patriotes, est proférée à l'encontre des païens, lesquels fondent pourtant leur identité sur la communauté du peuple avec le peuple. Alors que Voltaire, comme nombre de philosophes des Lumières, affecte pour le peuple un souverain mépris. Le portrait, documenté, qu'il campe de Voltaire est dévastateur. Notamment sa détestation pour Rousseau, contre qui il portera plainte devant des juges suisses, réclamant qu'on le punisse « capitalement » ! Il l'écrit à d'Alembert : « Jean-Jacques sera charmé qu'on le pende, pourvu qu'on mette son nom dans la sentence. »

Pierre Vial salue la réapparition du Crapouillot qui, pour sa résurrection, a choisi de déshabiller les clowns désabusés de EELV (Europe-Ecologie-Les Verts), pour la plupart des arrivistes, étrangers à la nature et dont des marchands ont récupéré les bons slogans. Mathilde Gibelin les avertit que la révolution est en marche et qu'ils ont des comptes à lui rendre.

Roberto Fiorini, présentant le dossier Russie-Ukraine, rappelle que son importance pour notre avenir ne doit pas nous faire perdre de vue que nous sommes sans prise sur l'événement et que c'est ici que se mène le combat pour notre survie. La Russie nous procure un modèle dont s'inspirer, voire des opportunités à exploiter, mais elle n'est pas le vecteur de notre salut, lequel ne tient qu'à nous.

Alain Cagnat présente un relevé détaillé de l'histoire de l'Ukraine, depuis les Varègues, colonisateurs Vikings qui, dès le VIe siècle, rejoignent par les voies d'eau la Mer Baltique à la Mer Noire et fondent Novgorod et Kiev, jusqu'à la guerre civile actuelle fomentée par les ong 'humanitaires' de Soros et autres, en passant par les vagues d'invasions, Tatars, Mongols, Lituaniens, Polonais, Ottomans, et les réactions, les Cosaques et les grands tsars, Pierre Ier et Catherine II. Il conclut : « Que ressort-il de tout ceci ? Que Kiev est le berceau de la Russie. Que Russes et Ukrainiens ne forment en réalité qu'un même peuple. Et que l'Ukraine est, comme tant d'autres pays, instrumentalisée par les Anglo-Saxons dans leur tentative de contrôler le monde. »

Pour Jean-Patrick Arteault, la guerre civile larvée qui ronge depuis près de trois ans l'Ukraine est une guerre régionale, qui oppose la Russie et l'Union européenne, et une guerre mondiale, qui oppose l'occidentalisme américano-centré et le souverainisme eurasiatique. C'est un conflit interne entre deux peuples frères, compliqué par des ingérences externes. Le nom de l'Ukraine, qui signifie marche frontalière, lui a été donné par ses voisins au long d'une histoire fournie en fluctuations territoriales, jusqu'au démembrement de l'URSS, en 1991. La victoire de 1945 lui a procuré des gains territoriaux sur des zones historiquement autrichiennes ou polonaises parlant ukrainien, à côté de zones historiquement russes parlant ukrainien, de zones parlant russe mais à forte majorité d'Ukrainiens et de zones à majorité de Russes. La Crimée, conquise sur les Ottomans par Catherine II, est alors peuplée massivement de Russes ethniques. La fragmentation est également culturelle et religieuse. La décision, lors de la pseudo-révolution du Maïdan en 2014, de retirer au russe son statut de langue officielle a mis le feu aux poudres. Aux élections présidentielles de 2010, la pro-occidentale ultra-corrompue Ioulia Tymochenko a été largement battue par le pro-russe Ianoukovitch, contre qui les occidentaux (notamment Bernard-Henry Levy et Georges Soros) ont alors déclenché le coup d'état. Dans ce pays, les facteurs de division ne manquaient pas, notamment la mémoire de l'Holodomor, la famine organisée par les bolcheviques, pour l'essentiel des commissaires politiques juifs, qui fit des millions de morts. Dans la 'Grande Guerre Patriotique' de 1941-1945, des Ukrainiens non-russophones s'en trouvèrent motivés à combattre aux côtés des Allemands. La guerre civile dans le Donbass n'a pas été déclenchée à l'initiative de la Russie, mais du nouveau pouvoir de Kiev, qui s'inscrit dans la stratégie de l'Amérique d'empêcher, pour réaliser sa fameuse 'destinée manifeste', l'empire russe d'accéder aux mers libres.

Robert Dragan rappelle que, à l'issue de la première guerre mondiale, la résistance victorieuse de la Pologne à l'armée des soviétiques lui a permis de s'approprier un cinquième de l'Ukraine, le reste de cette région de l'empire des tsars subissant par la suite un sort particulièrement atroce, du fait à la fois de la résistance des paysans ukrainiens à la collectivisation des terres et à la présence dans le pays d'une forte minorités de Juifs (lesquels avaient même constitué jusqu'alors une nationalité à part). Les récoltes sont réquisitionnées (semences comprises), par priorité pour l'exportation, et les récalcitrants sont punis avec une sauvage sévérité (la déportation ou pire). Il s'ensuit une famine épouvantable, qui a fait plus de six millions de morts, dont d'innombrables enfants. L'opération, qualifiée de Holodomor, est attribuée par la population aux Juifs qui, il est vrai, constituent l'essentiel des commissaires et policiers politiques communistes. Les gens se répétaient que les juifs se vengeaient pour « les années Khmelnytski », du nom de l'etman des cosaques zaporogues qui, au XVIIe siècle, a libéré l'Ukraine du joug des Polonais (lesquels avaient jusque là confié aux Juifs la perception des impôts...). Cet héritage historique convaincra de nombreux Ukrainiens à s'engager contre les soviétiques dans la Waffen SS. L'implacable épuration qui s'ensuivit entraînera des centaines de milliers de déportations. On comprend bien que cela obère la relation des Ukrainiens avec les Russes, mais pas que cela les amène à soutenir des oligarques cosmopolites, parmi lesquels de très nombreux juifs !

Pierre Koenig relève que c'est le 25 juillet dernier que Poutine a consacré le Club Stolypine. Animé par son conseiller Sergueï Glaziev, il vise à donner à l'économie russe un modèle de développement qui tranche sur l'idéologie globaliste du libre marché à l'occidentale d'Alexei Koudrine, dans un retour à la conception westphalienne des rapports entre les nations. Pour le même Pierre Koenig, la Perestroïka de Gorbatchev et la Glasnost sont des opération de déstabilisation menées par l'occident, jusqu'au pillage généralisé et à la sécession des pays baltes, de la Biélorussie, de l'Ukraine et des républiques d'Asie centrale. Cela s'inscrit dans une ligne que la thalassocratie anglo-saxonne avait amorcée à l'époque élisabéthaine contre l'Espagne et le Portugal, pour empêcher qu'une puissance continentale domine le continent, et qu'elle a poursuivie contre la France jusqu'à Waterloo, pour briser ensuite les empires austro-hongrois et allemand. Et contre la Russie, à la Guerre de Crimée, alors que l'enjeu était nul pour la France. Depuis la fin de l'URSS, cette oligarchie a gagné une guerre idéologique et s'apprête à réduire l'humanité en esclavage culturel. Il est vital d(opposer à ce totalitarisme rampant, la liberté des peuples et la pluralité des cultures.

Pour Thierry Thodinor, à la faveur de l'état de choc dans lequel les peuples européens ont été placés, le 'Consensus de Washington' (FMI/Banque Mondiale...) vise à imposer ses réformes, lesquelles seraient rejetées en temps ordinaire. Dans l'Ukraine d'aujourd'hui, livrée aux maladies infectieuses et au pillage par les prédateurs locaux et par ceux qu'on y a importés (tel ce Hunter Biden, propre fils du vice-président US sortant !), la 'Révolution de la Dignité' s'est transformée en de sordides règlements de compte.

Petrus Agricola, correspondant habituel de Rivarol pour le monde agricole, note au sujet des sanctions prises à propos de l'Ukraine à l'encontre de la Russie que, depuis l'arrivée de Poutine au pouvoir, les Russes ont développé de manière spectaculaire leurs productions agricoles. Notamment en mettant en culture des millions d'hectares de 'tchernozioms', les fameuses terres noires. La Russie est ainsi devenue, devant les Etats-Unis, le premier exportateur mondial de blé, son client le plus important étant l'Egyte. Pendant ce temps, les paysans européens paient la facture de leurs élites donneuses de leçons : avec les fournitures destinées aux Russes, ils noient les marchés qui voient les prix s'effondrer, tant pour leurs fruits et légumes que pour leurs porcs. La Russie sera très prochainement auto-suffisante.

Ancien président de l'Association française de l'Agriculture, l'écrivain Alexis Arette, qui avait dans son livre 'Les damnés de la terre' dénoncé le programme agricole des puissances financières et la trahison de la démocratie chrétienne, des Jeunesses Agricoles Catholiques et des syndicats d'agriculteurs, rappelle que le génocide du monde agricole, initié par le Général De Gaulle, a été concomitant à celui des Harkis et a conduit les résistants (dont lui-même) dans les prisons de la République. Mais qu'il en est sorti 'in-converti' ! Opportunistes, « les syndicalistes agricoles mériteraient, dans un bon régime, d'être pendus ». Des six millions trois cent mille paysans français qui vivaient de la terre à la sortie de la guerre, il en subsiste moins d'un million, dont plus de deux cent mille exploitations de « subsistance » de paysans misérables qui s'accrochent par amour de la terre. Avec une productivité énorme de basse qualité, sur des sols stérilisés, avec des économies d'échelle qui ne compensent pas la fragilisation, notamment celle des cheptels, touchés par des pandémies et gavés d'antibiotiques. Dans le même temps, Poutine mise sur la qualité de la production d'une agronomie biologique.

Claude Valsardieu égraine toute une théorie d'images suggestives et de symboles évocateurs, confirmés par des étymologies, certaines fermes comme le roc, d'autres émouvantes et vertigineuses, pour inviter à se réapproprier les mystères de la lumière virginale de l'aurore : le coq, Mithra et Epona, Athéna et l'étoile du matin. Et il rappelle comment, à l'époque romane, l'Eglise a investi la majesté païenne de l'aurore avec la crèche de Noël, avec le Petit-Jésus, symbole de la naissance du soleil, et avec la Sainte Vierge, vêtue de bleu-pâle et de blanc comme la lumière aurorale. Il établit ensuite la coïncidence entre sainte Barbe, la barbare Berbère que Vatican II a éjectée du calendrier, et Danaé, princesse d'Argos qui fut comme Barbe enfermée par son père dans une tour, où Zeus vint la féconder par une pluie d'or, afin qu'elle enfante Persée et que celui-ci puisse tuer la Méduse. Qui dons restituera leur benoîte patronne aux mineurs et aux géologues, aux puisatiers et aux artificiers, aux artilleurs et aux pompiers ?

ImprimerE-mail

BATAILLE DE POITIERS : DEUX MONDES FACE A FACE


L’histoire est la mémoire de notre identité, comme le disait souvent mon ami Dominique Venner, à qui je dédie cet exposé, deux ans après le message qu’il a voulu nous laisser. La bataille de Poitiers tient une place fondamentale dans notre longue mémoire, n’en déplaise à ceux et celles – n’est-ce pas, Nadjat Belkacem – qui veulent faire disparaître cette longue mémoire de l’esprit de nos enfants.

Un « choc entre deux mondes » : la bataille de Poitiers fut bien cela, comme l’admettent Jean-Henri Roy et Jean Deviosse, auteurs d’un livre consacré à cet événement et qui a bien des défauts, ne serait-ce qu’en illustrant cet ethnomasochisme aujourd’hui très à la mode puisque ces deux hommes écrivent, alors que leur livre appartient pourtant à une collection qui s’intitule « Trente journées qui ont fait la France » : « On en arrive à se demander si la victoire d’Abd-er-Rahman n’eût pas été préférable : la France, comme l’Espagne, se couvrant de mosquées et d’alcazars, sans que pour autant fût freiné l’essor du style roman ni la ferveur des chrétiens, car l’islam était tolérant ». Une phrase qui apparaît insupportable quand on sait combien de chrétiens d’Orient sont massacrés, dans l’indifférence des belles âmes, par ces fous d’Allah qui seraient porteurs d’une religion d’amour, de paix et de tolérance, si l’on en croit leurs frères en religion qui envahissent notre terre et les collabos européens qui leur donnent leur bénédiction. Ce discours lénifiant, destiné à enfumer et conditionner mentalement les futurs dhimmis, ne tient pas une seconde quand on prend la peine de regarder les réalités en face même s’il faut avoir les nerfs solides quand on voit ces scènes de boucherie sadique que sont les décapitations d’otages assassinés par les djihadistes, ces malades mentaux.

Par ailleurs les islamistes sont animés par une folie destructrice qui les amène, par fanatisme et sectarisme, à éliminer toutes traces des civilisations qui n’ont aucun intérêt à leurs yeux puisqu’elles sont l’héritage d’un passé antérieur à l’islam. A cet égard le journal Le Monde, qui n’est pas de nos amis – c’est le moins qu’on puisse dire – est tout de même obligé de reconnaître certaines évidences mises en avant par l’actualité. Dans la revue mensuelle qu’il publie sous le titre Histoire et civilisations il consacre un dossier au vandalisme exécuté méthodiquement par les fous d’Allah en Syrie et en Irak. On y lit cet aveu : « Rarement une entreprise de destruction, telle qu’elle s’est déroulée ces derniers mois au musée de Mossoul, à Ninive, à Nimroud et à Hatra, s’est révélée à ce point méthodique et théâtralisée, avec la volonté explicite de couper les peuples de leur passé le plus ancien ». Un homme qui s’appelait Lawrence d’Arabie a bien connu le monde arabe, comme l’a montré Jacques Benoist-Méchin dans le livre qu’il lui a consacré. Il a écrit : « C’est un peuple bizarre que celui des Bédouins (…) Esclaves absolus de leurs appétits, sans résistance spirituelle (…) bâfreurs de viande bouillie, toujours à mendier un peu de tabac, ils rêvent pendant des semaines à de rares voluptés sexuelles et remplissent les intervalles en se chatouillant et en chatouillant leurs auditeurs d’histoires obscènes ». Mais ces gens étranges, qui ont le goût du pillage et de la destruction, voient, à partir de Mahomet, leurs entreprises de razzias et de tueries légitimées par une religion musulmane qui intime à ses fidèles l’ordre de conquérir le monde entier au bénéfice de la loi d’Allah, devant laquelle il faut se soumettre ou disparaître.

Rappeler ces vérités, c’est poser le décor de la bataille de Poitiers. Elle s’inscrit en effet au cœur d’une entreprise d’expansion de l’islam marquée dès l’origine par une volonté de conquête, maintenue pendant de longs siècles et dont l’invasion de l’Europe que nous connaissons aujourd’hui n’est que la continuation logique et programmée, effectuée avec intelligence car apparemment pacifique. En attendant mieux…

Dans le premier tiers du VIIIe siècle la progression de l’islam semble inéluctable. Après avoir submergé le Proche-Orient et le royaume perse puis l’Afrique du Nord, les disciples de Mahomet ont envahi l’Espagne, minée par les dissensions intestines des Wisigoths. Ils prennent le contrôle de la majorité du territoire de la péninsule ibérique, seuls de petits groupes de résistants espagnols réussissant à se maintenir dans les zones montagneuses du nord. Mais la rapacité des Sarrasins (le mot vient de l’arabe charqiyin, « les orientaux ») ne s’arrête pas là car au-delà des Pyrénées s’offrent des proies tentantes. Dès 719 la Septimanie, avec Narbonne, est occupée. En 725 c’est au tour de Carcassonne et de Nîmes. Puis les armées musulmanes remontent la vallée du Rhône, atteignent la Bourgogne où Autun et Beaune sont pillées. Des raids sont lancés vers le Rouergue, le Gévaudan et le Velay. En 730 Avignon est prise. L’invasion des mahométans serait-elle irrésistible ? Les Byzantins, en 718, montrent qu’il n’en est rien en tenant en échec devant Constantinople les envahisseurs qui doivent refluer, avec de lourdes pertes, à l’issue d’une année de durs combats. Les Francs vont montrer qu’ils sont capables du même exploit.

Le mérite en revient à celui qu’un calendrier du VIIIe siècle, provenant d’une abbaye luxembourgeoise, appelle Karl Martieaux. D’autres sources l’appellent Marteau ou Martel, cette diversité n’étant pas surprenante quand on connaît la fantaisie des copistes de l’époque. Le prénom Carl est germanique et étymologiquement signifie un gaillard armé, un brave, un homme valeureux. Quant au nom de Martel, il est lié à celui de Martin, qui vient du nom de Mars, dieu romain de la guerre qui a donné son nom au mois de l’année où l’on engageait les campagnes militaires. Mais la chronique de Saint-Denis, rédigée au XIe siècle, nous dit au sujet de Carl : « Lors fu primes apelez Martiaus par son nom : car aussi, comme le marteau brise le fer et l’acier et tous les autres métaux, aussi brisait-il par la bataille tous ses ennemis ». La chronique de Verdun apporte le même éclairage : « Pour cela il fut appelé Tudites (le forgeron), ce qui veut dire marteau de forgeron, parce que, comme tous les objets en fer sont forgés grâce au marteau, de même il écrasa tous les royaumes voisins ». Quant à la chronique de Godefroy elle donne une version christianisée en expliquant : « Le pape Grégoire III le proclama consul et lui donna le titre de « Marteau de Dieu » qui est resté attaché à son nom pour les siècles futurs ». Michelet, le grand historien du XIXe siècle, a une vision un peu différente : « Son surnom païen de Marteau me ferait volontiers douter qu’il était chrétien. On sait que le marteau est l’attribut de Thor, le signe de l’association païenne, celui de la propriété, de la conquête ». Ajoutons que Thor est d’abord et avant tout le dieu de la guerre, utilisant comme arme de prédilection le marteau Mjöllnir, qui produit l’éclair et le tonnerre quand on le lance mais il sert aussi à bénir la mariée lors de la consécration du mariage et il a des vertus magiques qu’utilise Thor pour ressusciter ses boucs. En fait, le nom de Charles Martel illustre le syncrétisme pagano-chrétien qui, sur le plan religieux, est à mettre en parallèle avec le syncrétisme politique et civilisationnel entre l’héritage gallo-romain et l’héritage germanique.

Il y a là une dimension importante de la bataille de Poitiers car celle-ci a vu l’union des peuples européens présents sur le territoire de l’ancienne Gaule, unis pour repousser les envahisseurs de ce territoire. En jouant cette carte, Charles Martel s’est montré aussi grand politique que grand chef de guerre. Il dut pourtant, au départ, s’imposer dans des circonstances difficiles. Il était certes fils de Pépin d’Herstal, maire du palais c'est-à-dire l’homme assurant la réalité du pouvoir au nom de rois mérovingiens porteurs d’une légitimité officiellement maintenue mais devenue symbolique. Pépin gouvernait de fait les deux royaumes, celui d’Austrasie, où se trouvaient les bases de la puissance de son clan familial, et celui de Neustrie, Austrasie et Neustrie se partageant la France du nord. En plaçant ses fidèles à la tête d’archevêchés et de grandes abbayes, Pépin s’était constitué un solide réseau, destiné à appuyer sa politique de transmission du pouvoir à ses descendants. Parmi ceux-ci Carl dut s’imposer à la force du poignet, car il était le fils d’une concubine de Pépin – ce que dans la tradition germanique on appelait une épouse de second rang. Il brisa par les armes les révoltés, neustriens, saxons et frisons qui avaient cru pouvoir profiter de la mort de Pépin pour s’émanciper, aidés par Eudes, prince d’Aquitaine. Il eut l’intelligence politique de laisser sur le trône des Mérovingiens dépourvus de tout pouvoir réel et de placer des hommes à lui aux principaux postes de responsabilité ecclésiastique, de façon encore plus systématique que son père. Si bien qu’il put se poser en défenseur naturel d’une chrétienté face à la menace musulmane qui montait du sud. Ce qui lui fournit une pieuse justification quand, pour récompenser la loyauté de ses fidèles et leur donner les moyens de s’armer efficacement, il leur distribua, à titre d’usufruit, des patrimoines fonciers récupérés, au nom du service public, sur les terres détenues par l’Eglise. Ainsi fut constituée une cavalerie lourde qui fit ses preuves à Poitiers.

En 721 le prince d’Aquitaine Eudes sut repousser l’attaque lancée par les Sarrasins contre Toulouse, l’ancienne capitale des rois wisigoths. Mais la menace musulmane n’avait pas disparu pour autant et Eudes crut opportun de conclure, vers 730, une alliance avec le chef berbère Munuza, maître de la Cerdagne – l’une des clefs, par la vallée de l’Ariège, du pays toulousain – entré en rébellion contre le wali, c'est-à-dire le gouverneur de l’Espagne musulmane. En se faisant les alliés de certains Infidèles, les Aquitains prêtaient le flanc à l’accusation de trahison à l’égard de la chrétienté. Charles Martel s’engouffra dans cette brèche qui lui offrait l’occasion de se présenter en champion de la chrétienté mais aussi de prendre le contrôle du sud-ouest de la Gaule, resté depuis longtemps plus que rétif à l’égard d’un pouvoir franc étendant progressivement son autorité dans toutes les directions. Aussi ne se fit-il pas prier quand Eudes, se sentant dangereusement menacé par un nouveau raid parti d’Espagne sous la direction du wali Abd-er-Rahman, sollicita l’aide des Francs.

La progression des Sarrasins en Aquitaine fut rapide, jalonnée par les dévastations et les tueries. Une chronique arabe note avec satisfaction : « Ce que le fer épargnait était livré aux flammes ». Après avoir ravagé les provinces de Bigorre, Comminges et Labour, les Sarrasins anéantissent Bayonne, Auch, Dax, Bazas, brûlent les abbayes de Saint-Savin et de Saint-Sever et atteignent Bordeaux. Ses habitants sont massacrés et la ville incendiée, les premiers bâtiments visés étant évidemment les églises. Eudes a regroupé vaille que vaille ce qui reste de ses troupes sur la rive droite de la Garonne mais celles-ci lâchent pied rapidement et une source précieuse dont je vais reparler, appelée l’Anonyme de Cordoue, écrit que « Dieu seul peut connaître le nombre de ceux qui périrent ». Dans les mois qui suivent l’Aquitaine est dévastée de fond en comble, les envahisseurs détruisant systématiquement récoltes, arbres fruitiers, habitations, les habitants ne trouvant de recours que dans une fuite éperdue car ils savent que, sans distinction de sexe ni d’âge, ceux qui restent sont égorgés ou mis en croix. C’est le règne de la terreur que, selon l’auteur arabe Al-Makhari, « Dieu avait jetée dans le sein des Infidèles ».

Puis Abd-er-Rahman reprend sa marche en avant vers le nord, traçant, disent les Annales ecclésiastiques de France, « un long sillon de flammes et de sang (…) en une tempête qui renverse tout et brandissant un glaive pour qui rien n’est sacré ». En font l’expérience les habitants de Périgueux, Saintes et Angoulême. Abd-er-Rahman semble avoir pour objectif l’abbaye Saint-Martin de Tours, qui a la réputation d’abriter de grandes richesses.

Alors Charles Martel donne l’ordre de lever le ban, c'est-à-dire la mobilisation de tous les hommes libres, en application d’une vieille tradition germanique que les Romains respectaient aussi au temps des premiers siècles de la République, quand ils se considéraient comme des citoyens-soldats au service de la mère patrie. Dans l’armée que réunit Charles, les Francs, qui constituent la force de choc, côtoient d’autres Germains intégrés dans le royaume mérovingien tout comme les contingents gallo-romains.

Abd-er-Rahman, utilisant la voie romaine allant de Saintes à Poitiers, pénétra en Poitou pour, reconnaissent Jean-Henri Roy et Jean Deviosse, pourtant favorables aux Arabes, « y tuer, y violer et égorger plus encore ». Arrivés en vue de Poitiers, les Sarrasins pillèrent et incendièrent l’abbaye Saint-Hilaire, emplie de richesses et bien sûr considérée par les musulmans comme un temple de l’idolâtrie. Les moines qui ne furent pas tués furent emmenés comme esclaves. Quant à Poitiers, fortement protégée par de solides murailles, il semble bien qu’Abd-er-Rahman ait négligé d’en faire le siège, qui lui aurait pris du temps, pour continuer au plus vite sa route vers le nord.

Charles Martel l’attendait, à proximité de la voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers, à environ vingt kilomètres au nord-est de cette ville, en un lieu qui s’appelle encore aujourd’hui Moussais-la-bataille.

Cette bataille est rapportée par un écrit que j’ai mentionné plus haut, dont l’auteur, désigné comme « l’anonyme de Cordoue », était un chrétien vivant sous la férule musulmane dans une ville qui conserve, aujourd’hui, des témoignages architecturaux intéressants de l’occupation sarrasine. Le texte fut rédigé, dans un latin maladroit, vingt-deux ans après l’affrontement entre Charles Martel et Abd-er-Rahman. Il avait donc une mémoire encore fraîche des événements, tels qu’ils marquèrent les contemporains. Il nous dit que le combat décisif fut précédé de sept jours d’escarmouches destinées, pour chacun des deux camps, à tâter les forces de l’autre. Cette phase d’observation correspond peut-être au sentiment qu’avaient les deux chefs d’armée de jouer gros jeu. Mais il fallait enfin se décider à l’affrontement. Abd-er-Rahman lança ses hommes à l’assaut. L’armée franque subit le choc sans broncher. L’Anonyme de Cordoue nous dit : « En combattant avec énergie, les peuples nordiques, sans fléchir, restant immobiles comme un mur de glace, tuent les Arabes sous leurs coups de glaive ». Il est à noter que l’Anonyme désigne les guerriers de Charles Martel sous le terme d’ « Européens », ce qui montre qu’il était bien conscient qu’il y avait là un choc de civilisation, un face à face ethnique entre les envahisseurs venus d’Afrique et d’Asie et des combattants qui défendaient leur terre et leur peuple.

La lutte dura jusqu’à la nuit. Les Sarrasins avaient voulu, par leur charge, impressionner et disloquer le front de l’armée franque. Ils en furent pour leurs frais. D’autant que la contre-attaque des Francs, conduite par un Charles qui, nous dit la Chronique de Saint-Denis,  fond sur les Sarrasins « comme un loup affamé sur les brebis », incite les musulmans à se replier pour essayer de protéger leur camp où ils ont entassé le butin fruit de leurs rapines. Au cours de la mêlée qui s’en suit, Abd-er-Rahman tombe, frappé à mort. De la main même de Charles, comme l’affirment certaines sources comme la Vie de saint Theofred et les annales de Théophane.

A la tombée de la nuit le combat cesse. Les Francs se préparent à le reprendre à l’aube. Mais l’Anonyme de Cordoue nous raconte la suite : « Le lendemain, les Francs voient le camp immense des Arabes et leurs tentes toujours à la même place. Ils ignorent que le camp avait été déserté et supposent qu’à l’intérieur les phalanges des Sarrasins se tiennent prêtes au combat. Charles envoie des éclaireurs en mission. Toutes ses reconnaissances découvrent que les armées d’Ismaël sont parties. En bon ordre et en silence elles ont fui pendant la nuit. Mais les Européens redoutent encore qu’elles se cachent à travers les sentiers et tendent des embuscades. Aussi sont-ils stupéfaits de se retrouver sans résultat après avoir fait prudemment le tour du camp. Et comme ces illustres peuples ne se soucient nullement de la poursuite, après avoir seulement réparti entre eux dépouilles et butin, ils reviennent heureux dans leurs patries ». La Vie de saint Pardulf ajoute : « Un des plus beaux fruits de cette journée fut la délivrance d’un grand nombre de prisonniers que les Sarrasins entraînaient et qu’ils abandonnèrent ».           

Après Poitiers, les Sarrasins s’accrochaient encore dans le sud de la Gaule. Il fallut plusieurs expéditions pour délivrer Marseille, Avignon, Béziers, Agde, Marseille et Arles. Restait Narbonne et la Septimanie ne fut définitivement conquise que par le fils de Charles Martel, Pépin, père de Charlemagne, lequel porta le fer jusqu’en Espagne.

La bataille de Poitiers est devenue un symbole, qui nous parle d’autant plus compte tenu de ce que nous avons sous les yeux. Ma conclusion est simple : il faut aujourd’hui une nouvelle bataille de Poitiers, à grande échelle. Elle exige des âmes fortes, excluant les tièdes compromis, les calculs politiciens et le pitoyable arrivisme. C’est tout le sens de l’appel que j’ai lancé pour un Front des patriotes, destiné à coordonner, dans le respect des diverses composantes de notre camp, les efforts de tous ceux qui oeuvrent pour la même cause, à savoir l’identité de notre peuple. Donc un seul mot d’ordre : levons l’étendard de la résistance et de la reconquête. Et que vive la victoire.

                                                                                          Pierre VIAL

                 (intervention faite le 7 juin 2015, à l’occasion de la première Rencontre Charles Martel qui s’est tenue à Jaunay-Clan, dans la Vienne, à quelquelques kilomètres du site de la bataille de Poitiers, rencontre organisée par le Cercle des Chats bottés, association poitevine présidée par Jacques Soulis)

 

ImprimerE-mail

Au fil des jours

Les naïfs qui croyaient que Trump était l’homme capable de casser le Système doivent prendre de l’aspirine. Vilipendé par les tenants du politiquement correct, Trump a compris (ou ses conseillers ont compris pour lui) qu’il tenait une occasion unique de rentrer dans le rang et d’être absous de ses péchés en jouant une carte facile : taper sur le Syrien Bachar El Assad. De Tel Aviv à Paris, Berlin, Londres… et Washington, les hommes et les femmes (n’est-ce pas, Merkel ?) du Système mondialiste sont soulagés : le vilain garçon yankeee reprend son rôle de gendarme du monde et, donc, tout est pardonné, tout est en ordre. On va enfin pouvoir concentrer le tir sur l’empêcheur de mondialiser en rond, Poutine. Car le véritable objectif du mondialisme est là et nulle part ailleurs. Ses créatures pavoisent déjà (les media « français » font assaut de servilité en ce domaine) mais elles vendent peut-être un peu vite la peau de l’ours. Car l’ours, précisément, a de la ressource, c’est un solide… et son coup de patte peut faire mal.

Changement de décor : la population de la Guyane, où les descendants de Gaulois sont bien peu nombreux, réclame des sous. Des sous, des sous, encore des sous, toujours plus de sous… Ces assistés congénitaux pensent pouvoir profiter au maximum de la démission de l’Homme Blanc. La réponse d’un Etat digne de ce nom serait de leur dire : vous êtes des grands garçons et des grandes filles ? Alors maintenant démerdez-vous. On va vous faire un beau cadeau : l’indépendance. Vous ne vivrez plus aux crochets de la France et des Français. Mais, disent certains : « Et la base de lancement d’Ariane ? On ne peut l’abandonner ? ». Mais si, on peut car il y a en Provence un endroit, le plateau d’Albion, qui pourrait devenir une nouvelle base de lancement de fusées. Cela coûterait de l’argent ? Bien sûr. Mais combien coûte la mise sous assistance respiratoire, ad vitam aeternam,  des Guyanais ? En fait, sur cette question comme sur beaucoup d’autres, tout est affaire de courage politique. Evidemment, avec les larves que sont nos politiciens…

Parlons-en, d’ailleurs, de ceux-là. Le guignol de l’élection présidentielle n’amuse plus grand monde et le moulin à paroles des candidats tourne à vide. Mais peu importe : il faut bien mériter sa gamelle. Je ne prétends surtout pas jouer les devins mais je sais ne pas prendre le risque de me tromper en annonçant qu’un des principaux résultats de l’élection présidentielle sera la montée croissante d’une méfiance accrue de la population à l’égard d’un système politique qui ne sert qu’à couvrir l’exploitation sans mesure des braves gens. Le temps de la désobéissance civique, de la Sécession, va venir.

                                                                       Pierre VIAL  

ImprimerE-mail

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites