Résistance Identitaire Européenne

Jean-Pierre Muller

"Jean-Pierre Muller est parti rejoindre la Grande Armée de nos Anciens. Il marche en esprit dans nos rangs. Au nom de toute notre Communauté je veux dire à Marie-France, à son fils, à ses petits-fils qu'il fut un combattant exemplaire, d'une Fidélité à toute épreuve. Nous ne l'oublierons pas".

Pierre Vial

 

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Fin de l'ère des empires maritimes

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Fin de l'ère des empires maritimes

par Dimitri Orlov

Ex: http://www.dedefensa.org

Au cours des 500 dernières années, les nations européennes − le Portugal, les Pays-Bas, l’Espagne, la Grande-Bretagne, la France et, brièvement, l’Allemagne − ont été capables de piller la planète en projetant leur puissance navale à l’étranger. Comme une grande partie de la population mondiale vit le long des côtes et que la plus grande partie de cette population commerce par voie maritime, les navires armés arrivés soudainement de nulle part pouvaient mettre les populations locales à leur merci. Les armadas pouvaient piller, imposer un tribut, punir les désobéissants, puis utiliser ce pillage et ces rançons pour construire plus de navires, élargissant la portée de leurs empires navals. Cela a permis à une petite région avec peu de ressources naturelles et peu d’avantages concurrentiels au-delà d’une extrême pauvreté et d’une multitude de maladies transmissibles, de dominer le globe pendant un demi-millénaire.

Les héritiers ultimes de ce projet naval impérial sont les États-Unis, qui, avec la puissance aérienne additionnelle, leur flotte de porte-avions et leur vaste réseau de bases militaires à travers la planète, sont supposés pouvoir imposer la Pax Americana sur l’ensemble de la planète. Ou, plutôt dira-t-on, “ont été en mesure de le faire” pendant la brève période entre l’effondrement de l’URSS et l’émergence de la Russie et de la Chine en tant que nouvelles puissances mondiales et leur développement de nouvelles technologies antinavires et anti-aériens. Désormais, ce projet impérial touche à sa fin.

Avant l’effondrement soviétique, l’armée américaine n’osait pas menacer directement les pays auxquels l’URSS avait étendu sa protection. Néanmoins, en utilisant sa puissance navale pour dominer les voies maritimes qui transportaient du pétrole brut, et en exigeant que le pétrole soit échangé en dollars américains, les USA ont pu vivre au-dessus de leurs moyens en émettant des instruments de dette libellés en dollars et en forçant les pays du monde entier à y investir. Les Américains ont pu importer tout ce qu’ils voulaient en utilisant de l’argent emprunté tout en exportant de l’inflation, et en expropriant l’épargne des gens à travers le monde. Dans le processus, les États-Unis ont accumulé des niveaux absolument stupéfiants de dette nationale − au-delà de tout ce qui a été vu auparavant en termes absolus ou relatifs. Lorsque cette bombe de dette explosera, elle propagera la dévastation économique bien au-delà des frontières américaines. Et elle explosera une fois que la pompe à richesse qu’est le pétrodollar, imposée au monde par la supériorité navale et aérienne américaine, cessera de fonctionner.

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Une nouvelle technologie de missiles permet maintenant, à un coût très raisonnable, de vaincre un empire naval. Auparavant, pour mener une bataille navale, il fallait avoir des navires qui surpassaient ceux de l’ennemi en vitesse et en puissance de feu. L’Armada espagnolea été coulée par l’armada britannique. Avec l’époque industrielle surtout au XXème siècle, cela signifiait que seuls les pays dont la puissance industrielle correspondait à celle des États-Unis pouvaient envisager de s’y opposer militairement. Cette situation est désormais dépassée. Les nouveaux missiles russes peuvent être lancés à des milliers de kilomètres, ne peuvent être arrêtés, et il en suffit d’un seul pour couler un destroyer et seulement de deux pour couler un porte-avions. L’armada américaine peut maintenant être coulée sans avoir une contre-armada en opposition. La taille relative des économies américaine et russe ou des budgets de la défense devient sans importance : les Russes peuvent construire de nombreux missiles hypersoniques beaucoup plus rapidement et à un coût infiniment  moindre que ce qui est nécessaire aux Américains pour construire un seul porte-avions.

Tout aussi important est le développement de nouvelles capacités de défense anti-aérienne en Russie : les systèmes S-300 et S-400, qui peuvent largement protéger l’espace aérien d’un pays. Partout où ces systèmes sont déployés, comme en Syrie, les forces américaines sont contraintes de rester hors de portée. Avec leur supériorité navale et aérienne qui s’évapore rapidement, tout ce que les États-Unis peuvent tenter militairement est d’utiliser de grandes forces terrestres − une option politiquement désagréable qui s’est avérée inefficace en Irak et en Afghanistan. Il y a bien sûr l’option nucléaire ; mais, bien que leur arsenal nucléaire ne soit pas susceptible d’être neutralisé de sitôt, les armes nucléaires ne sont utiles qu’en tant que moyens de dissuasion. Leur valeur particulière est d’empêcher les guerres d’atteindre le seuil critique de l’anéantissement mais ce point d’inflexion est bien au-delà de leur domination navale et aérienne mondiale. Les armes nucléaires sont pires qu’inutiles pour un comportement agressif contre un adversaire doté aussi de l’arme nucléaire ; invariablement, elles le transforment en comportement suicidaire. Ce à quoi les États-Unis sont maintenant confrontés est essentiellement un problème financier de dette irrécouvrable et d’une pompe à richesse défaillante, et il apparaît extraordinairement évident que susciter des attaques nucléaires partout dans le monde ne peut résoudre les problèmes d’un empire qui se délite sinon par l’anéantissement collectif.

Les événements qui signalent de vastes changements d’époque dans le monde semblent souvent mineurs lorsqu’ils sont considérés isolément. La traversée du Rubicon par Jules César n’était que la traversée d’une rivière ; les troupes soviétiques et américaines se rencontrant et fraternisant sur l’Elbe étaient, relativement parlant, un événement mineur, loin de l’échelle du siège de Leningrad, de la bataille de Stalingrad ou de la chute de Berlin. Pourtant, ils ont signalé par leur caractère symbolique un changement tectonique dans le paysage historique. Peut-être venons-nous d’assister à quelque chose de similaire avec la récente et minuscule bataille de la Ghouta orientale en Syrie, où les États-Unis ont utilisé un simulacre d’armes chimiques comme prétexte pour lancer une attaque tout aussi symbolique sur certains aérodromes et bâtiments en Syrie. L’establishment de la politique étrangère des États-Unis a voulu montrer qu’il a toujours de l’importance et un rôle à jouer, mais ce qui s’est réellement passé est la mise presque totalement hors-jeu de la puissance navale et aérienne américaine.

Bien sûr, tout cela est une terrible nouvelle pour l’armée américaine et la politique étrangère de l’establishment, ainsi que pour les nombreux membres du Congrès américain dans les districts où le complexe militaro-industriel opère et là où les bases militaires sont situées. De toute évidence, c’est aussi une mauvaise nouvelle pour le business de la défense, pour le personnel des bases militaires et pour beaucoup d’autres. C’est aussi une mauvaise nouvelle sur le plan économique, puisque les dépenses de défense sont à peu près le seul moyen efficace de relance économique dont le gouvernement américain est politiquement capable. Si vous vous en souvenez, les « emplois à la pelle »d’Obama n’ont rien fait pour prévenir la chute spectaculaire du taux d’activité, qui est un euphémisme pour ne pas parler du taux de chômage réel. Il y a aussi le merveilleux plan pour dépenser beaucoup d’argent avec le projet SpaceX d’Elon Musk (tout en continuant d’acheter des moteurs de fusée d’importance vitale aux Russes qui discutent actuellement de bloquer leur exportation vers les États-Unis en représailles des sanctions américaines). En bref, enlevez le stimulus de la défense, et l’économie américaine s’effondrera dans une grande détonation suivie d’un sifflement diminuant graduellement.

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Inutile de dire que tous ceux qui sont impliqués feront de leur mieux pour nier ou cacher le plus longtemps possible que la politique étrangère américaine et le complexe militaro-industriel sont maintenant neutralisés. Ma prédiction est que l’empire naval et aérien de l’Amérique n’échouera pas parce qu’il sera vaincu militairement, ni ne sera démantelé une fois que l’information de son inutilité se diffusera ; au lieu de cela, il sera forcé de réduire ses opérations pour cause de manque de fonds. Il y aura peut-être encore quelques grosses frictions avant qu’il n’abandonne, mais surtout nous aurons beaucoup de gémissements et de geignements. C’est ainsi que l’URSS a trépassé ; c’est ainsi que s’effacera l’Empire américain.

Dimitri Orlov

(Le 19 avril 2018, Club Orlov– Traduction par Le Sakerfrancophone)

 

http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2018/04/27/fin-de-l-ere-des-empires-maritimes.html

 

 

 

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HALTE AU FEU !

 

On y va. Tout doucement, à bas bruit, dans l’indifférence générale ou dans l’enthousiasme de quelques-uns, mais on y va. À la guerre. À la guerre mondiale qui sera nucléaire, forcément nucléaire.

On savait que nous allions mal et on se préparait, qui au chaos racial, qui à l’effondrement économique, probablement aux deux en même temps. Mais on ne la voyait pas venir, la guerre, la vraie, la nucléaire. On la croyait appartenir au passé révolu de la Guerre Froide après la disparition de l’URSS. Et la voilà de retour, planant au-dessus de nos têtes comme un vautour hésitant.

C’est décidé, notre Sarajevo sera peut-être syrien et de nouveaux somnambules nous entrainent vers le gouffre.

L’oligarchie occidentale a perdu la partie en Syrie mais elle ne l’accepte pas. Elle veut rejouer le match en augmentant les enchères. Trop d’intérêts sont en jeux. Le pétrole, toujours le pétrole, et le tracé des tubes gaziers. Israël, toujours Israël, et sa volonté d’hégémonie régionale messianique. Le wahhabisme saoudien, toujours lui, et son agenda d’hégémonie sur le monde musulman et peut-être le monde entier. Les pulsions impérialistes néo-ottomanes de la Turquie. L’Iran, trop grand pour être digéré et que l’alliance désormais officielle d’Israël et de l’Arabie saoudite veut briser. La Russie, que la City et Wall Street ont cru écraser deux fois au cours du XXème siècle et que les banquiers ne contrôlent toujours pas. La Russie, justement, qui a profité du théâtre syrien pour faire un retour remarqué dans la cour des Grands. Les États-Unis, cœur de l’Empire capitaliste, qui voient leur prédominance planétaire s’effriter lentement mais inexorablement face à la Chine et qui ne supportent plus le vilain caillou russe dans leurs chaussures. L’Occident, dans son ensemble, craint cette chute car l’Empire existe pour la superclasse occidentale et celle-ci sait son modèle à bout de souffle, pour des raisons financières, énergétiques, écologiques, culturelles.

Conjoncturellement, il se trouve aussi que les principaux dirigeants occidentaux sont sous pression en même temps : Netanyahou est au bord de la case prison suite à une enquête policière pour faits de corruption ; Trump voit une affaire de subornation de témoin de sa vie privée agitée, avec de l’argent possiblement douteux, remettre sur le plateau la question de son impeachment ; May est empêtrée dans sa mauvaise gestion du Brexit dans un pays au bord de l’explosion raciale et régionale ; Merkel paye le prix de l’ouverture inconsidérée des frontières de l’Allemagne, tout en sachant les bases de l’économie allemandes fragiles ; Macron, premier de la classe trop pressé, micro Jupiter intolérant aux moindres résistances, découvre une réalité sociale plus rétive qu’il ne le pensait. Pour tous, s’amoncellent les nuages noirs d’une méga crise financière, auprès de laquelle celle de 2008 aura rétrospectivement l’air d’une plaisanterie. Par comparaison, le président russe Vladimir Poutine apparaît comme un dirigeant solide assuré de sa popularité. Lorsqu’on compare son calme à l’hystérie de May et à la fièvre tweeteuse de Trump, on a aussi l’impression d’avoir affaire au seul adulte de l’histoire.

Pourtant, ces gens, les dirigeants occidentaux, ne sont pas stupides : ils savent bien dans quel engrenage ils sont en train de mettre les mains. Ils ont au moins des assistants informés des réalités géopolitiques et militaires. Ils ont entendu depuis des semaines la Russie prévenir qu’elle ne laisserait plus passer les manipulations des services occidentaux, qu’elle soutiendrait ses alliés injustement attaqués, qu’il était impossible de la désarmer unilatéralement ou de se mettre à l’abri de ses représailles nucléaires, que le monde n’avait pas d’intérêt s’il n’y avait plus de place pour une Russie souveraine.

Visiblement, ils n’y croient pas. Ils ne croient pas à la détermination russe. Ils ne croient pas en l’existence des nouvelles armes russes. Ils ne croient pas à l’impossibilité d’une première frappe nucléaire décapitant les capacités russes de réaction. Pire, ils semblent penser qu’en cas de guerre nucléaire, car une guerre mondiale de ce niveau, répétons-le avec insistance, sera nécessairement nucléaire, ils semblent penser qu’ils passeront sans dommage à travers les bombes et les retombées radioactives. Ils semblent croire que, comme dans un jeu vidéo, il suffira ensuite d’éteindre l’écran pour que la vie continue comme avant. Ces mandataires de la superclasse mondiale ne font pas penser aux dirigeants de l’époque de la Guerre Froide : les Kennedy, Khrouchtchev, Nixon, Brejnev prenaient beaucoup plus de gants avec l’éventualité du feu nucléaire. Ils évitaient de s’invectiver en foulant aux pieds toutes les règles diplomatiques, de tracer des « lignes rouges » à propos de dossiers mineurs qui les auraient liés à une réaction automatique. Les dirigeants occidentaux d’aujourd’hui font davantage penser à ceux de 1914 qui ont précipité leurs peuples dans la guerre avec une inconscience complète du type de guerre qui allait se mener. S’il reste des hommes, après la retombée des poussières radioactives, ce qui n’est pas garanti, y aura-t-il des historiens qui décriront la marche à la guerre de 2018 comme la réédition de celle des « somnambules »[1] de 1914 ?

Un dernier point : lorsqu’on écoute les commentateurs journalistiques de la presse mainstream et les « experts » qu’ils invitent, dans la presse écrite, à la radio ou à la télévision, on est frappé de leur incapacité à percevoir les conséquences de la séquence dans laquelle nous sommes engagés. Ils sont tous dans l’impatience infantile « d’écraser Bachar » et de « botter les fesses de Vladimir ».  On veut bien croire que ces dignes représentants de la classe moyenne supérieure qui sert les oligarques n’en a rien à faire du sort des gens ordinaires qui vont subir les conséquences de ces inconséquences-là. Mais, ne peuvent-ils pas comprendre que ce ne sera pas comme en 1914 ou en 1939 quand on pouvait envoyer la seule piétaille vulgaire se faire massacrer ? Lorsque les missiles nucléaires se mettront à voler, ç’en sera fini aussi de leur monde à eux ! Finis les dîners entre happy few, finis les spectacles pour initiés, finis les boîtes de nuit, les orgies, le champagne. En ruines Neuilly, Auteuil, Passy ! Et la plupart d’entre vous, messieurs-dames, seront aussi morts que les autres… Alors, si vous avez encore un peu d’instinct de survie, mesdames et messieurs les journalistes, les éditorialistes, les universitaires de Cour, mettez vos obsessions idéologiques et votre russophobie maladive de côté et criez, avant qu’il ne soit trop tard : HALTE AU FEU !

M.À.J du 14.04.2018

Les cons, ça ose tout disait Audiard, et bien voilà, dans la nuit suivant la rédaction du précédent texte, les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont frappé la Syrie.

Les missiles expédiés se sont bien gardés d’approcher les positions russes ou iraniennes : on s’est contenté de frapper des positions de l’État syrien. Frapper de loin, de l’espace international, sur des objectifs limités, c’est, pour les mandataires de l’oligarchie occidentale, une manière de faire un pied de nez aux Russes et de les mettre au défi d’augmenter les enchères. C’est une manière de leur dire : « Vous voyez, vous n’avez pas pu protéger vos alliés et, comme vous n’avez pas été touché, vous n’avez aucun prétexte pour riposter. Vous allez devoir, soit prendre la responsabilité d’un véritable acte de guerre contre nous, soit vous coucher, en grognant si ça vous plait, mais vous coucher tout de même. Et, en vous couchant, vous perdrez tous les bénéfices de votre récent retour au premier plan. Votre état sera touché dans sa crédibilité internationale, comme vous l’êtes déjà par la crise boursière que les tensions ont causée chez vous. Tic-tac, le compte à rebours du changement de régime reprend. »

Nous sommes maintenant « au jour d’après ». Que va-t-il se passer ? L’escalade militaire n’est pas à exclure. L’humiliation calculée de cette nuit qui vient après le montage Skrypal et la mort de plusieurs dizaines de contractors russes il y a quelques semaines sous des bombardements américains en Syrie, peut avoir exaspéré les militaires russes au point d’obliger le Président Poutine à autoriser une riposte cinglante. Maintenant, si on évalue la manière dont les Russes ont conduit leurs affaires ces dernières années, on s’aperçoit qu’ils détestent qu’on leur dicte leur agenda et que leurs ripostes se font rarement sur le terrain où ils sont attendus ni de la manière que leurs adversaires espèrent. À la place des serviteurs des régimes américains, britanniques et français, ce n’est pas forcément le théâtre syrien ou les prochains jours qui devraient nous inquiéter. La riposte sera marquante et douloureuse car les Russes ne peuvent pas laisser passer l’affront, mais elle ne sera sans doute pas immédiate ni nécessairement militaire. Trump, May et Macron vont devoir regarder sous leurs chaises (c’est une image, bien sûr…).

 

[1] Référence au livre de Christopher Clark et Marie-Anne de Béru, Les Somnambules : Été 1914 : comment l’Europe a marché vers la guerre, Flammarion, Champs-Histoire, 2015.

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Le FMI incite les pays à faire appel à l'immigration

Croire que l'on peut combattre l'immigration est étant libéral est une erreur absolue. Croire aussi que l'on peut traiter la question ethnique sans traiter les questions économiques et sociales en est une autre... RF

Pour contrer le déclin de leur population active, un rapport du Fonds monétaire international suggère aux pays développés de recourir à de la main d’œuvre immigrée.

 

http://bfmbusiness.bfmtv.com/monde/pourquoi-le-fmi-conseille-aux-etats-de-recourir-a-l-immigration-1415307.html

 

 

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