Résistance Identitaire Européenne

L’ex-patron de la ZDF: ‘Les actualités diffusées doivent plaire à Mme Merkel’

Un ancien directeur de la chaîne de télévision publique allemande ZDF (Zweites Deutsches Fernsehen) a admis lors d'une interview sur la stationde radio Deutschlandfunk(de la 27e à la 30e minute) que les journalistes reçoivent des instructions du radiodiffuseur public pour fournir une couverture des informations en fonction “des préférences de Mme Merkel”.

Dr. Wolfgang Herles  était en train de commenter le paysage médiatique allemand lorsqu’il a fait cette déclaration. Evoquant la liberté de la presse, Herles a estimé que “les Allemands ordinaires perdaient totalement confiance dans les médias”.

“... Les sujets que nous rapportons sont définis par le gouvernement. Il y a beaucoup de sujets qui seraient bien plus important que ce dont le gouvernement souhaite parler. Mais bien sûr, ils veulent détourner l'attention de ce qui ne se produit pas. Mais ce qui ne se produit pas est souvent bien plus important que ce qui se produit, plus important que la gestuelle politique”.

Herles a également confirmé que les journalistes “recevaient des directives d’en haut”. Les entreprises des médias recevraient des consignes d’officiels du gouvernement dont la position n’est pas déterminée, et les retransmettraient aux journalistes par l’entremise du rédacteur en chef. Celui-ci pourrait par exemple ordonner que les informations soient présentées d’une manière “qui serve l’Europe et le bien public”.

“Aujourd’hui, il n’est pas permis de dire quoi que ce soit de négatif au sujet des réfugiés”, a affirmé Herles. “C’est du journalisme gouvernemental et cela a mené à ce que les gens ne nous fassent plus confiance. C’est un scandale”.  

Lügenpresse

La presse allemande est vivement critiquée pour avoirtardé à rapporter les agressions sexuelles qui se sont produites à Cologne lors de nuit de la Saint-Sylvestre. Le mouvement d'extrême droite contre l'immigration islamique en Allemagne, PEGIDA, lui a même  forgé le surnom de “Lügenpresse”, “la presse mensongère”.

http://fr.express.live/2016/02/04/presse-dictee-par-merkel/

 

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Pierre Drieu La Rochelle se livre…

 

Drieu La Rochelle fusain1.doc

EN MARGE (1)

LE PROPHÈTE

Tout écrivain est prophète — du moins tout écrivain qui est fortement mordu par le présent — et, à cause de la vanité, presque tout prophète est écrivain.

Le prophète a intérêt à ne pas écrite, il peut toujours comp­ter sur l'indifférence des hommes qui n'ont pas écouté ou qui ont oublié ce qu'ils ont entendu. Cela pour ses erreurs. Tour à tour, le prophète veut qu'on se souvienne de lui, et qu'on l'ou­blie.

En fait, chez le prophète, l'exact et l'inexact se mêlent si bien qu'il est impossible de les séparer, et qu'on le voit dans la même phrase saisir tout le futur et le manquer tout.

Ayant perçu cette fatalité prophétique chez l'écrivain, je me suis proposé d'en faire un exercice conscient, ou un jeu... Sans doute, parce que je ne sais pas jouer aux cartes. Tout est com­pensation dans les démarches humaines, que chose d'écrit compense toujours un acte manqué.

Je me suis donc beaucoup trompé et j'ai eu souvent raison. Si je ne me suis trompé que dans les détails, et si j'ai eu raison dans les grandes lignes, mon amusement aura été assez sérieux.

Mais il y a une tout autre inclination que celle du jeu dans la prophétie ; il y a le sens de la mort. Tout prophète est un chien qui hurle à la mort de ceci ou de cela. Sous la plume, le prophète a toujours raison, car tout meurt. On peut prédire à coup sûr la mort de Jérusalem. A un ou deux siècles près.

Je pense sur le bord doré de l'univers

A ce goût de périr qui perd la pythonisse

En qui mugit l'espoir que le monde finisse...

Ce qui me séduit dans la prophétie, c'est la prétention appa­rente, la vanité. Mais cela est balancé par un tel risque de ridicule ! Et cela peut être aussi bien un entraînement à la modes­tie, si l'on avoue ses erreurs, si on les rappelle à ses auditeurs ou lecteurs.

Allons-y. J'ai cru aux débarquements non seulement en 1943, mais en 1942 (J'y crois encore). En 1941, j'ai cru aussi aux débarquements, mais allemands, en Angleterre. Je n'ai pas crû du tout à la guerre entre l'Allemagne et la Russie en 1941.

Voilà des exemples d'erreurs, je pourrais en donner d'autres. En revanche, j'ai cru contre d'inénarrables têtes molles, pen­dant l'hiver 1939-1940, à l'offensive allemande au printemps et à la dureté du choc.

Mais je croyais que nous tiendrions au moins six mois et péririons faute de secours anglais. Là, j'étais à mon affaire parce que j'avais senti dans l'intime de ma chair, en 1918, le mensonge de la victoire (Cf. Mesure de la France, livre introuvable, qu'on s'est bien gardé de jamais rééditer). Et depuis vingt ans, je tremblais de notre faiblesse. En 1923, au moment de la Ruhr, j'ai écrit un curieux article que je n'ai pas gardé et que, je n'ai jamais relu, dans une revue qui s'appelait, je crois, « Revue de l'Amérique Latine ». Je prononçais à peu près ceci : « C'est le moment où par miracle, la France tient seule, sans les anglo-saxons, l'Allemagne à la gorge, qu'elle doit en profiter pour se réconcilier entièrement avec elle. Sans quoi plus tard, la réconciliation ne dépendra plus que de l'Allemagne. »

Je me suis beaucoup trompé sur la Russie, je la comprenais mieux avant 1935, avant d'y avoir été. Je ne voulais pas y aller, j'avais raison. Je n'ai eu aucune confiance dans les voyages. Les longs séjours, oui, mais c'est autre chose.

Je suis resté 15 jours à Moscou, j'ai conclu de la mauvaise qualité des tramways à la mauvaise qualité des canons.

Mais aujourd'hui, j'exagère peut-être la puissance de la Russie. Notez, le calcul suivant : la Russie a 180 millions d'habitants, l'Allemagne 80 millions. Mais l'Allemagne n'emploie contre la Russie que la moitié de ses forces. Donc tout se passe comme si la France qui a 40 millions d'habitants se battait contre la Russie qui en a 180. Or, quand on se bat à un contre quatre, et qu'on tient le coup, on est dans la guerre coloniale. Vous me direz : mais les Allemands s'en vont de Russie. Repoussés par les Russes, ou appelés par le second front ? Ce n'est pas du tout la même chose pour ce qui est de l'appréciation de la Russie.

Ces supputations ne m'empêchent pas de croire que les Russes profiteront du second front, réalisé ou non, plutôt que les Américains Anglais. Grâce au panslavisme, au communisme, au snobisme. Le snobisme est une maladie qui peut perdre les empires.

Il y a encore tout autre chose dans la prophétie. Il y a l'impérialisme, comme disait le baron S... de la passion, le désir violemment projeté dans le futur, le besoin d'annexer à ce désir le futur. C'est une volupté qu'il ne faut pas toujours se refuser.

Toutefois, le prophète est meilleur quand il est détaché des partis, des opinions trop particulières. J'étais meilleur prophète avant 1934, avant d'être engagé dans le détail. Je le suis redevenu entre 39 et 40 parce que je m'étais retiré sous ma tente, dans une certaine mesure.

Aujourd'hui je prends trop souvent le contre pied de ma préférence. De là, cette foi dans les débarquements judéo-améri­cains (pas anglais). Mais c'est aussi que j'en veux aux Allemands de n'avoir pas été plus chambardeurs en Europe. Alors je les taquine avec cette menace. Ils n'en sont guère dérangés, semble t-il.

LE MINORITAIRE

Je me suis toujours trouvé dans l'opposition.

Cela est le propre de l'intellectuel, me dit quelqu'un. Voire !... Il y a toujours une majorité parmi les intellectuels. Je suis bien content d'être toujours contre cette majorité.

Un académicien m'a dit : « Je ne sais pas comment vous faites, moi je suis toujours d'accord avec l'opinion publique. »

Beaucoup me disent : « Vous vous êtes trompé, vous n'êtes pas monté dans le bon train ». Ils se font bien des illusions sur leur machiavélisme. On ne choisit pas son train. Même quand on est lâche ou crétin. Les gens qui se sont approchés de la colla­boration en 1940 et qui sont maintenant à Alger en chair ou en esprit n'ont pas choisi ; ils ont été choisis. Par le chef de gare mystérieux qui les a vu propres au wagon à bestiaux.

Du reste leurs tribulations ne sont pas finies.

En 1940 quand, à la fin août, je suis rentré à Paris, le nain qui, à certaines heures, se niche dans ma grande carcasse (voilà une phrase qui pourra toujours servir), me murmura : « Ah ! ça non, tu n'écriras jamais dans la presse parisienne. On te détesterait trop dans ton quartier. » Un mois après, je portais un article à Châteaubriant, sa solitude m'attirait.

Je savais qu'en tout état de cause, jamais les gens ne nous pardonneraient ce trait de non conformisme.

Puisque toute l'intellectualité française et européenne a été contre les Jacobins pendant 40 ans.

Avant tout, je me sens non conformiste, un protestant (moi qui suis catholique de formation). Je déteste avant tout le conformisme des milieux d'avant garde, des milieux « avancés », où j'ai toujours vécu ; c'est là qu'est le plus beau massif du conservatisme français. C'est le conservatisme qui ignore son nom. On est encore plus conventionnel dans les cafés que dans les salons. Ils commencent par conserver les vieilles formes de l'es­prit de la gauche littéraire ; puis le patriotisme des surréalistes de 40 ans vient imiter la vertu des dames sur le retour.

En 1914-1918, j'examinai en permission ces Messieurs de l'ar­rière dont j'avais admiré les œuvres de jeunesse, me prêcher le retour au bon sens et au sens commun. En 1939-1944, je suis resté fidèle à mon étonnement d'alors et j'ai vu les gens de ma géné­ration recommencer la même glissade.

« Votre grand tort, me disait encore l'académicien, c'est de ne pas causer plus souvent avec le marchand de marrons du coin... »

Certes, il y a un conformisme de la collaboration. Que je ne prise guère. La collaboration c'est le microscome : il y a là toutes les espèces comme dans le macrocosme. Il y a aussi des imbéciles qui croient que « c'est arrivé ».

Quand même, la sottise de la minorité a toujours pour moi son charme, c'est pourquoi j'ai vécu à proximité des milieux « d'avant garde ».

Opposition dans l'opposition, dans la vieille opposition de Sa Majesté, minorité de la minorité.

J'aime tout de même mieux un type qui croit dans Picasso, comme celui d'en face croit dans... je ne sais pas leur nom. C'est une faiblesse, mais je lui en veux bien aussi au type qui croit dans Picasso parce que celui-ci est arrivé. « Arrivé où ?» Comme disait l'autre. Proust ? Arrivé dans le sein des professeurs où tout le monde se retrouve. Le Bon Dieu, au moins, a un enfer, tandis que les professeurs finissent par pardonner à tout le monde, à Baudelaire, à Rimbaud, à Mallarmé. Dans un siècle, il y aura un candidat au doctorat qui fera une thèse « sur les écrivains collaborationnistes pendant l'occupation allemande ». Hélas ! mais, dans un siècle, tout cela continuera-t-il encore ? Je me flatte que non, à certaines heures, le prophète s'imagine que le monde va changer. Il a raison en ce sens que Rome est morte comme Jérusalem. Ça n'empêche pas qu'on nous embête encore avec des Rome et des Jérusalem de remplacement.

L'INTERNATIONALISTE

Je ne suis pas pacifiste, je n'ai jamais été pacifiste ; mais la guerre de 1918 m'a brouillé avec l'idée de guerre entre Européens. J'ai persisté dans cette brouille.

Déat et quelques autres, nous sommes des types restés fidèles à nos serments d'anciens combattants.

Cette odeur de revenez-y, en 1939, pour nous !

Je suis internationaliste somme toutes. Certes, j'ai horreur de l'internationalisme des individus qui est le cosmopolitisme ; mais l'internationalisme des nations me plaît.

C'est ici que nous sommes minoritaires, non conformistes (et prophètes).

Car le dernier des peigne-culs intellectuel qui s'est fait réformer en 1939, qui se dérobe aujourd'hui au travail en Allemagne, à la mobilisation en Haute-Savoie, à la mobilisation en Algérie, à la mobilisation sur le front russe, est nationaliste comme ne l'était pas Barrés. Ça ne l'empêche pas d'être éperdument anglophile ou russophile, c'est-à-dire prostitué dans son nationalisme jus­qu'à l'os.

Moi je ne suis pas germanophile, ni collaborateur au sens vague (pourtant je fais partie du Comité directeur du groupe Collaboration) ; je suis pour le national-socialisme en tant que précurseur du nationalisme européen.

A part ça, il ne faudrait quand même pas croire que je n'ai pas de sympathie pour les Allemands. Certes, j'aime également tous les peuples européens. Mais, parmi ces peuples, à part les Anglais que je n'oublierai jamais, pas plus que je n'ai jamais oublié ma première maîtresse, je commence à apprécier les Alle­mands. Je les connais mal, je ne parle pas leur langue, je ne connais pas aussi bien leur littérature que l'anglaise bien que somme toute j'ai plus lu Nietzsche que quiconque au monde.

Leur présence à Paris me crispe, j'en vois peu, mais enfin je suis séduit par leur solitude au milieu du monde. Eux aussi sont des mino­ritaires.

Et puis, ils sont plus braves que tout le monde ; ils se battent contre les Russes à un contre quatre. Je ne serais pas étonné que le mot qu'on prête à Staline soit exact : « Hitler, l'homme que j'admire le plus au monde. » II aurait dit cela à Téhéran, à Churchill et à Roosevelt.

Ce qui me choque assez chez les Alliés, ce n'est pas tant l'affiliation des Anglais et des Américains aux Russes que l'affi­liation même apparente seulement des Russes aux premiers. Sta­line touchant la main de ces vieux hypocrites bibliques, Churchill et Roosevelt, quel scandale ! Scandale momentané, vous me direz. Mais la vie passe, j'ai 50 ans et je vais ainsi de scandale en scandale.

Le flot de sang qu'on fait couler entre les Allemands et les autres peuples d'Europe ne peut pas me faire perdre la tête. Je comprends que cela fasse perdre la tête au brave type du coin ou à un académicien de deuxième classe, mais à Un Tel ou Un Tel ?

Il y a des flots de sang de tous les côtés. Les Anglais ont fait couler le sang de l'Irlande et de l'Inde pendant des siècles. J'unissais au compte de l'alliance anglaise, les un million sept cents mille morts de la guerre de 1914, les cent mille morts de 1939 et tous les morts des bombardements, et tous les morts de la Résistance. Et ce n'est pas du tout pour cela que je suis contre la politique anglaise.

Nous sommes couverts de sang. Mon grand-père qui était un petit bourgeois très doux, trouvait tout naturel que les Versaillais aient égorgé 20.000 communards. Et mon père en lisant son journal s'écriait :

Pas de pitié pour les rebelles Marocains ! Les Américains ont fondé l'Amérique sur le sang des indiens et des Noirs. Quant aux Juifs, on sait comment ils se compor­tent quand ils ont l'avantage.

Se n'est pas le flot de sang que je reproche à Staline, ni à Churchill, ni à Roosevelt, ni à Hitler donc.

Simplement je trouve que les Américains et les Russes sont trop loin de l'Europe pour la faire.

Alors je tâche de m'arranger avec Hitler. Ce n'est pas si mal Et puis il est un contre trois.

Pierre Drieu La Rochelle

(Révolution Nationale 25 mars 1944)

Drieu La Rochelle bureau2

 

EN MARGE (2)

« Les Etats-Unis et l'Union Soviétique sont des géants dont l'Angleterre doit s'accommoder ». (Vicomte Cranborne à la Chambre des Lords, ces jours-ci).

Un tel article est totalement inutile au regard de la présente situation française, alors que tant de sang coule, alors que les jeux sont faits depuis longtemps, alors que les suprêmes car­tes sont prêtes à tomber sur la table. Mais si la parole est dif­ficile, le silence est impossible.

Du premier jour où j'ai commencé à nourrir un embryon de pensée politique, je fus voué à une tâche ingrate qui n'a pas cessé de peser sur moi depuis lors. Vers 1912, j'avais à faire une petite conférence devant des camarades étudiants, com­me moi à l'Ecole des Sciences Politiques, et j'ai choisi entre mille ce sujet déplaisant et peu profitable : « Comment s'est formée, parmi les Français, la légende de la France, victime de l'histoire ».

Ainsi, tout de suite, du fait de la philosophie inhérente à mon être, j'étais dominé par la répugnance à l'égard de toute sentimentalité, de toute pleurnicherie, de toute inversion, de toute faiblesse tournée en doctrine.

Etudiant l'histoire dans cet­te école, j'avais été frappé de l'esprit de jérémiade qui s'est formé dans l'esprit français après les désastres de 1812 à 1815 ; et tant développé après les désastres de 1870. Je m'insurgeai, avec mon instinct et avec les premières lueurs de ma raison, contre tant d'enfantillage ou de sénilité. Pour moi la France avait voulu conquérir l'Europe de 1792 à 1812, et le désastre était justement et honorablement mesuré à l'ambition. Ni Na­poléon, ni les Français n'avaient été victimes d'autre chose que de leur désir de grandeur. Or, on n'est jamais victime de ce dé­sir-là, on n'est jamais victime sur son propre autel, on n'est jamais victime quand on est héros.

De même la France de Louis XIV qui avait voulu prédomi­ner en Europe, n'avait pas été une victime quand elle avait été battue par les armées coalisées et qu'on avait commencé de lui enlever un morceau du Canada.

Complexe d'infériorité, abandon au ressentiment, larmoie­ment historique, tout cela me paraissait méprisable et néfaste. Bien avant d'avoir vingt ans, je me refusais passionnément à considérer l'Allemagne de Sedan ou l'Angleterre de Fachoda comme des bourreaux dont mon peuple innocent était la victi­me. La France n'était pas innocente, la France n'était pas une femme. J'avais horreur que la France fût un mot féminin. Ceci était naïf, sot, forcé, car une femme digne de ce nom est nom­mée par les poètes antiques : « Mère dès hommes ».

A la fin de mes études à l'Ecole des Sciences Politiques, si je n'avais été prématurément appelé avec la classe 1913, j'aurais écrit une thèse sur « la possibilité de continuer la guerre de 1871 ». Je voulais y confronter, dans la même méfiance et le même mépris, un faux esprit de résistance et une propension à l'abandon.

Cette disposition de mon discours, qui était tout simplement le reste des maximes viriles, autrefois naturelles dans toute no­tre nation, s'affirma pendant la guerre de 1914-1918. J'écrivis des poèmes qui furent réunis sous le titre de « Interrogation ». Cette plaquette fut présentée à la censure et interdite ; elle parut pourtant sous le manteau. Parmi ces poèmes, un qui était intitulé : Plainte des soldats européens et un autre : A vous Al­lemands parurent intolérables à mon censeur, vieux socialiste pa­cifiste et rationaliste (dont le fils est d'ailleurs un des plus bril­lant journalistes « collaborateurs »). « Enfin jeune homme, vous vous adressez aux Allemands comme si c'étaient des gens comme nous... » J'étais là dans mon uniforme d'infanterie, en face de ce vieux commandant de territoriale.

Dans ce poème A vous Allemands, je disais : « Les Alle­mands veulent faire sous Guillaume II ce que nous avons fait sous Louis XIV et Napoléon. Combattons les sans gémisse­ments ni insultes ». Je craignais le venin de faiblesse qui est dans la méconnaissance et dans la haine.

Je publiai en 1922 mon premier livre politique : Mesure de la France. Là, pour la première fois, plus au large s'affirmait ce malencontreux réalisme politique dans une thèse que je n'ai fait que développer et approfondir au cours des années et sur­tout depuis 1940. Ce réalisme est fondé sur l'art des nombres. Ce réalisme n'a rien à faire avec le matérialisme. Rien de plus spirituel que les nombres, quand ils sont maniés et interprétés par un esprit qui se veut droit et qui tâche de monter.

Je disais « la France ne fait plus d'enfants, la France conti­nue à faire la politique qui était la sienne au temps où elle était la nation la plus nombreuse d'Europe. Il faut changer la démographie, ou changer la politique ». En 1927 dans mon deuxième livre politique Genève ou Mos­cou, j'élargis mes vues de réalisme politique de la France à l'Europe et de l'Europe au monde. Partisan de la S.DN., je dé­nonçais la S.D.N.

J'y voyais un sain principe d'union européenne défiguré en vue de l'esprit, en chimère mondiale, un sain principe de fédéra­tion déformé en hégémonie hésitante de l'Angleterre et de la France, et surtout je dénonçais Genève comme instrument inerte d'un capitalisme qui élaborait sa propre perte. Je prononçais principalement : « Si le Capitalisme ne réforme pas sa mauvaise administration du monde, il sera remplacé par Moscou. »

En 1930, troisième ouvrage, fort bref, l'Europe contre les patries, où j'insistais sur la difficulté et la nécessité de l'union, de la fédération européenne, et le caractère néfaste, impie de la prochaine guerre.

Jusque là, j'avais été un observateur certes sensible, ému, passionné, mais assez distant. Peu après, de 1934 à 1936, j'en vins à prendre une position de parti, une responsabilité dans l'immédiat. J'ai dès lors persévéré dans mon antique, dans mon constant état d'esprit, avec des armes nouvelles, celles d'une polémique non pas quotidienne, mais je dirais annuelle. Jus­qu'en 1932 ou 1934, j'écrivais surtout pour marquer quelque chose qui fut valable, dans les cinq ou dix années à venir.

Dorénavant, acceptant, reconnaissant la pression des événements, j'entrai dans les difficultés, dans les possibilités de l'année. Penser d'une année à l'autre, ce n'est pas encore penser au jour le jour. Et voulant rester toujours historien, je gardai toujours mes muscles, capable de me soulever au-dessus de la vague du moment et de hausser ma tête jusqu'à voir assez loin vers l'horizon.

De là le caractère prophétique de mes articles, de mes essais. Il n'y a dans cette dénomination aucune vanité. Je ne suis pas journaliste, je suis écrivain, écrivant quelquefois dans les jour­naux, je n'ai d'un journaliste ni les prudences ni les souplesses : je suis donc prophète par force. Car mes idées générales, mes idées d'historien, par habitude, vont au-delà du cours quotidien. De là ce ton péremptoire, sentencieux, qui m'a valu, chez certains, tant d'étonnement, de mécontentement. C'est à prendre ou à laisser. A la longue, j'ai trouvé la méthode plus vivante d'écri­re mes livres politiques en marge des journaux que dans l'éloignement d'un cabinet fermé à double tour. Cela a des avantages et des inconvénients.

Je recherche les inconvénients. Je n'oublie jamais le temps de ma jeunesse où j'étais un combattant offert aux blessures et à la mort. J'en garde la salubre nostalgie. Dans une époque où la France et l'Europe sont lancinées de souffrances et de périls de plus en plus horribles, c'est le moindre des devoirs, pour un intel­lectuel qui veut dans quelque mesure rester un homme, de s'ex­poser, non pas de biais, mais de plein front à la colère et à la haine.

C'est pourquoi je suis amèrement heureux d'être celui qui, après 1940, a repris les thèmes au goût d'absinthe et de ciguë, de « Mesure de la France », de « Genève ou Moscou », de « L'Europe contre les patries », de « Socialisme fasciste ». Thèmes éminemment déplaisants, désobligeants, choquants, bles­sants, injurieux.

Le peuple français a été le peuple le plus flatté, le plus trompé par la flatterie depuis cinquante ans. On a entouré ses habitudes, ses errements, de la pire complaisance. On l'a laissé à de vieilles catégories de jugement qui n'ont plus depuis long­temps de raison d'être.

De ces catégories, la principale est celle du mépris des nom­bres. Les Français ne veulent pas voir que les nombres sont contre la France.

Pourtant, dire que la France n'a que 40 millions d'habitants alors que l'Allemagne en a 80, les Etats-Unis 130, la Russie 190, cela n'est pas nier la France, mais lui montrer la condition à partir de laquelle elle doit relancer toute sa politique.

Ce n'est pas condamner une nation qui n'est qu'une petite partie de l'Europe — d'une Europe qui n'est plus que la petite partie du monde — que de lui montrer que les nationalismes de trois ou quatre nations impériales contraignent terriblement son propre nationalisme.

Quoi qu'il arrive, nous serons englobés dans une fédération, et dans cette fédération nous n'aurons pas la place directrice et dominante. Ce ne sera pas notre peuple qui exercera l'hégé­monie, mais un autre, ce sera ou l'Allemagne ou les Etats-Unis ou la Russie.

Je comprends fort bien, toutefois, qu'il soit fort pénible et difficile de se soumettre à cette idée, alors que nous avons en nous le souvenir vivant de la France de Philippe le Bel, de Saint Louis, de Louis XIV et de Napoléon. Et pourtant, hélas, vis à vis des Anglais, nous nous y étions accoutumés en toute incons­cience. Et c'est cette inconscience là que beaucoup d'entre nous voudraient retrouver. Moi, je prêche la conscience, la conscience de la maladie, c'est ce qui est le plus détesté du malade. Et pourtant c'est le seul début possible de sa guérison.

Je vois dans la conscience du mal, la naissance du bien, il faut que nous sachions que nous avons perdu la première place et que nous ne la retrouverons de longtemps : c'est notre seule chance de garder une place. Et surtout il faut que nous sachions qu'il ne s'agit plus de la place de telle ou telle nation par rapport à telle autre, mais de la place d'un continent par rapport aux autres.

A quoi bon prétendre à sauver la France, si l'Europe, où est la France, est perdue. Qui peut le plus peu le moins ; qui ne peut pas le plus ne peut pas le moins. Comment mettre à l'abri une chambre dans une maison qui brûle ?

Parler de l'Europe, de l'unité de son salut, ce n'est pas sacrifier à une vaine image géographique. Certes en principe, on peut concevoir une fédération atlantique où un pays riverain comme la France tournerait le dos à l'intérieur du continent et serait orienté vers les autres pays riverains de l'Atlantique. Mais c'est cela qui est une vaine image géographique. Car d'une part on ne peut pas tourner le dos à un continent où il y a quatre-vingt millions d'Allemands, et derrière ces 80 millions d'Allemands, cent quatre-vingt dix millions de Russes prêts à se grossir de quatre-vingt millions de slaves et de Balkaniques ; et d'autre part on ne peut pas attendre aujourd'hui plus qu'hier une garantie et une direction permanente pour aucun pays européen d'un empire Américano-Anglais éminemment excentrique et exo­tique par rapport à l'Europe, même maritime, et dont les intérêts sont écartelés entre tous les continents : Europe, Asie, Afrique.

C'est ce que semble comprendre à sa manière le général de Gaulle quand, refusant l'hégémonie allemande, il tend aussi à se dérober à l'hégémonie américano-anglaise. Il en cherche une autre. Il médite (semble-t-il) de rejoindre l'hégémonie conti­nentale de la Russie. En tous cas, il repousse comme vaine une hégémonie venant de la mer.

Pierre Drieu La Rochelle

(Révolution Nationale 15 juillet 1944)

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LE SENS PAÏEN DE NOS FETES

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I ntroduction

Le présent exposé n'a pas pour but d'expliquer dans tous les détails les diverses fêtes européennes. Les coutumes et traditions varient et ont varié non seulement dans le temps mais également de région à région. Chaque fête pourrait d'ailleurs faire l'objetd'une conféren­ce. Mon but est de montrer le sens général européen et païen des fêtes qui jalonnent notre calendrier. Pour beaucoup de gens, ces fêtes sont chrétiennes ou parfois laïques. En réalité, il n'en est rien. Les chrétiens, et après les laïcs, ont substitué ou essayé de substituer un sens chrétien à des fêtes éminemment liées à notre religiosité européenne qui n'a rien à voir avec les croyances des peuples du désert…

L'exposé suivra un ordre chronologique.

Chandeleur (2février)

Pour l'Eglise chrétienne, il s'agit de la fête de la Purification de la Vierge et de la Présentation de Jésus au Temple. Dans la tradition populaire, Chandeleur vient du latin festa candelarum (fête des chan­delles).

Explication chrétienne : on bénissait à cette date les chandelles dans les églises.

Explication païenne : il s'agit d'une fête de la lumière. Au début février, on est à un mois du cycle de Noël/Jul, on commence à voir l'allongement des jours. Les lumières de la Chandeleur marquent ce retour du jour. Les Celtes célébraient à cette époque la germination et la levée des graines.

Saint-Valentin (14 février)

Le 14 février correspond à l'ancienne fête romaine des Lupercales en l'honneur du dieu Faunus (particulièrement actif sexuellement). Faunus avait à Rome une grotte consacrée "lupercales". Suivant la légende c'est là que la louve avait allaité Romulus et Remus. A cette époque, les Luperques (pontifes) vêtus de peaux de chèvre, faisaient le tour du Palatin et flagellaient, avec des lanières tail­lées en peau de bouc, les femmes pour les rendre fécondes.

Dans la France d'antan, les godelureaux et les jouvencelles déposaient dans une urne un bulletin avec leurs noms. Les noms étaient tirés au sort par un couple et les jeunes gens se trouvaient liés symbolique­ment pour un an. Le jeune homme était le chevalier servant de la jouvencelle ...

D'où vient le nom de Valentin ? Saint Valentin était un évêque de Terni qui aurait été décapité le 14 février. L'Eglise scandalisée par l'aspect grivois de la coutume susmentionnée l'a remplacée par quelque chose de plus austère : on tirait de l'urne un nom de saint doublé de maximes chrétiennes sur lesquelles on pouvait méditer (sic)...

Carnaval

Le mot vient de carne levare : ôter la viande.

C'est la période où on enlève, on cesse de manger de la viande (Carême). En allemand le mot est "Fashing" qui vient de Faseln :Croître.

En réalité le carnaval contient deux aspects fondamentaux :

1. C'est la fête annonciatrice du printemps : l'hiver est brûlé symboliquement;

2. C'est une fête exutoire : on se libère du collectif refoulé. En allemand on utilise l'expression sich ausleben (se vivre dehors).

Les premiers rites du carnaval représentent un simulacre de combat, L’hiver, le passé contre le printemps, le futur.

L'hiver était souvent représenté par un mannequin qui était brûlé. Ensuite avait lieu la « réception du printemps » qui était symbolisée soit par un autre mannequin, soit par une joliefille. La messagère du printemps.

Cette messagère correspond au thème de la fiancée du soleil qui attend tout l'hiver son héros (tradition indo-européenne).

Ce héros solaire arrive auprès de sa fiancée, après avoir franchi des obstacles, et la réveille d'un long sommeil (comme la nature est réveillée après le long sommeil de l'hiver). C'est le thème de la Belle au Bois dormant.

Le sens a ensuite glissé : on ne brûlait plus l'hiver, mais le carna­val lui-même. Cette exécution n'annonce plus le printemps mais le carême. On est passé de l'idée de bannissement de la mort à celle de bannissement de la vie : fais provision de bombance, car bientôt c'est fini de rire !

Les masques et les déguisements représentent le souvenir de cette grande mascarade qui représentait le bannissement de l'hiver. Il s'agit en même temps d'une dérision systématique de l'ordre social. Ce n'est cependant pas le désordre social, mais un exutoire qui permet de rendre l'ordre social plus supportable, de se libérer des tensions.

Pâques

La fête de Pâques coïncide plus ou moins avec l'équinoxe de printemps. C'est la fête de l'éternel retour du printemps : la vie renaît, une nouvelle ardeur saisit la nature. Pour le christianisme qui a horreur de la nature, on remplace la résurrection de la nature par la résurrection du Christ !

Pâques dérive de l'hébreu « pesach » qui signifie passage. En allemand c'est Ostern, en anglais Easter. Suivant Bede le vénérable, ce mot dériverait du nom d'une déesse germanique : Ostara.

Certains auteurs doutent cependant car on ne trouve pas d'autres traces de cette déesse. Il s'agit peut-être d'unqualificatifpluriel désignant plusieurs dieux comme les Parques, les Muses, les Grâces, les Walkyries etc. ...

Pâques est fixée le premier dimanche après la pleine lune qui a lieu, soit le jour de l'équinoxe de printemps (le 21 mars), soit aussitôt après cette date.

La coutume des rameaux rattachée à l'entrée de Jésus à Jérusalem se superpose à l'ancienne coutume païenne des coups donnés avec des branches de verdure au bétail pour favoriser sa fécondité.

Les oeufs de Pâques symbolisent la renaissance de la nature.

Dans l'Antiquité préchrétienne, l'oeuf a un sens mystique relatif à l'ori­gine du monde. Après la christianisation, on a fait de l'oeuf le symbole de la résurrection annuelle (sic) du Christ.

Au Moyen-âge, il y avait de nombreuses fêtes de l'Oeuf. En Angleterre, l'évêque apportait un oeuf dur à l'église. Lors des chants, il le lançait aux choristes qui le rattrapaient et se le renvoyaient pendant la durée du chant. A la cour de Louis XIV, les oeufs de Pâques étaient accom­pagnés de poèmes libertins.

La coutume des cloches de Pâques vient d'Alsace et du Palatinat. Les cloches des églises partent à Rome chercher des oeufs de Pâques. Cela venait du fait qu'on ne sonnait plusles cloches les jours précédents Pâques.

Dans les traditions européennes, ce ne sont pas toujours les cloches qui apportent les oeufs. C'est parfois le renard, la cigogne, le coq, la poule, mais surtout le lièvre ou le lapin.

Ce lièvre on le retrouve en chocolat dans les boulangeries. Le lièvre est en relation étroite avec la lune. La lune est liée à la fécondité. Le cycle de lune est d'ailleurs le même que le cycle menstruel de la femme. Dans la tradition germanique, le lièvre est également celui qui montre le chemin, c'est un animal de transition (cf. Alice au Pays des Merveilles). Il assure la transition entre le monde des hommes et le monde des dieux.

Dans de nombreuses traditions, le lièvre pond des oeufs. Il y a un rapport lune-lièvre-fécondité. Le rapport du lièvre et du lapin avec la fertilité et la sexualité se retrouve dans de nombreuses expressions populaires à caractère libertin : en français : le « chaud lapin », en allemand « rammeln » qui signifie s'accoupler, être en rut et qui s'applique aux lièvres et aux humains dans l'argot populaire. Animal lié à la sexualité, l'Eglise a déclaré la guerre aux lapins. Il devient emblème du péché. En 751, Saint Boniface décrète l'inter­diction de manger du lièvre à Pâques. Cette interdiction sera renou­velée par -le pape Zacharie, mais elle ne sera pas suivie par la popu­lation.

Nuit des Walpurgis (30 avril au 1er mai)

Dans l'ancienne Germanie, on croyait que les dieux et les déesses de la fécondité se répandaient dans la nature à cette époque. Lorsque les fêtes païennes du printemps furent interdites par l'Eglise chré­tienne, des hommes et des femmes fidèles à leur ancienne foi conti­nuaient à célébrer leur culte en cachette, la nuit dans les forêts ou au sommet des montagnes.

C'était particulièrement le cas lors de cette nuit du 30 avril au 1er mai. L'Eglise va alors discréditer ces gens : dans la tradition chrétienne, la nuit des Walpurgis devient la nuit pendant laquelle les sorcières tiennent leur sabbat ! Ces sorcières étaient en réalité des païens assimilés à de demi-démons. En allemand, Hexe (sorcière) vient de Hagalfrau (femme sage). Les sorcières, femmes au courant des anciennes traditions, vont être atrocement persécutées par les chrétiens.

Walpurgis était une missionnaire anglaise fêtée au début le 25 février puis la fête fut déplacée pour supplanter les fêtes païennes.

Comment la population assimila-t-elle cette fête d'une évangélisatrice à l'ancien festival païen ?

-  soit les attributs de Walpurgis étaient les mêmes que ceux des anciennes divinités.

-  soit il s'agissait d'une sorte «d 'antidote » pour protéger de la sorcellerie.

Fête du Mai

Mai vient du latin majus, mois de la déesse Maia qui correspondrait à Feya. Dans l'Europe païenne, ce mois marquait la victoire du prin­temps sur l'hiver. Le 1er mai, avaient lieu de nombreux rites repris aujourd'hui par les sociaux-démocrates (fête du Travail depuis 1889).

Chez les Celtes, c'était la fête de Beltaine. On célébrait le dieu Lug lors de grandes assemblées druidiques. L'arbre de mai est l'équi­valent du sapin de Noël. C'est une coutume très ancienne qui plonge ses racines dans la nuit des temps du paganisme européen. En 1225, un prêtre fanatique abattit un arbre de mai autour duquel le peuple dansait. Le peuple résista et planta un autre arbre encore plus haut ... L'arbre est coupé dans la nuit du 30 avril. Il est dépouillé de son feuillage à l'exception du faîte. Ensuite il est planté au centre du village. Tout autour avaient lieu des chants et des danses. Significativement, les Arbres de mai furent interdits en Angleterre et au pays de Galle par les puritains en 1644 ...

Dans la tradition on déconseillait les mariages pendant le mois de mai. Vraisemblablement parce que c'était le mois de la séparation entre l'hiver et l'été et par analogie le mois de la dissociation des contraires ...

Solstice d'été (21 juin)

Situé entre les semailles et les récoltes, le solstice d'été est la contrepartie estivale du Jul. C'est la fête de la journée la plus longue, pour les chrétiens : la Saint-Jean.

Les feux de joie se répondent de colline en colline, feux qui sont en corrélation avec la chaleur du soleil. C'est aussi une fête de la fécondité : les fiancés sautent au-dessus du feu; des roues enflammées dévalent les pentes des collines, et parcourent les champs : elles symbolisent le soleil fécon­dant les sillons. La fête du solstice d'été est typiquement indo­européenne.

Coutumes des moissons

A la fin août, de grandes fêtes célèbrent (encore actuellement dans les campagnes) la fin de la moisson. Au cours de ces fêtes on dansait beaucoup. Ces danses avaient deux buts :

-  remercier le dieu de la fécondité (ensuite un saint chrétien) de la bonne récolte.

-  fêter la fin du dur labeur.

Une coutume consistait à laisser dans le champ une gerbe pour le dieu ou le saint. Jusqu'au XVIIième siècle, cette gerbe était encore dédiée à Wotan/Odin


Samhain (1er novembre)

Chez les Celtes, la fête du Samhain était une des plus importantes de l'année celtique. Des bûchers étaient allumés sur les collines en l'honneur de l'uniond'un dieu avec la déesse des enfers Morrigu.

On disait qu'à cette époque le monde des vivants entrait en communication avec le monde des morts. Les morts revenaient dans leurs anciennes demeures pour s'y réchauffer et s'y alimenter. C'était un temps de grand danger et de vulnérabilité spirituelle. Des rites importants à caractère divinatoire et magique avaient pour but de conjurer le mauvais sort.

La toussaint (fête de tous les saints) chrétienne était célébrée à l'origine le 13 mai. En 835, elle fut transférée le 1er novembre afin de supplanter le Samhain.

Saint-Nicolas (6 décembre)

Cette fête prend place dans le cycle de Noël/Jul. C'est à l'époque où on abattait le porc. Ce porc se retrouve encore en massepain dans les boulangeries.

C'est également la fête des enfants où Saint-Nicolas joue un rôle de gratification/sanction. Saint-Nicolas est l'héritier d'un ensemble de croyances païennes liées à la fertilité. En suisse, Saint-Nicolas passe pour être lié à Sainte-Lucie déesse de la végéta­tion. Les verges du père Fouettard trouvent leur origine dans les rameaux de fécondité. Saint-Nicolas (cousin du Père NOËL) fait aussi penser au dieu Wotan/Odin. L'âne serait une dégénérescence de Sleipnir, le cheval à huit pattes d'Odin.

Noël-Jul

C'est la fête indo-européenne du solstice d'hiver. Chez les Germains, Jul c'est plus que le 25 décembre : c'est l'époque qui va de fin no­vembre à début janvier. Jul signifie roue. C'est en effet à ce mo­ment que l'année tourne, bascule. En allemand, Noël c'est Weinachten. Le mot est au pluriel car il désigne les 12 nuits sacrées (du 25 décembre au 6 janvier). Suivant la tradition germanique, Wotan(Odin) parcourt les bois et les champs avec son armée de morts pendant ces 12 nuits. Les Slaves ont une tradition comparable.

Wotan rassemble ses guerriers et les entraîne à la rencontre des démons. Le dieu veille au déchaînement des forces et à l'ordre du monde. Il attire sur lui les puissances chtoniennes et démoniaques qui rôdent dans la nuit et lorsque les sonnailles de l'armée infernale s'élèvent dans les nuits d'hiver, les hommes savent qu'il est là qui chasse sans fin dans les tempêtes du vieux monde. Alors, rassurés, ils songent aux saisons à venir, à l'année qui commence, aux glaces qui vont fondre, à la fertilité des femmes et des champs.

Ce thème se retrouve dans le mythe de la chasse sauvage. Elle est le plus souvent à la poursuite d'un cerf. Le cerf est dans la tradition européenne un animal sacerdotal, le cheval un animal guerrier et le porc un animal producteur. La personnification de ces animaux se re­trouve dans le langage. Ainsi on parle de pied de porc, de biche etc

La période du Solstice d’hivers c’est la grande pause créatrice : on ne travaille pas. Tout ce qui tourne s’arrête. C’est la paix de Jul, la Julfriede. Les chrétiens l’ont reprise en instaurent la trêve de Noël. On trouve une première mention de l'arbre de Noël à la fin du XV° siècle en Alsace. Il va se répandre progressivement en Allemagne, en Autriche, en France, en Belgique etc ... L'origine remonte vraisem­blablement à la nuit des temps païens.

L'arbre est important dans la religiosité indo-européenne.

Ainsi, selon la mythologie nordique un arbre puissant serait à l'ori­gine de la vie. Ses racines embrassent la terre et ses rameaux sup­portent la voûte céleste : c'est Yggdrasill le frêne du monde. L'Eglise va réagir contre le sapin de Noël. En 1933, 1'Osservatore romano (journal du Vatican) le considère, avec raison d'ailleurs, comme une coutume païenne.

Le Père Noël a une origine incontestablement païenne. Pour certains, il s'agirait du dieu celte solaire BELEN, pour d'autres de Wotan. Les rennes font penser à Sleipnir, le cheval à huit pattes d'Odin/Wotan.

La distribution de cadeaux renverrait à un ancien rite de fertilité et de fécondité.

Les prêtres n’aiment pas le Père noël, en 1952, ils ont organisé sa pendaison symbolique à Nancy. Mais il continue plus que jamais à vivre.



La naissance du crucifié n'était pas fêtée à l'origine par les chrétiens. En 375, elle fut fixée au 25 décembre pour supplanter la fête romaine du dieu solaire MITARA.

Débarrassons-nous des fadaises chrétiennes et revivons le sens réel et païen de nos fêtes.

Le 27 février 1987

Roland VAN HERTENDAELE

Adresse de contact :

CERCLE   COPERNIC

B.P. 613 - Centre Monnaie 1000 Bruxelles

 

ronde soleil

 

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EDITORIAL - TP MAG N°66 (English version)

The fuse is lit

 

Men in the System got warm in the butt. Left and right have shown, most dramatically in Nord-Pas de Calais – Picardie and PACA, their profound complicity with the only concern to save their remuneration (this is what they call "save the Republic" ...) .

Their victory is a Pyrrhic victory: the daily La Provence (December 14) is forced, death in the soul, to recognize that "the political landscape looks very much like a field of ruins." But we, our people, are men among the ruins...

The numbers are there: the ‘Front National’, by collecting 6,820,000 votes, is growing from 118 to 358 regional councilors. Then, when you look closely at the results, realities on the ground are taking shape. That is, in the department of the ‘Alpes de Haute-Provence’, Marion Le Pen appears to be heading in 54 municipalities. This means that the secret of future success is in the local, territorial roots: with the prospect of taking the town halls and building effective networks.

However, the most important is probably not there. It is in the opportunities, which are opening for those who, like us, consider election issues as simple levers designed to contribute- but only to contribute – to break down the system. This collapse will become possible when the revolutionary mentality will have grew up in the heads (we do not argue with the System, we’ll have to destroyed it).

The key is the cultural conquest of minds, which is preparing, as taught by Gramsci, political conquest. From this point of view, we are on the good track and fewer stupid people from the opposite side know that very well (this is what worries them most). It is our job to rub it in.

Clearly, the sense of frustration, which is born from the disappointment of a stolen victory, must lead among FN voters on awareness along the lines of radicalization, total and irreversible: Radicalization of beliefs, radicalization of projects. This will help allowing the ending with the illusion that the right hand can save anything in the sinking of a society that we are experiencing. Marion Le Pen, this fragile young woman, which has revealed that she was hardened steel, has summarized the situation by saying, "They won an election but they lost their soul (...) There are victories that shame the winner (...) These regions that the right won because of the left is a poisoned gift (..) if they think we are frightened, discouraged by them, they are mistaken ... we will redouble our efforts and fighting spirit. "

While unemployment, poverty, insecurity, immigration-invasion will continue, inevitably, to spread even more their ravages, it is no time to be choosy about the need for commitment as it, clearly, exist now in France, two and only two camps: the agents (and willing victims, bleating) of the System and the Patriots. When the enemy is there, within our walls, we are not the type to spit hairs and discuss the sex of angels. That's why we are walking to the sound of the gun.

Pierre VIAL
(translated by Rory)

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DE MERKEL EN TAUBIRA

Certains noms portent une lourde charge négative. C’est le cas de Merkel et de Taubira.

Merkel a ouvert toutes grandes les portes de son pays aux envahisseurs. Elle est donc coupable de haute trahison à l’égard de son peuple, en appliquant un programme de destruction du peuple allemand qui est dans la tête des germanophobes de tous acabits depuis très longtemps.

Mais il arrive que le diable porte pierre. Les conséquences de l’invasion et en particulier les événements de Cologne commencent à tirer beaucoup d’Allemands d’une torpeur sciemment entretenue, depuis 1945, au nom d’une soi-disant culpabilité collective. Les Allemands ont les défauts de leurs qualités : respectueux de la loi, de l’ordre, de la hiérarchie, ils ont longtemps considéré que les autorités politiques, religieuses, culturelles qui exigeaient d’eux, sans cesse, une repentance avaient forcément raison.

Mais Merkel – et c’est tant mieux – est allée trop loin. Elle est maintenant « plus isolée que jamais, tant en Europe que dans son propre pays (…) la Suède et l’Autriche viennent de restreindre leur politique d’accueil. La décision, annoncée mercredi 20 janvier par Vienne, qui va plafonner le nombre de réfugiés que le pays est prêt à accueillir (37500 en 2016) a été vécue comme un revers majeur pour Angela Merkel » (Le Monde, 24 janvier 2016).

Gerald Knaus, fondateur du think tank European Stability Initiative, résume ainsi la situation : « L’Allemagne est totalement isolée. Les Européens sont d’autant moins enclins à accepter les solutions de Berlin que beaucoup d’entre eux, même à Bruxelles, sont convaincus que c’est elle qui est à l’origine du problème. Quant à la coopération avec la Turquie, c’est l’Allemagne qui l’a imposée et personne n’y croit. Même pas les Turcs, qui n’ont aucune confiance dans les dirigeants européens ».

Un sondage est révélateur : il indique que 79% des Allemands ET 90% DES ELECTEURS DE MERKEL veulent qu’elle durcisse les conditions d’accueil des réfugiés. Même au sein du Parti populaire européen, qui à Bruxelles regroupe les démocrates-chrétiens et qui est donc la famille politique de Merkel, beaucoup considèrent que l’exemple à suivre n’est pas donné par celle-ci mais plutôt par Viktor Orban, le premier ministre hongrois qui fait face sans complexe à la menace des envahisseurs.

Les agressions sexuelles de Cologne ont provoqué un réveil difficile pour beaucoup d’Européens encore bercés par la chanson douce du « vivre ensemble ». Car la vérité, pénible à admettre, est pourtant maintenant décrite par des observateurs lucides, comme la philosophe Alexandra Laignel-Lavastine. Laquelle déclare, non sans quelques illusions sur les remèdes possibles, dans les colonnes de Valeurs actuelles (21 janvier 2016) : « Il faudra un effort pédagogique colossal pour intégrer ces hommes jeunes issus de sociétés arabo-musulmanes ultraréactionnaires où la femme est considérée comme un être incomplet et inférieur (…) Le fossé à combler, immense, est donc aussi culturel et feindre de l’ignorer est aberrant. Il porte sur un système de valeurs distinct, voire en l’état incompatible avec le corpus libéral européen, notamment sur l’égalité entre les sexes ou la liberté de disposer de son corps (…) Pour revenir à Cologne, il faut comprendre que ces jeunes débarquent de pays largement dominés par une énorme frustration sexuelle masculine et par un mépris tout aussi accusé des femmes émancipées, perçues comme des « putes », la femme occidentale en étant l’archétype. Dans l’univers de référence des agresseurs de la Saint-Sylvestre, une jeune fille sortant boire un verre avec ses copines un soir de fête ne saurait être ni décente ni respectable, il sera donc normal d’y voir une créature offerte à leurs plus vils désirs ». Et elle enfonce le clou, en ce qui concerne l’aberrant aveuglement de tant d’Européens quant aux réalités de l’invasion : « L’effarante inefficacité de la police à protéger les victimes puis à identifier les coupables, le réveil tardif des journalistes, le 2 janvier, le malaise des féministes ne retrouvant pas leur abominable mâle blanc – tout cela démontre, une fois de plus, l’extraordinaire puissance du déni sur les esprits. Nous voulons des immigrés supercools, reconnaissants et respectueux des droits de l’homme comme de la femme, alors nous décrétons qu’ils le sont. Après le choc, les Allemands dessaoulent ».

En France, des événements comme ceux de Cologne sont-ils possibles ? Réponse d’un sondage IFOP (15 janvier) : Oui, pour 83 % des femmes interrogées (dont 75% des électrices de Hollande et 93% de celles de Sarkozy…).

Et la Taubira ? Cette caution multiraciale d’Hollande s’est cramponnée aussi longtemps que possible à la gamelle en se persuadant que le locataire de l’Elysée et celui de Matignon avaient tellement besoin d’elle, pour donner une image colorée du gouvernement, que c’était son assurance contre les accidents de parcours. Mais elle en a trop fait, en négligeant la susceptibilité d’un Manuel Valls qui se la joue de plus en plus à la Robespierre (à bien le regarder, lors de certaines de ses interventions, en particulier au Parlement, on voit bien que réintroduire la guillotine dans les usages politiques ne lui déplairait pas…).

Taubira a dû à ses origines sa carrière politique. Tous ceux qui l’ont approchée de près (elle aura usé quatre directeurs de cabinet en quatre ans… un record) savent qu’elle est invivable, d’une prétention rare et d’une agressivité constante. Elle va maintenant tenter de se donner le rôle de conscience morale d’une gauche qui ne sait plus très bien où elle habite, entre les provocations des excités baptisés « frondeurs », les ralliés sans complexe au libéralisme style Macron, les gamellards prêts à avaler les plus grosses couleuvres pour continuer à vivre confortablement, les anarcho-écolos qui essayent de se jouer un néo 68 un peu pâlichon en crachant sur les CRS. Taubira rêve-t-elle de se déguiser en Jeanne d’Arc d’une hypothétique nouvelle gauche ? On lui souhaite bien du plaisir. Et surtout on attend avec intérêt qu’elle se prenne les pieds dans le tapis.

                                                                        Pierre VIAL

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Calais : pour sauver l'honneur de la ville

Terre et Peuple appelle ses amis à participer à cette manifestation, en illustration de notre volonté de faire vivre un Front des Patriotes

 

Calais : pour sauver l'honneur de la ville, un grand rassemblement est organisé samedi 6 février

affiche-calais-6fevrier.jpg

Ce rassemblement aura lieu simultanément avec plusieurs autres programmés à

Bordeaux, Saint Brieuc, Montpellier et juste avant celui du dimanche 7 février à Rungis.

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Du droit à critiquer le pape

"Ce qui est fascinant avec les "camarades" qui se plaisent à relayer, dans des hoquets théâtralement accablés et scandalisés, les récents propos du Pape favorables aux migrants - camarades dont on ignorait qu'ils étaient si attentifs aux positions du Vatican en règle générale - , c'est que le plaisir évident qu'ils prennent à avoir une nouvelle occasion et un nouveau moyen de dégueuler sur le christianisme est bien plus important que leurs "craintes" vis à vis des possibles conséquences réelles et concrètes (très vagues d'ailleurs, le Pape ne contrôlant pas encore les frontières européennes, ni les législations sur la nationalité où la régulation de l'immigration...)."

Vu sur le blog : http://amoyquechault2.over-blog.com/2016/01/fatigue.html

On atteint un sommet de conneries. Ce qui est clair, c'est que pour notre part nous ne considérons pas quelqu'un comme camarade (entre guillemets ou pas) une personne qui soutient ces papes qui ont participés à la déchéance de notre continent ! Au nom de quoi nous n'aurions pas le droit de critiquer les propos de M. Bergoglio (François) ? Il n’y aurait que les catholiques qui en auraient le droit ?  Donc en quoi ces mêmes catholiques se permettent de critiquer l’islam (ou autre) vu qu’ils ne sont pas musulmans ? Quand on s'aventure sur le terrain politique, il faut s'attendre à recevoir des critiques politiques ! Ce n’est pas parce que le pape (avec un petit p) n’aurait effectivement pas le pouvoir d’appliquer ces mesures (qu’il encourage par ailleurs fortement) qu’il faut lui enlever toute responsabilité ! Quand une personne morale de son niveau influence des centaines de milliers de personnes à travers le monde, alors celle-ci est autant coupable que les politiciens qui font appliquer les lois qui nous détruisent.

Après certains s'étonnent encore que nous critiquions l’Eglise, le Christianisme ou certains chrétiens! Mais quand nous lisons cela, comment se sentir proche d'une religion qui est prisonnière d'un dogme criminel ? Nous pensions que l'Eglise avait séparé le temporel du spirituel : apparemment, en lisant cela, ce n'est pas le cas. Cela nous fait penser étrangement à une autre religion du désert...

Et n’y a-t-il pas un paradoxe ? Comment se dire militant identitaire opposé à l’immigration et ne pas remettre en cause les propos de personnalités religieuses qui s’en font les complices ?

Nous avons l’impression que c’est plutôt l'auteur de ce texte (voir la fin) qui s'en sert comme dégueulis envers tous ceux qui ne sont pas prisonniers d’un dogme religieux.

Nous avons déjà affirmé à plusieurs reprises : certains catholiques peuvent être des compagnons de route pour combattre un ennemi commun mais leur logique universaliste s’effondre en permanence devant les réalités du sol et du sang.

Mais que cela plaise ou non, nous continuerons sans relâche à critiquer et à combattre tous ceux (papes ou non) qui, au nom d'une religion étrangère à l'Europe ou non, se font les soutiens criminels de l’invasion de notre continent.

Yann

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EDITORIAL - TP MAG N°66 (versão em português)

O pavio está aceso

 

Os homens do Sistema escaparam por pouco. Esquerda e direita revelaram, de forma particularmente espectacular nas regiões de Nord-Pas de Calais-Picardie e PACA, a sua profunda cumplicidade, com o único propósito de salvar as suas prebendas (aquilo a que chamam “salvar a República”).

A vitória deles foi uma vitória de Pirro. O diário “La Provence” (de 14 de Dezembro de 2015) é obrigado a reconhecer, contrariado, que “a paisagem política assemelha-se a um campo de ruínas”. Mas nós somos os homens no meio das ruínas…

Os números são estes: a Frente Nacional, conseguindo 6,28 milhões de votos, passa de 118 a 358 conselheiros regionais. E, quando olhamos de perto para os resultados, vemos desenharem-se realidades no terreno. Assim, no departamento de Alpes de Haute-Provence, Marion Le Pen está à frente em 54 municípios. Tal significa que o segredo de futuros êxitos está na implementação regional e local, com a perspectiva de conquistar câmaras municipais e estabelecer redes eficazes.

Mas o mais importante não está aqui. Está nas perspectivas que se abrem para aqueles que, como nós, consideram que os desafios eleitorais são simples alavancas para contribuir – apenas contribuir – para o derrube do sistema. Este colapso tornar-se-á possível quando, na cabeça das pessoas, tenha progredido a mentalidade revolucionária (o Sistema não se discute, destrói-se).

O essencial é a conquista cultural dos espíritos, que prepara, como ensina Gramsci, a conquista política. Deste ponto de vista, estamos no bom caminho e os menos estúpidos do outro lado sabem-no muito bem (é mesmo o que os inquieta mais). Cabe-nos reforçá-lo.

O sentimento de frustração nascido da decepção de uma vitória roubada deve desencadear, nos eleitores da FN, uma tomada de consciência no sentido de uma radicalização total e irremediável. Radicalização das convicções e radicalização dos projectos. Que permite, de uma vez por todas, acabar com a ilusão de que a direita pode salvar o que quer que seja no naufrágio da sociedade na qual vivemos. Marion Le Pen, a frágil e jovem mulher que mostrou que é de aço temperado, resumiu muito bem a situação ao declarar: “eles ganharam uma eleição mas perderam a própria alma (…) há vitória que envergonham o vencedor (…) As regiões que a esquerda ajudou a direita a ganhar são um presente envenenado (…) Se eles pensam que nos assustam, que nos desencorajam, estão enganados… Vamos redobrar os esforços e a combatividade”.

Enquanto o desemprego, a miséria, a insegurança, a imigração-invasão vão continuar, inevitavelmente, a causar mais estragos, não é tempo para desdenhar da militância, porque existem, claramente, a partir de agora em França, dois campos e apenas dois: os agentes (e as vítimas consentâneas) do Sistema e os Patriotas. Quando o inimigo está aqui, à nossa porta, não é tempo para preciosismos ou para discutir o sexo dos anjos. É por isso que marchamos ao som do canhão.

Pierre Vial

 

tradução por Duarte

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Jacques Sapir, idiot utile du Capitalisme ?

Jacques Sapir délire totalement. Dans un entretien paru dans le dernier numéro de la revue Eléments, il souhaite une alliance des souverainistes du Front de gauche jusqu’au FN. Il plane ! Il y a un fossé qui les sépare irrémédiablement: c'est l'immigration. A moins qu'un des deux partis ne change d'avis sur le sujet (peut-être avec un reniement total de la part du Fn mais nous en sommes loin), il n’y aura jamais d’accord, c'est utopique !


Et quand il dit que le Fn est économiquement incohérent parce qu'il prône la préférence nationale -parce que cela sépare les travailleurs français et étrangers - c'est du grand n'importe quoi ! Même s’il ne parle que de l’emploi marchand (hors secteurs régaliens), l’accès des étrangers au marché du travail permet de faire baisser les salaires. Encore un idiot utile du Capital.


M. Sapir n'a rien d'un identitaire. Il pense que le problème de l'immigration (au niveau culturel et sécuritaire) se réglera après avoir géré les problèmes économiques. Quel naïf. « La question n’est pas de savoir s’il y a trop ou pas assez d’immigrés » Ou quel complice du Grand Remplacement. ..


Que l'économie soit redressée ou non, nous ne voulons pas d'allogènes sur notre terre. Point final.


Yann


Entretien avec Jacques Sapir, In Eléments n°158 janvier - février 2016

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