Résistance Identitaire Européenne

Le prix de la lâcheté

Les Allemands payent, lourdement, le prix du sang. Dont la responsable s’appelle Merkel. Merkel et sa folie idéologique, suicidaire pour le peuple allemand. Mais cette fille de pasteur, employée longtemps par la Stasi avant de s’acheter un passeport d’honorabilité en passant au service des chrétiens-démocrates, ces larbins du Vatican et de la Maison Blanche, n’a que faire du peuple allemand. Qui doit expier pour tous les péchés qu’il a commis, comme le dit l’enseignement de la Bible. Mais il faut, paraît-il, aimer ses ennemis, si l’on en croit les chrétiens. Et ceux-ci doivent ouvrir grands leurs bras à leurs frères musulmans, car l’islam est une

religion d’amour, de paix et de tolérance. En a fait l’expérience le malheureux prêtre catholique égorgé le mardi 26 juillet, au cri de « Allah Akbar », alors qu’il célébrait la messe dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie. Il avait 86 ans. Bel exploit de ses courageux assassins. Le pape exprime « sa douleur ». Pauvre type. S’il était digne de sa fonction il appellerait à la croisade. Mais il préfère se joindre au chœur des lamentations, qui fait bien rire les fous d’Allah. Tandis que les « autorités musulmanes » dûment estampillées par la République française versent des larmes de crocodile. En serrant quand même un peu les fesses : des fois que les Gaulois finiraient par se réveiller et par appliquer la loi du talion… Mais il faudrait, pour cela, qu’ils s’émancipent de la chape de plomb du politiquement correct, mise en œuvre par les autorités officielles et les media aux ordres. Hollande découvre la lune et déclare, effaré, qu’on est en guerre. Bien.

 

Alors il faut faire la guerre. La vraie. Celle qui frappe sans faiblesse, sans hésitation. Mais pour cela il faut avoir quelque chose dans le ventre – et plus bas. Les occidentaux payent leur lâcheté et leur bêtise. Tant pis pour eux. Mais la colère monte contre les incapables et les traîtres censés protéger la population. Aux Européens qui méritent encore ce nom de savoir ce qu’ils ont à faire. En envoyant se faire pendre les pleurnicheurs et les donneurs de leçon de morale.

 

Pierre VIAL

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EDITORIAL - TP MAG N°68 (deutsch version)

Die Mörder sind in unseren Mauern

 

Schon im Kindergarten fängt es an: Dort wird unseren Kindern beigebracht, jedermann sei nett und brav. Besonders dann, wenn er dunkelhäutig und kraushaarig ist oder Muhammad heißt. Dieser ›Jedermann‹ sei unser Bruder, unsere Schwester oder irgendwie verwandt (da ja alle Menschen gleich sind und somit beliebig austauschbar). Wenn sie nach Hause zurückkehren, erhalten die Kinder im Fernsehen dieselbe Botschaft, während sie sich mit Süßigkeiten vollstopfen und mit Coca-Cola vollaufen lassen, die aus ihnen junge Fettleibige machen, unfähig zur geringsten körperlichen Anstrengung, die sie ja ohnehin als ungerechte und nutzlose Schikane empfinden. Wie könnte auch ihre Einstellung eine andere sein, wenn sie den eigenen Vater ausgestreckt auf dem Sofa liegen sehen, der mit der Bierflasche in der Hand (ein Reservepack in unmittelbarer Nähe) lauthals die Verdienste buntscheckiger Fußballspieler lobt, die in einem Monat mehr Geld scheffeln als ein Gallier in 20 Jahren Arbeit? Lauft, ihr Blauen! Zumal sie wahrlich dunkelblau aussehen, wie die Schreiberlinge vom Dienst nicht verfehlen, anzumerken...

Alles in Butter also. Natürlich wird auch ´mal gemeckert, nur aus Prinzip, weil das Leben doch nicht so leicht ist. Doch die Sommerferien stehen bevor mit ihren vergnüglichen Seiten: Die vielen Staus auf überfüllten StraBen, die auf vertraute Weise an die Blechlawinen der Großstadt erinnern, die man eben hinter sich zu lassen geglaubt hat (da fühlt man sich wenigstens zuhause); die Pastis-Runden, die man mit den Campingnachbarn schmeißt, und, als musikalische Umrahmung, die tragbaren Radiogeräte, die das Brüllen, Krächzen und Quäken der Hip-hop-›Sänger‹ zum besten geben; die mit nacktem Fleisch bedeckten Strände, wo man sich schmoren läßt, und die barbusigen Frauen, deren Hängetitten ein wirksames Mittel gegen Liebe sind. Jawohl, Frankreich wird immer Frankreich sein, und ein Maurice Chevalier müßte her, um das alles zu vertonen.

Plötzlicher Szenenwechsel. Die Wirklichkeit schlägt zurück. Die Nachricht läuft über alle Kanäle: Ein Polizist wurde vor seinem Wohnsitz niedergestochen und seiner Frau wurde die Gurgel durchgeschnitten, vor den Augen ihres dreijährigen Sohnes. Die braven Leute sind erschüttert und fragen sich: ›Wie konnte das geschehen?‹ Und der Mörder, dessen Gesicht auf den Bildschirmen erscheint: ›Der kam uns ja so anständig vor, so nett‹, sagen die Nachbarn. Dabei vermeidet man wohlweislich, die Herkunft dieses ›Franzosen‹ anzugeben. Mit Leichenträgermiene spricht der Innenminister als Wortführer des kleinkarätigen Robespierre, der als Ministerpräsident fungiert, sowie des Pfiffikus vom Elyséepalast, sein entrüstetes Erstaunen aus: ›Solche Dinge dürfen in unserer schönen, sauberen Republik nicht sein‹. Dürfen nicht....

Desgleichen ›dürfen‹ Schlägertrupps nicht ins Pariser Necker-Krankenhaus, wo man gerade Kinder operiert.... Dürfen nicht.... Man drückt sich darum zu sagen, was doch augenfällig ist: Wenn man keine Schläger mehr haben will, muß man die Schläger schlagen. Die Bauern wissen das: Wenn man schädliche Tiere, z.B. Beutegreifer, loswerden will, dann gibt es nur eine Antwort.

O jee! Da gerate ich sicherlich ´mal wieder unter Beschuß durch politisch korrekte Gutmenschen, die meinen, es gäbe Dinge, die man nicht aussprechen sollte. So dürfe man nicht sagen, daß die Mörder in unseren Mauern sind, weil man ihnen die Tür geöffnet hat. Die islamischen Fanatiker wissen, daß die westlichen Länder, dieses weiche und feige Ding, nichts anderes sind als eine überreife Frucht, die bald zu Boden fällt. Deswegen rütteln sie am Baum, um zu sehen, was passiert. Und sie sehen: eine am bürgerlichen Individualismus krank und ohnmächtig gewordene Bevölkerung, nicht zuletzt auch in den Reihen der sogenannten ›Nationalen Rechten‹. Denn auch dort scheut man sich, das Kind beim Namen zu nennen (das wäre Rassismus). Man klatscht Beifall, wenn einer große Sprüche klopft. Doch wenn die Stunde des Handelns gekommen ist, herrscht plötzlich gähnende Leere. Sich engagieren? Aktiv werden? Das ist ja ermüdend. Übrigens, so reden uns ›Philosophen‹ ein, ›es hilft alles nichts‹. 

Wir haben uns entschieden, in den Fettnapf zu treten und den Mördern deutlich zu machen: Wenn ihr unser Haus betreten wollt, wird euch das teuer zu stehen kommen. Sehr teuer.

 

Pierre Vial

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L’impasse du populisme assimilationniste

Dans le n°160 (mai-juin 2016) de la revue éléments, le philosophe Vincent Coussedière nous explique dans un entretien sa vision du populisme. Il considère que le peuple français sait instinctivement que la notion de peuple n’est « ni une pure identité ni une pure liberté ». Il ajoute : « c’est pourquoi le peuple n’a voulu ni de l’offre lepéniste ni de l’offre volontariste chevènementiste ».

Le peuple n’a pas voulu de l’offre lepéniste tout simplement parce qu’il ne sentait pas menacé dans son essence. Et quand les menaces sur son identité se sont faites plus précises, la propagande politico-médiatico-judiciaire s’est mise en branle pour empêcher toute résistance identitaire.

Il poursuit : « Incapable de produire une synthèse politique, celle du nationalisme républicain, le Fn est condamné pour le moment à faire le grand écart entre nationalisme identitaire et nationalisme civique ». De tels propos démontrent une méconnaissance totale du Front national. Que ce soit à l’époque de Jean-Marie Le Pen ou de sa fille, le Fn a toujours été un parti assimilationniste. Le problème pour ce parti ne vient pas de l’assimilation mais de la quantité de personnes à assimiler ! Nous pouvons même ajouter que le Fn d’aujourd’hui est encore plus dans la vision républicaine et jacobine. N’allez surtout pas parler du Grand Remplacement à Marine Le Pen ou à Florian Philippot, ceci n’est pour eux qu’un fantasme de l’extrêmedrouaaaate !

Vincent Coussedière nous explique qu’ « un peuple vivant se moque de la question de l’identité, il est un peuple actif voulant continuer à éprouver du plaisir et de la joie dans des mœurs partagées ». C’est totalement faux. Il est vrai qu’un peuple vivant et sain ne passera pas son temps à parler d’identité puisqu’il la vivra. Mais le fait de vivre pleinement son identité est une revendication en soi ! Si le peuple se fichait vraiment de son identité pourquoi continuerait-il à vivre comme ses ancêtres et de surcroît en en étant fier ? Demandons aux Corses, aux Basques, aux Catalans, aux Alsaciens, etc., s’ils se moquent de leur identité…

Et si les questions identitaires se font de plus en plus entendre (face au mondialisme, face à l’islamisation qui découle de l’invasion migratoire), c’est justement parce qu’une majorité de ce(s) peuple(s) ne veut pas disparaître en tant que tel.

Vincent Coussedière nous propose « un dépassement de l’opposition identité-liberté ». « Assimiler, en ce sens, c’est se rendre activement similaire par un travail et non attendre d’être « rempli » par un modèle imaginaire ». Nous voyons bien là les limites d’un tel raisonnement. La France a toujours assimilé – souvent avec succès – des individus venant d’horizons lointains et fort différents culturellement. Mais ils sont toujours restés la partie infime du peuple qui les accueillait.

Assimiler des millions d’étrangers n’est ni possible ni souhaitable. L’ethnie ne fait pas tout mais elle est la base d’un peuple. Sinon le peuple ne sera plus le peuple mais un salmigondis.

Autre remarque : n’y a-t-il pas une contradiction à faire l’éloge du populisme - donc du peuple - quand ce même peuple n’est plus homogène ? Comment vouloir l’essor d’une volonté populaire quand un peuple n’est plus soudé par des origines et des valeurs communes ? Nous le répétons : l’assimilation ne se fera que pour un petit nombre d’individus. Il restera toujours les autres qui ne feront jamais partie du peuple. Quoi qu’en pensent des philosophes populistes qui n’ont pas tout compris – et surtout pas l’essentiel.

Yann

 

Ps : Le populisme est justement le thème du dossier du dernier numéro de notre revue (solstice d’été n°68) qui vient de paraître. Abonnez-vous sans plus tarder !

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Nice. Et après ?

La tragédie de Nice mérite autre chose que des lamentations. Il faut rendre des comptes car cette boucherie a révélé la stupéfiante incompétence des autorités à tous les niveaux (municipal, départemental, régional, national) dont aucun politicien ne peut se dédouaner, du trio Hollande-Valls-Cazeneuve à un Estrosi qui se dépêche d’accuser les autres pour essayer de dissimuler sa responsabilité dans ce carnage puisqu’il est bel et bien comptable de la sécurité des Niçois. Il aurait dû en effet veiller, en tant que premier adjoint de la ville de Nice (où tout le monde sait très bien que tout en n’étant plus officiellement maire il tire toutes les ficelles) à la mise en place d’un système de sécurité à la hauteur d’un événement attirant, comme il était prévisible, une foule de spectateurs, parmi lesquels beaucoup de femmes et d’enfants. Or il se défausse de sa responsabilité, d’une manière indigne que pointe du doigt à juste raison Marie-Christine Arnautu, députée européenne, présidente du groupe FN au conseil municipal de Nice.

La tragédie de Nice suscite une légitime émotion collective. Partagée par tous ? Eh non. Le samedi 16 juillet avait lieu à Forcalquier un mariage maghrébin. Un long cortège de voitures, klaxons bloqués, a envahi le centre de la ville. A une portière, un homme hilare faisait avec ses doigts le V de la victoire. Une heure avant, les media annonçaient que Daesch revendiquait le carnage de Nice…

Celui-ci est une étape dans le processus de guerre enclenché par ceux pour qui la mort de Gaulois, ces mécréants, est une offrande à leur Dieu. Ceux qui nient cela vont être confrontés de façon de plus en plus directe à la colère qui monte chez les Gaulois. Les anesthésistes de tous bords n’y pourront rien. Trop de mensonges, trop d’impuissance, trop d’incompétence, trop de lâcheté (pas d’amalgame, n’est-ce pas ?). Trop, c’est trop.

                                                                       Pierre VIAL

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Vaccins : pourquoi l'amour du profit est dangereux

L'Ordre des Médecins vient de radier le professeur Henri Joyeux. Son crime ?

Avoir dénoncé la disparition d'un célèbre vaccin trivalent prévenant la diphtérie, la poliomyélite et le tétanos, trois maladies pour lesquelles la vaccination est obligatoire en France.

A l'heure où nous écrivons cet article, seuls les vaccins tétravalent (coqueluche en supplément) ou pentavalent (Haemophilus influenzae en supplément) peuvent être une alternative au vaccin hexavalent (hépatite B en supplément) pour le nourrisson après un véritable parcours du combattant pour la famille, le pédiatre et le pharmacien d'officine chargé de la commande.

En revanche, on peut trouver relativement facilement des vaccins trivalents et tétravalents sur le marché mais qui sont contre-indiqués chez le nourrisson. Or la rupture des vaccins tétra et pentavalent compatibles chez le nourrisson perdure depuis plus de deux ans !

Vous l'avez compris, les parents désirant se mettre en conformité avec la loi sont la plupart du temps obligés de vacciner en masse leurs enfants avec l'hexavalent, le plus lucratif pour les firmes, puisqu'il est le seul vaccin compatible et disponible pour le nourrisson. Au lieu de se comporter en catin des multinationales, l'Ordre des Médecins ferait mieux de demander une enquête sur les ruptures de stock aux autorités de santé publique.

Aloys Durans

 

https://www.facebook.com/aloys.durans

 

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La République ? Paix à ses cendres

Les gens qui jouissent encore, provisoirement, du pouvoir – ou qui rêvent de s’y installer – n’ont qu’une seule référence pour justifier leur dogmatisme : les « valeurs de la République ». De Valls-Hollande à Juppé, de Macron à Sarkozy et à Philippot, le couplet est le même. Le problème, c’est qua la République, leur République, est morte.

L’aveu en est fourni par Stéphane Le Foll (le bien nommé…), ministre de l’Agriculture et porte-parole du gouvernement. Interrogé par le journaliste Patrick Cohen, réputé pour servir la soupe aux puissants du jour, il a rassuré son interlocuteur : « Les policiers qui ne respectent pas le droit républicain sont condamnés ». Ah mais !

Oui, bien sûr. Mais changement de ton quand Le Foll est interrogé sur le scandale des tortures infligées à des animaux lors d’abattages rituels. Réponse : en matière d’abattages « il y a un code, des règles ». Cependant… il y a des dérogations. En faveur du hallal et du casher. Et le ministre, piteux : « J’ai essayé de savoir si on peut rediscuter de ces dérogations, les remettre en cause (…) Ce n’est pas moi qui décide et les autorités religieuses me disent non ». Alors et cette laïcité censée régner en République ? Et le beau principe d’égalité ? Pas pour tout le monde bien sûr et en tout cas pas pour ceux qui prennent leurs ordres à Jérusalem ou à La Mecque. En faisant un beau bras d’honneur aux pantins qui sont censés gouverner la France.

                                                               Pierre VIAL

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Editorial TP 68

Les assassins sont dans la maison

Dès la maternelle, on apprend aux enfants que tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Et surtout quand il a la peau sombre et les cheveux crépus ou qu’il s’appelle Mohamed. Ce sont nos frères et nos sœurs, ou au moins nos cousins (puisque tous les hommes sont semblables et donc interchangeables). En rentrant chez eux les enfants reçoivent le même message dans les dessins animés que débite la télévision, tout en s’empiffrant de sucreries et de coca-cola qui en feront de jeunes obèses, incapables d’efforts physiques qu’ils perçoivent d’ailleurs comme d’injustes et inutiles brimades. Comment pourraient-ils penser autrement quand ils voient leur père vautré sur un divan, une canette de bière à la main (le pack de réserve n’est pas loin), célébrant à grands coups de gueule les mérites de footballeurs colorés qui gagnent en un mois plus qu’un Gaulois en vingt ans de travail ? Allez les Bleus ! D’autant qu’ils sont d’un bleu très sombre, comme le commentent avec enthousiasme les journaleux de service.

Donc tout baigne. Certes on grogne, pour le principe, parce que tout de même la vie n’est pas facile. Mais on s’apprête aux joies des grandes vacances : les bouchons sur des routes surchargées qui rappellent de façon sympathique (on n’est pas dépaysés) les embouteillages des grandes villes qu’on vient de quitter ; les tournées à répétition de pastis avec les voisins du camping, en ayant en fond sonore les radios portables grand modèle qui débitent les braillements des « chanteurs » de hip-hop ; les séances de cuisson de la viande étalée sur les plages, avec les mémères dont les seins nus qui s’écroulent sont d’efficaces remèdes contre l’amour. Ah, la France sera toujours la France et il ne nous manque qu’un Maurice Chevalier pour mettre tout cela en chanson.

Et puis changement de décor. Retour au réel. Tous les media l’annoncent en boucle : un policier a été lardé de coups de couteau devant chez lui et sa femme a été égorgée dans sa maison, devant son fils de trois ans. Atterrés, les braves gens s’interrogent : comment cela est-il possible ? Et l’assassin dont la photo apparaît sur les écrans ? « Il avait l’air bien convenable, bien gentil » disent ses voisins. On évite de s’appesantir sur les origines de ce « Français ». Avec sa tronche de croque-mort le ministre de l’Intérieur, porte-parole du Robespierre au petit pied de Matignon et du joyeux drille de l’Elysée, dit sa stupéfaction indignée : il ne faut pas que de telles choses existent dans notre belle et pure République. Il ne faut pas…

De même qu’il ne faut pas que des casseurs s’attaquent à un hôpital Necker où des enfants sont en train d’être opérés. Il ne faut pas… Mais surtout on ne dit pas ce qui est pourtant une évidence : si on ne veut plus de casseurs il faut casser les casseurs. Les paysans le savent bien : quand on veut se débarrasser d’animaux nuisibles, de prédateurs, il n’y a pas trente-six solutions.

Aïe ! Je vais encore m’attirer les foudres des bien-pensants, des gens bien convenables qui trouvent qu’il y a des choses qu’il ne faut pas dire. Il ne faut pas dire que les assassins sont dans la maison parce qu’on leur a ouvert la porte. Les fous d’Allah savent que l’Occident, cette chose molle et veule, est un fruit trop mûr prêt à tomber. Alors ils secouent l’arbre. Pour voir. Et ils voient : une population anesthésiée par un individualisme bourgeois qui sévit même dans les rangs de ce qu’il est convenu d’appeler « la droite nationale ». Où on a peur d’appeler un chat un chat (il paraît que c’est du racisme). Où on veut bien applaudir les discours musclés. Mais quand il est question d’agir, il n’y a plus personne. S’engager ? Militer ? C’est fatigant. Et puis, nous disent des « philosophes », cela ne sert à rien.

Nous, nous choisissons de mettre les pieds dans le plat. Et de dire aux assassins : si vous voulez entrer dans notre maison cela va vous coûter cher. Très cher.

                                                                                   Pierre VIAL

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Brexit : le peuple parle aux élites !

bean doigt d'honneur

 

 

 

Le référendum contre la démocratie ?

 

MATHIEU BOCK-CÔTÉ 
Vendredi, 24 juin 2016 22:36 


"Le référendum britannique n'a pas donné le résultat escompté par les élites. Elles se demandent dès lors, de plus en plus ouvertement, comment neutraliser son résultat. Une chose est certaine : on se jure qu’on ne se laissera plus prendre : on ne fera plus de référendum. Le référendum ne serait pas un mode de consultation accordé aux exigences de la démocratie. Il libérerait les passions et pousserait le peuple à s'approprier la question qu'on lui pose, en l’investissant d’une signification autre que celle qui lui est prêtée par le système médiatico-politique. En gros, on reproche au référendum de politiser la politique, de la délivrer de la gangue gestionnaire et juridique. Par exemple, on ne pardonne pas au peuple d'avoir fait un lien entre la souveraineté britannique et l'immigration massive : ce serait un lien interdit. 
Évidemment, la disqualification du référendum s'appuie aussi sur une disqualification du peuple : celui-ci ne serait pas habilité à se prononcer sur une question aussi complexe que celle de son appartenance à un cadre politique ou un autre. La question de l’appartenance de la Grande-Bretagne serait trop complexe pour lui. Le peuple ne serait pas rationnel : ce serait un animal étrange, inquiétant, qu'il faudrait domestiquer en l'empêchant de faire trop de mal. Les démagogues joueraient avec ses craintes. Depuis ce matin, on nous explique que les électeurs du Leave étaient insuffisamment éduqués, qu'ils étaient trop vieux, qu'ils n'étaient pas assez modernes. L’électorat du Brexit serait composé de rebuts indésirables au sens commun intoxiqué. La marche de l'histoire ne saurait s'encombrer d'un tel bois mort. 
En gros, on considère que leur vote serait moins légitime que celui des partisans du Remain, qui eux seraient éclairés et emportés par le vent du progrès. On l’a dit et redit : les éduqués et les instruits étaient massivement pour le Remain. Il serait regrettable qu’ils aient à subir les préférences politiques de leurs mauvais concitoyens. Nuançons quand même: on adule la jeunesse sophistiquée parce qu’elle embrasse le rêve européen. Il faudrait quand même se rappeler qu’au vingtième siècle, si nous avions toujours suivi par jeunisme les préférences idéologiques des jeunes générations, la liberté politique serait aujourd’hui en bien mauvais état. On pourrait en dire de même de l'intelligentsia qui n'est pas toujours éclairée. On ne doit ni idéaliser la jeunesse, ni la diaboliser. 
Que faire pour se débarrasser du peuple: telle est la question ? En temps normal, on judiciarise la politique : on passe de la souveraineté populaire au gouvernement des juges. On technocratise aussi la vie politique : il faudrait dissoudre la charge politique des enjeux électoraux pour les transformer en questions strictement techniques. Mais lorsqu'on pose ouvertement la question d'un peuple à un ensemble politique, que faire? Comment faire taire le peuple. La solution prescrite depuis près de 24h, c'est tout simplement de cesser de le consulter. Cette tentation de déconstruction du peuple s'opère essentiellement au nom du parachèvement de la démocratie, qui ne serait jamais aussi belle que lorsqu'elle parvient à se priver du demos. C'est au nom d'une démocratie évoluée qu'on étouffera le principe premier de la démocratie : la souveraineté populaire."

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