Résistance Identitaire Européenne

Les Gilets jaunes d’un point de vue autochtoniste

Le mouvement des « Gilets jaunes » mérite qu’on s’y intéresse d’un point de vue autochtone ou autochtoniste car il traduit sociologiquement une exaspération des natifs.

Ce mouvement, on l’a dit et répété dans tous les médias, s’enracine dans la « France périphérique » décrite par le géographe Christophe Guilluy. Il est symptomatiquement boudé par ce que nous avons nommé la « petite noblesse » de nouveau régime. Cette « petite noblesse » autochtone, environ 10 millions d’individus, qui habite les beaux quartiers et les centres des grandes métropoles profite pleinement de la mondialisation, capte l’essentiel des richesses du pays et  soutient donc le régime-Système de manière indéfectible. Les Allochtones des banlieues quant à eux, 15 à 17 millions d’individus, ne se sentent pas concernés par ce mouvement, soit parce qu’ils ne travaillent pas, soit, lorsqu’ils travaillent, parce que des transports quasi gratuits sont mis à leur disposition. Reste donc cette France périphérique délaissée, celle des Gilets jaunes : une France populaire blanche comme on peut le voir sur toutes les images !

Le mouvement des Gilets jaunes est donc un mouvement à 99% autochtone. C’est d’ailleurs ce qui ne plaît pas à certains commentateurs, d’où leur remarques racistes sur le caractère « populiste », ou d’extrême droite, de celui-ci : ce qui est trop blanc et pas assez métissé est toujours suspect.

Indéniablement, et il serait erroné de pas prendre en compte cette dimension, le mouvement des Gilets jaunes est aussi un  mouvement identitaire. Certes, l’élément déclencheur a été l’augmentation des prix du diesel et de l’essence, mais il ne faut pas ignorer que bouillonne en dessous ce sentiment d’être marginalisé tant économiquement, socialement, culturellement, que sociétalement. Les délocalisations, l’immigration de peuplement, la remise en cause des modes de vie, l’insécurité culturelle, le déclassement… constituent le terreau de la révolte. Qui sont ceux qui participent au mouvement ? Les gros bataillons sont essentiellement constitués des électeurs de Marine Le Pen, des électeurs blancs de Mélenchon (la France insoumise est de fait coupée en deux par une frontière identitaire) et de ceux qui ne participent plus aux élections (les « abstentionnistes »).   

 Cette agitation autochtone est selon nous révélatrice d’un malaise identitaire et d’une évolution vers une prise de conscience d’appartenance. Cependant, en elle-même, elle ne sert à rien.  Ce qui condamne par avance le mouvement des Gilets jaunes est qu’il ne s’inscrit dans aucune planification stratégique : ce n’est qu’une « jacquerie » et un mouvement d’humeur spontané.

Pourquoi la « planification stratégique » ? Gene Sharp, le concepteur américain des révolutions de couleur, donne l’exemple d’une personne qui veut faire un voyage. Cette personne va, explique Sharp, définir son moyen de transport (la voiture, le train, l’avion, le bateau ?), va regarder si elle dispose de suffisamment d’argent (dans le cas contraire, elle va imaginer un moyen de s’en procurer), va décider où manger et où dormir si le voyage est long, va s’enquérir des documents nécessaires (passeport, visa ?) et de comment les obtenir, et va prendre des dispositions pour pallier son absence durant le voyage (qui va garder le chien ?). Cette planification que tout le monde fait lorsqu’il s’agit de voyager est rarement faite par les représentants de mouvements politiques et sociaux. C’est la raison, selon Sharp, de leurs échecs.

Le mouvement des Gilets jaune est dans la situation d’un homme qui un beau matin quitterait son domicile pour visiter la Chine sans passeport ni moyen de transport, avec 20€ en poche. Certes, cet homme causerait l’émoi dans sa famille mais quelles seraient ses chances d’atteindre son objectif ?

De ce point de vue, le blocage des routes est un « coup », même pas un engagement tactique puisque l’engagement tactique n’a de sens que s’il s’inscrit dans une stratégie globale qu’il est en charge de faire progresser.

En résumé :

  • Le mouvement des Gilets jaunes est un mouvement principalement composé d’Autochtones
  • C’est donc un mouvement qui exprime des préoccupations sociales mais aussi identitaires
  • Ce mouvement n’est pas organisé et ne s’inscrit dans aucune stratégie à long terme. Ces chances de régler le malaise global de la population autochtone (nous ne parlons pas ici du prix des carburants) sont quasi nulles. Le ressentiment qui s’ensuivra n’en sera que plus âpre.

En conclusion, du point de vue autochtoniste, nous pouvons dire que ce mouvement montre le désarroi grandissant d’une population autochtone assujettie par le régime-Système. Ce désarroi n’aboutira à rien s’il n’est pas mis en forme par la fraction consciente du peuple autochtone. Mais, incontestablement, les digues mentales qui empêchaient l’avènement d’une conscience nationale autochtone commencent à se fissurer. Tout dépend désormais de la volonté des Réfractaires, c’est-à-dire des Autochtones solidaires du destin de leur peuple. Sauront-ils enfin organiser leur peuple ? Je vois à l’instant sur BFM-TV qu’une trentaine de manifestants ont bloqué les Champs Elysées tout à fait légalement, puisqu’ils se sont contentés de traverser et de retraverser des passages piétons. Imaginez un instant ce que serait le mouvement des Gilets jaunes si un Etat parallèle autochtone l’inscrivait dans la cadre d’une stratégie globale de libération autochtone !   

Antonin Campana

http://www.autochtonisme.com/2018/11/les-gilets-jaunes-d-un-point-de-vue-autochtoniste.html

 

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La Mètis, cette ruse qui fit les succès d’Ulysse

ulysse ruse moutons cyclope Copier

 

Au cœur de l’Iliade, se trouvent contées les aventures d’Ulysse. Cet homme est devenu une légende tant il affrontera de situations tout en en sortant vainqueur. Dominique Venner nous rappelle qu’on trouve dans ce récit, toute une tradition, un modèle qui a traversé les temps, mais qui est à faire revivre.

Pourtant il est une thématique qui nous semble bien difficile à aborder à nous autres qui nous voulons gardiens de l’Honneur et de la Fidélité. Il s’agit de la Métis, cette ruse qu’Ulysse utilisera tant de fois pour se sortir de mauvais pas (Le cheval de Troie, cachés sous les moutons, attaché au mat du bateau face au chant des sirènes…). Pénélope elle-même l’utilisera en défaisant son ouvrage pour faire patienter ses courtisans !

Quand on est acculé et prêt à succomber face à l’adversaire, on se doit d’entrer dans un mode de défense beaucoup plus subtil. La ruse doit être à nos côtés, lorsque cela s’avère nécessaire. Aujourd’hui on pourrait envisager de passer en mode « guérilla » pour trouver la faille du dragon et le vaincre, si fort soit il !

« La métis est bien une forme d’intelligence et de pensée, un mode du connaitre ; elle implique un ensemble complexe, mais très cohérent d’attitudes mentales, de comportements intellectuels qui combinent le flair, la sagacité, la prévision, la souplesse d’esprit, la feinte, la débrouillardise, l’attention vigilante, le sens de l’opportunité, des habiletés diverses….*1

Cette intelligence pratique doit aider à trouver le succès dans le domaine de l’action. La métis doit être rapide, prompte comme l’occasion qu’elle doit saisir au vol, une fois qu’elle se présente.

ulysse face aux sirènes Copier

Loin du simple opportunisme celui qui veut utiliser la métis, la ruse doit être capable de prévoir le futur qui pourrait advenir, pour saisir l’occasion prévue, et permettre alors de remporter la victoire, tout comme on l’avait escompté.  Il s’agit de « se faire relativement à l’avenir la plus juste idée sur les perspectives les plus étendues, et de prévoir au mieux les avantages et les inconvénients dissimulés dans l’invisible »…*2

Loin d’être déshonorante, cette pratique doit être réhabilitée quand on est en situation de danger manifeste. Jamais nous n’avons été confrontés à de telles menaces de destruction de nos identités. « La Terre Sainte que nous devons délivrer, notre Terre Sainte, c’est notre Terre d’Europe, la Terre de nos pères, notre patrie européenne.” Pierre Vial

Observons notre environnement, et commençons par agir sur ce qui dépend de nous ! Seuls ou unis, chacun peut être le moteur d’une initiative…

Athéna  déesse de la sagesse, de la guerre et de la stratégie militaire n’est-elle pas la  fille de Zeus et de Métis ?

Roberto Fiorini

*1 – P 10 – « Les ruses de l’intelligence, la métis des Grecs » - JP Vernant, M Detienne.

*2 - P 25 – « Les ruses de l’intelligence, la métis des Grecs » - JP Vernant, M Detienne.

 

pénélope ruse Copier

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La mètis des Grecs... la ruse oubliée dans notre Histoire

Notion mêlant ruse, prévision, débrouillardise, la "mètis" s'exerçait dans la Grèce antique : savoir-faire de l’artisan, habileté du sophiste, prudence du politique... À partir du Vème siècle, les philosophes l'ont refoulée. En 1989, deux universitaires la remettent à l'honneur dans un essai. Ulysse (gravure de 1880), le héros humain de la métis Ulysse (gravure de 1880), le héros humain de la métis• Crédits : Getty Les éditions Flammarion rééditent dans la collection Champs Essais Les ruses de l’intelligence : la mètis des Grecs de Marcel Detienne et Jean-Pierre Vernant, paru à l'origine en 1989. La mètis, entre ruse et prudence L’ouvrage constitue le résultat de dix ans d’enquête sur une notion complètement oblitérée par les hellénistes modernes et contemporains, notion qui a pourtant irrigué tout le monde grec pendant plus de dix siècles. Cette notion, c’est la mètis, [qui s’écrit m – e accent grave – t – i – s] qui selon les mots des auteurs constitue "un ensemble complexe, mais très cohérent, d’attitudes mentales, de comportements intellectuels qui combinent le flair, la sagacité, la prévision, la souplesse d’esprit, la feinte, la débrouillardise, l’attention vigilante, le sens de l’opportunité, des habiletés diverses, une expérience longuement acquise ; elle s’applique à des réalités fugaces, mouvantes, déconcertantes et ambiguës, qui ne se prêtent ni à la mesure précise, ni au calcul exact, ni au raisonnement rigoureux." La mètis, pourtant, n’a jamais fait l’objet d’aucune formulation explicite ou d’aucun traité, aucun texte n’en donne les fondements précis, ni les ressorts. Les philosophes n’en parlent pas ou peu. Pour Platon, la mètis, tout comme la dextérité (euchéria), la sûreté du coup d’œil (eustochia) ou encore la pénétration de l’esprit (agchinoia) relèvent toutes d’un mode de connaissance extérieur au savoir véritable, elles sont, d’une certaine manière, étrangères à la vérité. Ça n’est pas le cas d’Aristote, chez qui la notion de « prudence », la fameuse phronesis, vertu pratique par excellence, se rapproche grandement de la mètis. Mètis, femme de Zeus, mère d’Athéna La mètis, c’est donc cette forme particulière d’intelligence, cette prudence avisée, perçue tantôt comme l’intuition suprême, tantôt comme la ruse absolue. Mètis, c’est aussi, et avant tout, le nom d’une déesse, fille de Téthys, la déesse de la fécondité marine, celle qui reçoit le soleil qui vient tous les soirs se coucher au terme de son voyage céleste et d’Okéanos, lui même fils d’Ouranos, le Ciel, et de Gaïa, la Terre. Mais si les Grecs la connaissent, c’est surtout parce qu’elle occupe une place éminente dans l’économie du monde divin. Elle est la première épouse de Zeus, celle qu’il mène à son lit aussitôt la guerre contre les Titans terminée. Sans son secours, sans l’appui des armes de ruse dont elle dispose, il n’aurait pas pu vaincre. Elle marque le couronnement de sa victoire et consacre sa primauté de monarque. Mais Zeus ne s’est pas contenté de s’unir à Mètis. Après qu’elle ait accouché d’Athéna, il l’avale. Sage précaution soulignent Détienne et Vernant, car si Zeus ne l’avait pas fait, Mètis aurait accouché d’un fils plus fort que lui et qui l’aurait sans doute détrôné. Ainsi, en avalant la déesse Mètis, Zeus est devenu le Dieu par excellence de la mètis, de ce mélange particulier de prudence et de ruse qui lui ont permis non seulement de conquérir le pouvoir, mais aussi de l’exercer et de le conserver. Il n’y a plus de mètis possible en dehors de Zeus et contre lui ou plutôt sa mètis est devenue la mesure de toutes les autres mètis. Pas une ruse ne se trame dans l’univers sans passer d’abord par son esprit. Rien ne peut le surprendre, tromper sa vigilance ou contrecarrer ses desseins. D’autres dieux, cependant, sont pleins de mètis. Héphaïstos, Hermès, Aphrodite. Athéna, bien sûr, puisqu’elle est le fruit des entrailles de sa mère, la déesse Mètis, au point d’être parfois même appelée Athéna Mètis. D’après les récits mythiques, elle jaillit dans l’éclat de la lumière et du tumulte, vêtue de bronze, poussant un immense cri de guerre. Sa force, elle la doit à son courage, à la hardiesse de son coup d’œil, à la rapidité de son exécution. Elle la doit surtout à sa mètis, qui chez elle se rapproche autant de l’habileté du renard que de son regard éclatant qui se mêle au feu terrifiant du bronze qui la pare. Mère de toute force et intelligence Mais la mètis n’est pas que l’apanage des dieux. Pour cela, il faut se rendre chez Homère et rouvrir le 13ème chant de l’Illiade, dit épisode des Jeux. Tout est prêt pour la course de chars. Le vieux Nestor, modèle du sage, prodigue des conseils à son fils Antiloque. Le garçon est fort talentueux bien que jeune, mais ses chevaux ne sont pas très rapides par rapport à ceux de ses adversaires. Nestor lui dit alors "À toi donc, mon petit, de te mettre en tête une mètis multiple pour ne pas laisser échapper le prix." Puis le chant se poursuit pour se transformer en louange : "C’est par la mètis, plus que par la force que vaut le bûcheron. C’est par la mètis que sur la mer vineuse l’homme de barre guide le bâtiment de course en dépit du vent. C’est par la mètis que le cocher l’emporte sur son concurrent." Par une manœuvre plus ou moins frauduleuse, Antiloque finit par gagner la course. Nestor commente : "Qui connaît les tours, même s’il conduit des chevaux médiocres, l’emporte."  

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La Mètis, cette ruse qui fit les succès d’Ulysse (Juillet 2017)

http://www.terreetpeuple.com/terre-et-peuple-magazine-communaute-6/586-terre-et-peuple-magazine-n-72-ete-2017/1924-la-metis-cette-ruse-qui-fit-les-succes-d-ulysse.html

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Pendant que les Français sont surtaxés, les députés ne paieront plus de CSG sur leurs frais de mandat parlementaire

IMPÔTS - Les députés ont voté la suppression de leur indemnité représentative de frais de mandat (IRFM) avec en remplacement un nouveau système de remboursement sur justificatifs. Ce changement amène une suppression de la cotisation sociale généralisée (CSG) pour les parlementaires dans un contexte où elle devrait augmenter d'1,7 point pour l'ensemble des Français en 2018. Un député y voit là une "exonération d'impôt inexplicable".

"Très franchement, comme beaucoup de députés, j'ai découvert ce point avec l'intervention de Marc Le Fur (jeudi à l'Assemblée nationale)". Les mots sont du député la France Insoumise Éric Coquerel, contacté par LCI au sujet de la suppression de la CSG* sur les frais de mandat parlementaires. Dans l'ancien système, l'IRFM*, les députés touchaient une indemnité de 5.840 € bruts par mois de laquelle étaient déduits 438€ de CSG et 29,20€ de CRDS*. Soit 467,20€ mensuels d'impôt sur les frais de mandat.

Mais la mise en place prochaine du nouveau système de remboursement des frais parlementaires sur présentation de justificatifs (sur la base de factures) met fin à ces prélèvements, ce qui n'a pas été du goût du député Les Républicains Marc Le Fur qui s'en est fait l'écho jeudi dans l'Hémicycle en dénonçant un "tour de passe-passe fiscal". Contacté par LCI, le député LR des Côtes-d'Armor s'interroge : "Vous trouvez vraiment normal qu'on applique une éxonération d'impôt dans une loi qui serait une loi de moralisation ?"

 

suuite https://www.lci.fr/amp/politique/les-deputes-ne-paieront-plus-de-csg-sur-leurs-frais-de-mandat-parlementaire-2060523.html?fbclid=IwAR0H_Ijs8vpWzjwAcPLqYRrWbJp_VoqbYuNh47Xql9p_q26w_Vi1ieDHN4Y

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