Résistance Identitaire Européenne

Régions d'Europe


LITTÉRATURE - TRADITIONS : SPÉCIAL BRETAGNE

 

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La légende de la mort

Ce livre est le fruit d’un long collectage auprès de la population rurale de Basse-Bretagne, à l’époque brittophone dans sa quasi-totalité. La plupart de ces légendes lui ont donc été contées en breton…

L’imaginaire collectif des Bretons se retrouve dans cette Légende de la Mort, où nul n’est effrayé par l’ombre de l’Ankou (représentation personnifiée de la mort) ou bien le peuple des Anaon (âmes défuntes) et pour qui les kannerezed noz (lavandières de la nuit) ont gardé leur pouvoir enchanteur. Ces récits fantastiques et populaires sont un fidèle miroir de la sensibilité des Bretons qui, comme les Celtes d’Outre-Manche et même les Anglo-Saxons sont portés sur les légendes et phénomènes paranormaux : les intersignes, l’Ankou, moyen d’appeler la mort sur quelqu’un, les noyés, les villes englouties, les assassinés et les pendus, l’Anaon, les revenants, l’enfer, le paradis…

La préface de Léon Marillier, parue dans la première édition qui est publiée ici, donne un éclairage particulièrement intéressant sur la relation des Bretons avec la Mort. Il rapproche aussi les croyances, les usages et les rites qui se rapportent aux morts avec les usages funéraires d’un grand nombre de peuples et les conceptions qu’ils se forment de la nature de l’âme et de sa destinée après la mort.

Anatole Le Braz (1859-1926) est né à Saint-Servais (Côtes-d’Armor). Il a écrit beaucoup d’ouvrages sur les traditions en Bretagne. Collecteur infatigable de contes, chansons et légendes populaires, il est considéré, avec Hersart de La Villemarqué, comme un des piliers du renouveau de la culture traditionnelle et populaire en Bretagne.

À commander ici.

 

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Le Barzaz Breizh

Le Barzaz Breiz, ou en français « Recueil de poèmes de Bretagne », est tout simplement un recueil de chants populaires bretons, des chants récoltés auprès de la population bretonne au début du XIXe siècle par le Marquis Hersart de la Villemarqué (Kervarker en breton). La première édition de ce recueil est parue en 1839 et comporte une centaine de chansons, présentées avec leur traduction en français et la mélodie, classées en trois catégories :

– les « gwerziou » : chants mythologiques, héroïques, historiques et ballades,
– les « soniou » : chants de fêtes et d’amour,
– des légendes et chants religieux.

Le Barzaz Breiz regroupe des chansons issues de toutes les régions de Bretagne. L’origine des chansons, les bardes, la vie et les croyances des Bretons depuis le Moyen Âge jusqu’à son époque, la langue bretonne, tout cela y est indiqué et chaque chanson est précédée et suivie de commentaires détaillés.

L’auteur du Barzaz Breiz, Théodore Hersart de La Villemarqué, fut un ancien élève de l’École des Chartes. Il naît en 1815 à Quimperlé et partage son enfance entre Cornouailles et la campagne avoisinante. Il est élevé dans une famille qui ne s’exprime qu’en français mais il est immergé de manière permanente dans le breton local qui est la seule langue utilisée dans les campagnes à cette époque, et il le parle couramment.

Entre 1833 et 1837, il va sillonner les campagnes de Cornouailles où il notera le répertoire des poésies et gwerz (chant racontant une histoire, ballade) chantées par les paysans. En 1837, ses carnets comportent près de 300 pages de transcriptions et notes diverses. Il se lance alors dans un travail de sélection et de restauration des textes recueillis, qu’il traduit et commente.

L’ouvrage connaîtra un succès immédiat dès sa publication. Des commentaires élogieux paraissent dans la presse bretonne, mais également dans la presse parisienne. Le succès dépasse même les frontières où son ouvrage sera apprécié et traduit. Théodore Hersart de La Villemarqué poursuit alors ses travaux. Il publie une seconde édition enrichie en 1845, puis en 1867. En 1846, on lui décerne la Légion d’honneur. Il entre à l’Institut en 1858.

Vers 1867 les premiers doutes sur l’authenticité des chants du Barzaz Breiz, jusqu’alors exprimés à mots couverts, sont étalés publiquement. Des controverses passionnées sont ouvertes. La Villemarqué est accusé d’avoir inventé de toute pièce les chants populaires ainsi que les mélodies qui les accompagnaient. On va même jusqu’à dire qu’il a écrit ses textes en français puis les a fait traduire en breton, ne maîtrisant pas la langue.

La Villemarqué meurt le 8 décembre 1895 près de Quimperlé.

À commander ici.

 

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Légendes celtiques de Bretagne

Ce livre se veut un florilège des légendes bretonnes. La Bretagne comme les autres pays celtiques est une terre de légendes. C’est un pays où le mythe et la réalité se confondent, sans que l’on puisse discerner lequel est prépondérant. La Bretagne, c’est le pays des enchantements, c’est le pays où tout est sacré ! C’est le pays où se déversent en nous les siècles passés.

Dans cet ouvrage, on trouvera, en premier lieu, les textes fondateurs de la nation bretonne :

  • Conan Mériadec et l’arrivée des Bretons en Armorique.
  • Le Roi Arthur et le royaume des deux Bretagnes.
  • La légende de l’hermine.
  • Puis suivent tous les personnages clés du légendaire populaire : l’Ankou, les lavandières de la nuit, les korrigans, les morganes, les fées… mais aussi les intersignes ou la barque fantôme.
  • Le légendaire breton a influencé la culture européenne. Chrétien de Troyes, Marie de France ou Richard Wagner et bien d’autres, s’en sont emparé :
  • Merlin, le Roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde,
  • Tristan et Iseult. Mais aussi,
  • La fée Carabosse,
  • Gilles de Rais qui a inspiré Barbe Bleue.

Ces légendes font partie de l’âme bretonne. Elles sont la porte d’entrée de l’imaginaire d’un peuple.

À commander ici (ou ici en version luxe).

 

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Légendes du diable chez les Bretons

Le livre se devait de commencer par la légende de la ville d’Is narrée magnifiquement par Michel Cazenave, ancien responsable de programmes sur France Culture et spécialiste de la mythologie et des légendes celtiques.

Suivent une dizaine d’histoires et autres contes, collectés, adaptés ou traduits par Claude Trividic, qui nous font découvrir un autre pan de l’univers « magique » des Bretons. Le style est alerte : de nombreux dialogues entremêlent le français et le breton donnant ainsi de l’authenticité aux récits (avec la traduction pour les non-bretonnants, eveljust !).

Ce livre, tout à fait dans l’esprit de la Légende de la mort apporte un nouvel éclairage sur les relations des Bretons avec le diable. Mais au bout du conte, qui sera le plus « malin » ?

Claude Trividic du Cap Sizun, s’est attaché à retrouver les légendes connues des anciens. Il a aussi traduit en français pour le présent ouvrage, des textes en breton d’Eostig Kerinek, Yvon Crocq, et Erwan ar Moal, notamment « Pipi Gonto ». Parmi ses précédents livres, Les contes du Cap Sizun ont été un succès local.

À commander ici.

 

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La légende de la Ville d’Is

Une Atlantide bretonne ? Mais pas seulement ! La légende de la submersion de la ville d’Is engloutie au fond de la baie de Douarnenez est une des légendes bretonnes les plus célèbres. Mais les auteurs entendent démontrer avec cet ouvrage que derrière cette image folklorique se dissimule la figure du mythe celtique de la femme de l’Autre Monde : la fameuse banshee irlandaise.

La légende bretonne de la ville d’Is, engloutie en raison des péchés de ses habitants, connut de nombreuses modifications au fil des siècles qui en défigurèrent le sens.

Car cette légende fut en effet, dès l’époque médiévale, l’objet d’une réinterprétation des hagiographes et chroniqueurs bretons qui la réorientèrent pour la plus grande gloire de saint Guénolé, premier abbé de Landévennec et de saint Corentin, premier évêque de Quimper.

C’est ainsi que Dahud, fille de Gradlon, roi de Cornouaille fut séduite par le Diable, à qui elle offrit, après les avoir subtilisées, les clefs des écluses, provoquant la submersion de la ville. Le roi ne devant son salut qu’à l’intervention de saint Guénolé !

Les auteurs s’attachent dans cet ouvrage à retrouver le sens originel de cette légende altérée depuis sa christianisation. Diabolisée à l’époque médiévale, le personnage de Dahud nous est désormais dévoilé : la représentante de ce qu’il subsiste dans le folklore breton du mythe celtique de la femme de l’Autre Monde, la fameuse banshee irlandaise.

Trois annexes apportent au lecteur, en complément, les textes bretons (avec leurs traductions) à l’origine de cette légende.

Françoise LE ROUX et Chr.-J. GUYONVARC’H figurent parmi les meilleurs spécialistes du monde celtique. Ils sont auteurs de plusieurs centaines d’articles et de nombreux ouvrages traduits en une demi-douzaine de langues.

Fr. LE ROUX, co-fondatrice de la revue d’études celtiques Ogam, était spécialisée dans l’histoire des religions.

Chr.-J.GUYONVARC’H, docteur d’État, spécialisé dans l’étude des textes irlandais médiévaux, fut professeur honoraire de celtique à l’université de Rennes II.

Pour commander, c’est ici.

 Sources : Breizh-info.com

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6 châteaux d’Alsace à découvrir sur la route des vins

Entre Thann et Wissembourg, la route des vins d’Alsace sillonne, par monts et par vaux, les plus beaux villages du Haut et du Bas-Rhin. 170 km de paysages viticoles émaillés de sites historiques, dont de magnifiques forteresses médiévales restaurées ou en ruines. Eguisheim, Wettolsheim, Kaysersberg, Riquewihr, Orschwiller, Lembach…  Cap sur les châteaux d’Alsace à découvrir absolument sur la route des vins.

 

1)    LES TROIS CHÂTEAUX DU HAUT-EGUISHEIM (EGUISHEIM - HAUT-RHIN)

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Des trois châteaux du Haut-Eguisheim, il ne subsiste aujourd’hui que trois donjons en grès rose coiffant la colline du Schlossberg. Au centre, on trouve le Wahlenbourg, au nord le Dagsbourg et au sud le Weckmund. À 591 mètres d’altitude, ils dominent la plaine de Colmar et les vignobles d’Eguisheim, labélisé plus beau village de France, depuis le XIe et le XIIe siècle. Situé sur la route des cinq châteaux, ce site emblématique ouvre la voie vers le château du Hohlandsbourg et le Pflixbourg.

 

2)    LE CHÂTEAU DU HAGUENECK (WETTOLSHEIM- HAUT-RHIN) 


Niché au cœur de la forêt, le château du Hagueneck est accessible après une marche douce de 45 minutes depuis le village de Wettolsheim. Classé aux monuments historiques, cette demeure du XIIIe siècle ne remplissait pas de fonction militaire, contrairement à son voisin le château du Pflixbourg (Wintzenheim - Haut-Rhin). Étape incontournable de la route des cinq châteaux, cette forteresse de garnison en granit du début du XIIIe siècle surplombe l’entrée de la vallée de Munster à 454 mètres d’altitude. 

 

3)    LE SCHLOSSBERG (KAYSERSBERG - HAUT-RHIN) 

 

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Membre de l’association des plus beaux villages de France et élu village préféré des Français en 2017, Kaysersberg possède son château impérial : le Schlossberg. Bâti vers 1200, ce château classé aux monuments historiques se distingue par son imposant donjon cylindrique dont les murs affichent 4 mètres d’épaisseur environ. Pour gagner le sommet, il faut escalader une centaine de marches. La récompense ? Une vue imprenable sur la vallée de la Weiss et les Vosges.

 

4)    4) LE CHÂTEAU DES COMTES DE WURTEMBERG-MONTBÉLIARD (RIQUEWIHR – HAUT-RHIN)

 

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Le long de la route des vins, impossible de manquer Riquewihr, « la perle du vignoble alsacien ». Érigé entre 1498 et 1558 par les comtes de Wurtemberg, son château Renaissance arbore un pignon crénelé surmonté de bois de cerf (emblème de la famille). Au cours de l’histoire moderne, ce château vendu comme bien national a été transformé en école communale puis en musée. Pour en savoir plus sur Riquewihr et ses monuments, rendez-vous à l’office du tourisme, qui organise des visites gratuites de la ville en été.

 

5)    LE CHÂTEAU DU HAUT-KOENIGSBOURG (ORSCHWILLER – BAS-RHIN)

 

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Dressé à 800 mètres d’altitude sur un éperon rocheux, le château du Haut-Koenigsbourgpropose une immersion totale dans le quotidien des seigneurs alsaciens du Moyen Âge. Fidèlement reconstituée, la forteresse entraîne les visiteurs sur les traces de Frédéric Barberousse, Maximilien d’Autriche ou l’empereur Guillaume II de Hohenzollern. Après avoir franchi le pont-levis, il est possible d’explorer les habitations aménagées et meublées, admirer les collections d’armes anciennes ou de grimper au sommet du donjon pour profiter d’un panorama embrassant les Vosges, la Forêt-Noire et les Alpes par beau temps. À l’extérieur du château fort, le jardin médiéval suit un plan précis s’articulant autour d’un potager où sont cultivés des légumes, des plantes aromatiques et des herbes médicinales.

 

6)    LE CHÂTEAU FORT DE FLECKENSTEIN (LEMBACH – BAS-RHIN)

 

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Forteresse en partie troglodytique, le château de Fleckenstein s’insère dans une barre rocheuse longue de 100 mètres. Perchée à 340 mètres d’altitude, cette citadelle imprenable du XIIe siècle offre une vue dégagée sur la vallée de la Sauer. Situé à 20 km d’Haguenau, au cœur du parc naturel régional des Vosges, le Fleckenstein accueille près de 100 000 visiteurs par an.

https://www.voyage.fr

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L'Alsace, Terre d'Europe

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Pour L'Eurosibérie

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L’OTAN : dix années de honte et d’ignominie 

Nous dit le général Léonid Ivashov

Le général Léonid Ivashov est vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques. Il a été chef du département  des Affaires générales du Ministère de la Défense de l’Union Soviétique, secrétaire du Conseil des ministres de la Défense de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), chef du Département de coopération militaire du ministère de la Défense de la Fédération de Russie. il était chef d’état-major des armées russes, lors des attentats du 11 septembre 2001. il a écrit cet article spécialement pour Balkans Infos.

Le 24 mars 1999, dans le ciel de la République de Yougoslavie, ont retenti soudain les hululements des sirènes et le fracas sourd des détonations, puis se sont élevées les lueurs des incendies. Des maisons brûlaient, s’écroulaient, des enfants, des vieillards et des femmes trouvaient la mort. Par vagues successives arrivaient des centaines d’avions, détruisant tout ce qu’il y avait de vivant sur le territoire de ce petit pays d’Europe.

C’était comme un retour aux années 40 du XXe siècle, celles du nazisme d’Hitler, sauf que les armes et les moyens techniques de destruction frappant la population et les systèmes d’approvisionnement étaient plus modernes, plus puissants. Mais ce qui s’était passé dans les années 40, la communauté européenne le comprenait parfaitement bien : les fascistes avaient pris le pouvoir en Europe, et on ne pouvait pas les considérer comme faisant partie de la civilisation – ce n’était pas des êtres humains.

Mais comment appréhender ces événements de 1999, alors qu’on était au seuil du XXIe siècle, que partout s’imposait la démocratie occidentale et que tous condamnaient le totalitarisme ?

Zone de Texte:  Sur les écrans de télévision, on a vu les représentants des pays et organisations les plus « démocratiques » parler d’une action préventive visant à éviter une catastrophe humanitaire dans les Balkans. Or cette même catastrophe, cela faisait presque dix ans qu’elle meurtrissait la grande Yougoslavie et que les victimes en étaient  justement les Serbes. Madeleine Albright, autour de qui ne cessaient de tournoyer Robin Cook, ministre britannique des Affaires Etrangères, et le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, tels des diables de l’enfer, s’efforçaient de faire croire à la communauté internationale que ce n’était pas une agression, ni des bombardements touchant une population civile, mais que ce n’était qu’une action visant à défendre des Albanais kosovars épris de liberté. Et, par dérision, ils avaient même appelé cette opération militaire, ne comprenant que des bombardements, « l’ange de miséricorde ».

Il est impossible de comprendre tout cela si on ne lit pas l’aveu significatif d’un des plus grands démocrates occidentaux, Winston Churchill : « Dans l’histoire de la diplomatie des puissances occidentales, entichées de démocratie, on voit en filigrane une longue liste de crimes, d’égarements et de malheurs pour l’humanité ».

Ce qui s’est passé  en Yougoslavie  n’est qu’un égarement de plus dans la liste.

C’est précisément de cela qu’on a parlé à la conférence internationale consacrée au 10ème anniversaire de la mission « pacifique » de l’OTAN dans les Balkans, qui s’est tenu à Belgrade les 23 et 24 mars 2009. On y a vu des représentants de nombreux pays du monde, des hommes politiques et des responsables militaires connus, des professeurs de droit international, des spécialistes de la sécurité, de l’écologie, des journalistes et des gens simplement honnêtes.

Au cours de cette conférence, on a vu ressurgir des tréfonds de l’histoire de la diplomatie occidentale dans les Balkans, des choses plutôt curieuses. Ainsi le général français mondialement respecté, Pierre-Marie Gallois, a révélé, au cours de son intervention vidéo, que dès les années 80 du siècle dernier, des généraux allemands avaient, au cours de réunions secrètes, posé la question du rétablissement de la carte des Balkans telle qu’elle était avant la Seconde Guerre mondiale.

Les Allemands n’ont pas du tout apprécié que, pendant la guerre, les Serbes aient immobilisé quelques divisions allemandes, les empêchant ainsi de prendre Moscou. A cette époque, les Croates étaient engagés aux côtés des fascistes. Un professeur venu du Canada, Michel Chossudovski, a évoqué le rôle qu’ont joué la Banque mondiale et d’autres structures financières dans la préparation de la destruction de la Yougoslavie. D’après lui, la guerre contre la Yougoslavie a commencé en 1983, quand on s’est aperçu, lors d’une conférence organisée par la Banque mondiale, que le socialisme yougoslave avait un rythme de développement socio-économique plus rapide que tous les autres  pays occidentaux. Les banquiers n’ont absolument pas pu le tolérer. Dès 1985,  on a commencé à mettre au point l’opération contre la Yougoslavie.

En 1989, la Banque mondiale a pris secrètement la décision d’amener la Yougoslavie à l’économie de marché. De plus, dans le cadre d’une planification concernant toute l’Europe, il a été prévu de réduire les emplois à 1,9 million.

A la conférence, on a évoqué le fait que Bill Clinton aurait signé un document concernant une coopération avec Ben Laden et Al Qaïda pour détruire la Yougoslavie en échange d’un feu vert concernant l’approvisionnement de l’Europe en narcotiques.

On a  encore fait allusion à d’autres faits dont on peut tirer quelques conclusions générales. En voici l’essentiel.

- L’opération de démantèlement de la République socialiste de Yougoslavie a été planifiée au milieu des années 80 ; le but en était la fragmentation de la Yougoslavie en une série de petits Etats, la suppression du modèle de développement socialiste, la répression de l’orthodoxie serbe.

- L’opération devait être réalisée par les intervenants suivants : des membres de l’élite anglo-saxonne nombreux dans les loges maçonniques, des centres financiers mondiaux, des organisations revanchardes allemandes, le Vatican.

- Une action militaire contre la Républiques socialiste de Yougoslavie se terminant par une guerre contre la Grande Yougoslavie.

Objectifs réalisés durant la phase militaire de la guerre :

- Mise au point de méthodes visant à exacerber les rivalités interethniques, jusqu’à aboutir au stade d’un conflit armé.

- Mise en pratique d’une théorie de l’introduction d’opérations médiatico-psychologiques, intégrées à l’agression armée.

- Neutralisation de toute action du Conseil de Sécurité de l’ONU et de la communauté internationale pendant que l’OTAN et les Etats-Unis mènent des opérations militaires contre des Etats souverains.

- Obligation pour les pays membres de l’OTAN de participer à l’action conjointe, ceci sans sanction du Conseil de sécurité de l’ONU.

Parallèlement, les Etats-Unis et l’OTAN ont décidé de résoudre divers problèmes :

- Essais en conditions réelles de nouveaux modèles d’armement.

- Entrainement de pilotes réservistes dans les conditions de destruction de cibles vivantes.

- Etude de la résistance psychologique du personnel des forces de l’OTAN lors d’actions entraînant la mort de civils.

- Gestion de missions internationales dans l’intérêt des pays agresseurs.

Pour étouffer dans l’avenir toute volonté de résistance du peuple serbe, et pour persuader les leaders des Etats en question et leurs élites militaires qu’il serait absurde de s’opposer à l’agresseur, on a créé, sur le modèle de la Gestapo nazie, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. C’est à La Haye que l’on a éliminé le leader du peuple serbe, Slobodan Milosevic, et que l’on a condamné à de lourdes peines de nombreux généraux et hommes politiques serbes ayant organisé la résistance à l’OTAN.

Par cet exemple, les pays membres de l’OTAN ont montré aux organisations terroristes et aux mafias de la drogue que si celles-ci se rangent du côté de ces pays agresseurs, elles obtiendront tranquillité, pouvoir et reconnaissance dans les milieux politiques occidentaux.

Une première conversation téléphonique directe entre Madeleine Albright et le leader des combattants terroristes kosovars Hacim Thaci a eu lieu dès le mois d’octobre 1998, une autre le 25 mars 1999. Au cours du premier entretien, la secrétaire d’Etat américaine a demandé au bandit kosovar de soutenir l’entrée des forces de l’OTAN au Kosovo et, la seconde fois, de déclencher une insurrection armée au Kosovo et de soutenir les bombardemenbts de l’OTAN qui avaient débuté la veille.

Ainsi, nous sommes bien en présence d’une union étroite entre la démocratie occidentale et des structures terroristes liées au trafic de la drogue.

Pour conclure, on peut encore déduire de tout cela que l’OTAN, créée au départ comme une organisation de défense, s’est depuis longtemps transformée en une machine de guerre de dimension mondiale, cherchant à établir sa domination par n’importe quel moyen.

Les forces armées de l’Alliance de l’Atlantique Nord rappellent de plus en plus les divisions SS allemandes.

Général de division Léonid Ivashov.

«Balkans Infos» - mai 2009



Article Paru dans LA GAZETTE N° 201, mai 2009

Revue de la presse russe éditée par

Le Centre de Langue et Culture Russe

depuis 1987

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Tél /Fax : (33) 1 45 44 05 99

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Identité française : La Provence, le leg des Grecs, des Celto-Ligures et de Rome, par Pierre Vial

La Provence : le leg des Grecs, des Celto-Ligures et de Rome


Le pays provençal, qui s'étend entre le Rhône, les Alpes et la mer, correspond au marquisat de Guillaume le Libérateur, le comte d'Arles qui parvint à expulser, à la fin du Xème siècle, les bandes de pillards sarrasins qui avaient réussi à s'incruster provisoirement sur notre sol, pour le plus grand malheur des populations locales, en établissant une base à La Garde Freinet, dans le massif des Maures. Mais le nom même de Provence remonte plus haut, à l'époque romaine, alors que la Provincia - cette « province » organisée, comme les autres du même nom, en terrain conquis par Rome - regroupait en son sein, outre la future Provence, les territoires s'étendant à l'ouest du Rhône et qui devaient devenir le Languedoc.



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La République du Mont Blanc, par Saint-Loup

La République du Mont-Blanc

par Saint-Loup

Editions de La Table Ronde - 1982



II y a plusieurs façons d'imaginer la fin de l'Europe. Pour le romancier, cet événement sera la conséquence d'une immigration excessive, combinée avec l'impérialisme financier des « émirs du pétrole ».


L'auteur situe son analyse dans le cadre d'un nationalisme régional, de caractère essentiellement ethnique, dont les réactions s'observent là où fut, pendant des siècles, le duché de Savoie, communauté qui s'étend au Valais et au Val d'Aoste.

Le roman commence à la fin des années quatre-vingts, au moment où un petit groupe de spécialistes et de notables chamoniards s'inquiètent de ce qu'ils regardent comme une invasion africaine et musulmane dans toute la zone alpestre. Il y a là des guides, des professeurs, des artisans, un médecin, un curé, tous enflammés d'un grand amour de la montagne. Ils s'insurgent contre la commercialisation des ascensions, contre l'usage systématique des engins mécaniques. Alliés à des Italiens et à des Suisses de même origine, de même sensibilité, ils crieraient volontiers : « La Savoie aux Savoyards ! », en rêvant d'un espace européen qui serait constitué de régions indépendantes et homogènes.

Dans cet esprit, ils veulent fonder une société sur la base légale, mais les autorités françaises les en empêchent. Alors ils décident de s'unir clandestinement, excités qu'ils sont par une défection pour eux scandaleuse : la fiancée de l'un d'eux, Elyse, se laisse séduire par un prétendu « prince » noir, qu'elle épouse. Après avoir célébré la fête de la Saint-Jean, à laquelle ils donnent une signification païenne, les Savoyards créent une « République du Mont-Blanc », qui s'établira à trois mille mètres d'altitude, dans les « refuges » qui y existent et que les « Républicains » aménagent, en en chassant les touristes et en répandant la terreur par quelques attentats.

Cette partie du récit se tient dans un sentiment retenu, puissant et tranquille ; l'auteur en profite pour développer ses théories personnelles, d'inspiration naturiste et raciale, à laquelle se joint un certain antichristianisme de plein air ; avec un fond de passion, un mouvement plein de vie et un grand talent de conteur, qui se manifeste encore davantage par la suite, en s'élevant vers une sorte d'enthousiasme épique. Tandis que les montagnards réfractaires, au nombre de quelques centaines, s'organisent de plus en plus haut sur les pentes, jusqu'à vivre comme les Esquimaux, le pays d'alentour, envahi par les « immigrés », qui y imposent leurs mœurs et leur esprit, échappe de plus en plus à l'influence française.

Les années s'écoulant, des invasions diverses désolent et transforment aussi bien les provinces de l'est que de l'ouest, où règnent des potentats contre lesquels la République du Mont-Blanc, réduite à quelques dizaines d'hommes et de femmes, doivent se défendre. Beaucoup sont victimes d'accidents, ou désertent. Il en est qui trahissent leurs camarades, et manquent de provoquer leur anéantissement.

A la fin de ce roman, il n'y a plus qu'un ou deux couples, mais un enfant leur naît, juste à temps pour échapper à un déluge de neige, qui comblera les vallées, engloutira les villes, ne laissera plus, en ce coin du continent, que des êtres forts et rudes, adorateurs du soleil revenu.

Ce dénouement, très beau dans sa simplicité, donne à l'ouvrage sa dimension véritable, de rêve naïf, rigoureux et magnifique, nourri d'idées qui peuvent plaire ou déplaire, mais dont on ne peut nier la noblesse, s'exprimant dans un langage direct, efficace.

Calme et lourd comme le pas d'un vieil alpiniste.

R. Poulet

Source : Spectacle du Monde du 07/1982

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Du côté des Bordes d'Henri Vincenot

 

 

Du côté des Bordes d’Henri Vincenot

 

 

 



Le premier roman d'Henri Vincenot était resté inédit. Il nous est parvenu par l'intermédiaire de sa fille. Ecrit en 1941, dans le style déjà réaliste et doucement caustique qu'on lui connaîtra par la suite, il retrace les premiers temps de la dernière guerre dans la campagne bourguignonne.

 

François Charmot est domestique de culture à la ferme de la Belle Maria. Vingt ans, mobilisé au premier jour de la guerre, il a été très vite réformé temporaire. A la ferme, les patrons comptent sur lui, car leur fils unique est sous les drapeaux et ils en sont sans nouvelles depuis le début de l'offensive allemande. A la grande stupeur de ceux de 1914-1918, les armées alliées s'effondrent. Les réfugiés déferlent sur la campagne, bientôt suivis des soldats en déroute puis de l'armée allemande.

 

Du côté des Bordes est une chronique douce-amère des premiers temps de l'Occupation. On y assiste aux changements de mœurs que provoque la guerre. Les gens de la ville ont faim et froid, mais les paysans, autrefois généreux, gardent leurs provisions ou les vendent au prix fort aux Allemands. Tel commence la guerre résistant, qui finira dans les bonnes grâces de l'occupant.

 

C'est aussi une éducation sentimentale, celle de François, qui apprend à apprécier la terre qui le porte mais aussi à mieux juger ceux qui l'entourent. Ses patrons, qu'il considérait comme ses parents nourriciers, se révèlent durs et âpres au gain. M. de Levrette, le propriétaire, a la bouche remplie des mots d'honneur et de patrie, mais ni lui ni ses fils ne se sont battus contre l'ennemi. Les prisonniers français envoyés par les Allemands pour aider les fermiers au travail des champs préfèrent retourner au stalag car ils y sont mieux traités qu'à la ferme. Le petit monde de la campagne bascule devant l'épreuve, car chacun réagit avec ses qualités propres qui ne correspondent pas toujours à la place qu'il occupe.

 

On comprend qu'Henri Vincenot n'ait pu faire publier son roman ni pendant l'Occupation ni après la Libération,  car jugeant les hommes sans complaisance, il n'allait dans le sens d'aucune de ces deux époques. Cela rend, pour nous, son témoignage d'autant plus précieux.  

 

Ed. Anne Carrière-1998

 

 

 


 

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Identité française : Bretagne, la mémoire celtique, par Pierre Vial

Bretagne, la mémoire celtique


Au sein de cet ensemble riche, diversifié, polymorphe qu'est l’identité française, la Bretagne tient une place particulière. Elle assure en effet la part du rêve, de l’imaginaire, du mythe (au sens sorélien du terme : idée-force capable de mobiliser l’énergie collective). Avec elle, grâce à elle, le monde celtique tient sa place - et quelle place ! - dans la maison France.

Les Celtes constituent un des grands rameaux indo-européens qui sont à l’origine des peuples d’Europe. Le nom même de Celte fait sa première apparition chez des auteurs grecs du Vème siècle avant l’ère chrétienne, pour décrire des populations de l’Europe tempérée, désignées jusqu’alors sous la dénomination d’hyperboréens (un terme qui semble accréditer la thèse d’une patrie nordique originelle).

« L'appartenance ethnique est déterminée en premier lieu par la langue », note Venceslas Kruta (1), et l’analyse linguistique permet de constater que « les populations celtophones constituèrent un des principaux facteurs ethniques de l’Europe protohistorique déjà a l’âge du bronze, c'est-à-dire a partir de la fin du IIIème millénaire ».

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