
Dissipons l’écran de fumée qui recouvre l’opération militaire américaine au Venezuela
Le jour même de l’enlèvement du président élu du Venezuela, nous avons pu entendre des propos à la limite de l’obsénité sur la magnifique, exemplaire, audacieuse intervention des Forces Spéciales américaines, venues capturer « le narco-trafiquant notoire » Nicolas Maduro, « dictateur » de surcroît.
Sans coup férir les Américains allaient rétablir la démocratie (comme chez eux) et la prospérité (comme chez eux).
Quelques jours plus tard, il apparaît que :
• l’armée vénézuélienne n’a pas combattu,
• c’est elle-même qui a livré le président Maduro aux soldats américains (peut-être saurons nous un jour pourquoi),
• cette capture a coûté la vie à au moins 80 personnes, dont 32 Cubains (qui se sont plus battus que les soldats vénézuéliens),
et effectivement :
• aucune victime côté américain.
C’est l’occasion pour nous de nous pencher sur les motifs invoqués par les États-Unis d’Amérique sur leurs multiples interventions militaires depuis leur création.
- Guerre mexico-américaine (1846−1848)
Le président James K. Polk a envoyé des troupes américaines dans un territoire disputé le long du Rio Grande, provoquant une escarmouche (l’affaire Thornton) avec les forces mexicaines. Cela a été présenté comme une invasion mexicaine du sol américain pour justifier la déclaration de guerre et l’annexion de vastes territoires (comme le Texas, la Californie et le Nouveau-Mexique). Historiquement, c’est vu comme une provocation délibérée pour expansionnisme. - Guerre hispano-américaine (1898)
Les Américains ont coulé leur propre cuirassé (technologiquement dépassé) pour en accuser les Espagnols et avoir un prétexte pour organiser le blocus de Cuba (qui était alors espagnol), ce qui a déclenché la guerre avec l’Espagne, guerre que les Ricains ont rapidement gagnée.
À la suite de la défaite de l’Espagne, Cuba a acquis son « indépendance »… mais en ayant dans sa Constitution un article donnant aux Américains un droit d’ingérence dans les affaires de l’État cubain, et conduisant à l’acquisition de colonies espagnoles comme Porto Rico, Guam et les Philippines. - Guerre contre le Japon (1941)
Le président Franklin D. Roosevelt avait eu connaissance de l’attaque japonaise sur Pearl Harbor et l’a laissée se produire pour justifier l’entrée en guerre contre le Japon sachant qu’il utiliserait l’arme atomique. Les États-Unis restent le seul pays à avoir utilisé cette armé. - Entrée en guerre en Europe (1944)
Le débarquement massif des troupes américaines en Normandie avait pour objectif non pas d’anéantir l’Allemagne nazie, comme cela est écrit dans les livers d’Histoire, mais :
- d’exfiltrer les dignitaires nazis menacés par l’avancée inattendue des troupes russes vers Berlin (Opération PaperClip),
- d’asservir la France qui fut copieusement bombardée par l’aviation américaine, générant plus de victimes que ne l’avaient fait les envahisseurs nazis. - Northwoods (1962)
Un plan du Département de la Défense pour simuler des attaques cubaines contre les États-Unis afin de justifier une invasion de Cuba. Il a été rejeté par le président Kennedy et n’a pas été exécuté. - Guerre du Vietnam (escalade en 1964)
L’incident du Golfe du Tonkin impliquait une attaque réelle sur le destroyer USS Maddox le 2 août 1964, suivie d’une seconde attaque rapportée le 4 août, qui s’est confirmée inexistante (basée sur des erreurs radar et des rapports exagérés). Cela a conduit à la résolution du Golfe du Tonkin, autorisant le président Lyndon B. Johnson à intensifier l’engagement militaire américain au Vietnam. Des documents déclassifiés confirment que le second incident a été utilisé comme prétexte sous de faux semblants. - Charnier de Timisoara (1989)
Le charnier de Timișoara est l’un des cas les plus célèbres de désinformation massive et d’emballement médiatique de l’histoire contemporaine.
Des corps exhumés de la morgue furent exhibés comme des victimes torturées par le régime de Nicolae Ceaușescu qui fut renversé quelques semaines plus tard, jugé et fusillé précipitamment.

- Attentats du 11 septembre (2001)
Nous atteignons ici le sommet du mensonge qui fera référence dans l’Histoire. L’objectif principal de cette manipulation très avancée était de justifier pour longtemps des guerres et interventions militaires au Moyen-Orient, de créer un prétexte pour envahir l’Afghanistan (pour contrôler les pipelines et les ressources) et l’Irak (pour le pétrole et une présence stratégique).
Ce mensonge fut longuement élaboré(1), puis très fermement contrôlé par la Police de la Pensée, qualifiant — pour les discréditer — les personnes qui osaient s’interroger sur cette opération, de « complotistes»(2). - Guerre d’Irak (2003)
L’administration de George W. Bush a justifié l’invasion en affirmant que l’Irak possédait des armes de destruction massive (ADM) et avait des liens avec Al-Qaïda, basés sur des renseignements manipulés ou faux (comme les tubes d’aluminium pour uranium et les allégations d’achats d’uranium au Niger). Des enquêtes postérieures (comme le rapport du Sénat américain) ont révélé que ces affirmations étaient exagérées ou infondées, menant à une guerre sous de faux prétextes. - Guerre de Libye (2011)
Les États-Unis (avec la France, le Royaume-Uni et d’autres alliés au sein de l’OTAN) ont officiellement renversé Mouammar Kadhafi en 2011 sous le prétexte principal d’une intervention humanitaire pour protéger les civils libyens contre les attaques du régime. - Guerre d’Ukraine (2014)
Les États-Unis fomentent le coup d’État qui aboutit à la prise du Pouvoir par le comédien Volodymyr Zelinsky afin que celui-ci ne respecte pas les accords de Minsk, conduisant inéluctablement les Russes à protéger les populations russophones. Le discours occidental est que la Russie a envahi le territoire ukrainien, et que l’Europe de Bruxelles doit faire la guerre à la Russie.
[liste non exhaustive]
Quel est le bobard que nous préparent nos « amis américains » pour conquérir le Groenland ?
Georges Gourdin - 12 janvier 2026
Source : Nice Provence Info

