Résistance Identitaire Européenne

Macronie : au pays des loufoques

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On savait que la Macronie a accueilli tout et n’importe quoi. En voici une nouvelle illustration.

Aurélien Taché (cela ne s’invente pas) est un député macronien après avoir milité au Parti socialiste (il a été conseiller auprès des ministres du Logement Sylvia Pinel puis Emmanuelle Cosse). Il a rejoint en 2020 le nouveau groupe Ecologie, démocratie et solidarité. Il a volé au secours, sur C News, de ses copains musulmans en déclarant que la polygamie est tout ce qu’il y a de plus naturel et ne pose aucun problème. Pour faire bonne mesure, il veut la légalisation du cannabis « à des fins récréatives » et se dit admirateur du « multiculturalisme venu des Etats-Unis ». On attend la suite avec intérêt.

Pierre VIAL

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Notre Dame de Paris, Big Ben, des édifices pas si chrétiens, vraiment ? La réponse avec Sylvain Gouguenheim [Interview]

 

notre dame de paris un joyau de l art gothique photo jerome estrada 1555397392

 

Début septembre, le journal anglais The Guardian publiait un article intitulé « Looted landmarks: how Notre-Dame, Big Ben and St Mark’s were stolen from the east » dans lequel on pouvait y découvrir notamment les travaux médiatisés d’une dénommée Diana Darke, qui explique en substance que Notre-Dame de Paris, tout comme Big Ben, entre autres, auraient été avant tout inspirés par la culture islamique.

Celle qui n’est pourtant pas historienne professionnelle, comme nous allons le voir ci-dessous, a rédigé un livre intitulé « Stealing from the Saracens » (ce qu’on a volé aux Sarrasins) dont la thèse principale est que la plupart des échanges s’effectuaient de l’Orient vers l’Occident par le passé, et qu’une bonne partie de nos plus belles pièces d’architecture en Europe seraient inspirés de l’art islamique.

Des propos qui ont fait bondir l’historien (bien réel celui-ci) Sylvain Gouguenheim, historien médiéviste, qui nous explique pourquoi ci-dessous.

Breizh-info.com : Pour Diana Darke, le style de la cathédrale Notre-Dame ne vient pas de l’histoire chrétienne européenne, mais des déserts de Syrie, dans la région d’Alep, de l’église syrienne de Qalb Lozeh, datant du Ve siècle plus précisément. Est-ce le cas ?

Sylvain Gouguenheim : Deux remarques d’abord. Madame Darke n’est pas une historienne professionnelle, ni une historienne de l’art. De ce que j’ai pu voir elle a fait des études de philosophie à Oxford, a appris l’arabe et a commencé par rédiger des guides touristiques (Syrie, Turquie, Oman). Je ne lui connais aucun article paru dans une revue scientifique concernant l’architecture gothique. Elle a certainement une très bonne connaissance du terrain moyen-oriental mais cela n’en fait pas une spécialiste de l’architecture médiévale européenne. Pourquoi aussi parler de « vol » là où, s’il y avait des influences, on parlerait simplement d’imitation ou d’emprunt culturel ?

Ensuite toute sa démarche, si j’en juge par les articles des journaux, est faussée par une erreur de raisonnement, qui est dramatique en Histoire. L’histoire de l’architecture montre qu’on passe d’un style à un autre (paléochrétien/roman/gothique etc.) par toute une série d’étapes intermédiaires, de jalons etc. Ainsi, l’art dit « roman » est né du croisement des traditions architecturales héritées de la fin de l’empire romain et des pratiques propres aux mondes franc et germaniques des VIIIe-Xe siècles (architecture carolingienne et ottonienne). On ne peut absolument pas établir de lien direct, sans aucune étape intermédiaire ni apport tiers, entre une église du Ve siècle et une cathédrale comme Notre-Dame de Paris bâtie en plusieurs décennies à partir de la fin du XIIe siècle. Pour prendre une image simple, c’est comme si on disait qu’on va de « a » à « h » sans passer par « b, c, d… ». On escamote toutes les influences possibles, qui se croisent, toutes les étapes, souvent datées, de processus qui sont des transformations progressives.

La genèse du gothique le montre. Il est issu de l’art roman, qu’il modifie tout en y intégrant des apports extérieurs. Parmi les influences originelles figurent des éléments bourguignons (l’arc brisé) et normands (les voûtes nervurées). Qu’il y ait eu des influences extérieures ne peut pas conduire à effacer ce chemin. Sans oublier, par ailleurs, que le gothique innove dans plusieurs domaines. Venons-en à Qalb Lozeh. Le raisonnement de D. Darke est assez confus.

Premier point : l’église de Qalb Lozeh (Ve siècle) est une basilique paléo-chrétienne dont l’architecture s’inspire des modèles romains, comme l’ensemble des basiliques paléo-chrétiennes. Celles-ci présentaient un plan rectangulaire – mais il y avait parfois un transept – et qui se complétait à l’est par une abside. D. Darke ne l’a pas découverte : l’église a été étudiée dès 1861 par le diplomate français Charles de Vogüe puis par l’archéologue américain Howard Butler en 1904. Et depuis de nombreux ouvrages d’Histoire de l’art l’ont présentée. L’intérêt de Qalb Lozeh est qu’elle modifie le plan basilical en divisant l’espace intérieur en trois parties, une centrale plus large, et deux latérales plus étroites. Cette partition en trois nefs va en effet être une règle adoptée par de nombreuses églises occidentales, même si ce ne fut pas systématique (« églises-halles » des Ordres Mendiants). A noter que dans l’empire byzantin on a adopté plusieurs plans différents : églises en forme de croix grecque, rotondes, octogones etc.

Autre intérêt de Qalb Lozeh : l’existence de deux tours sur la façade occidentale, reliées par un arc au-dessus du narthex. D’où la question : peut-on insérer Qalb Lozeh dans la genèse de la façade gothique, voire en faire la matrice originelle ? C’est douteux. Sans avoir connaissance des églises paléochrétiennes de Syrie, les carolingiens (à Saint-Riquier, à Corvey en Saxe fin du IXe s.), ont doté plusieurs de leurs églises de ce que l’on appelle le « Westwerk » : la façade occidentale présente un aspect massif, encadré par deux hautes tours, avec parfois une troisième tour centrale. Les églises allemandes du Xe siècle ont poursuivi dans le même sens (Reichenau, Hildesheim, Bad Münstereifel…). Ce Westwerk avait une fonction symbolique de défense contre les forces démoniaques, tandis que la partie orientale, l’abside, donnait vers le soleil levant, la lumière. Puis, dans les églises romanes on trouve de nombreuses façades flanquées de deux tours, qui annoncent les façades gothiques (en plus massif, plus sobre et moins ajouré bien sûr) : Jumièges, Saint-Etienne de Marmoutiers (XIe s.), Sainte-Foy de Sélestat (XIIe s.).

Il n’est pas impossible que Qalb Lozeh, si elle était visible à l’époque des Croisades, ait impressionné certains hommes. Après, la question qui se pose est de savoir si des Croisés ont vu cette église, et ont décidé de s’en inspirer une fois revenus en Europe. Je ne sais pas si des textes permettent de l’établir ni si Mme Darke présente des sources écrites à ce sujet. Pour l’instant ça ne semble être qu’une hypothèse.

Breizh-info.com : Pour cette « spécialiste du Moyen-Orient », outre les tours jumelles et la rosace qui viendraient du Moyen-Orient en terme d’origine, c’est toute l’architecture gothique qui serait emprunté à l’héritage islamique et arabe, ainsi qu’aux Goths. Elle accuse même d’appropriation culturelle ceux qui réfutent cette thèse. Quid ?

Sylvain Gouguenheim : On va reprendre plusieurs éléments. Le gothique repose d’abord sur la technique de la croisée d’ogives. Le premier exemple, assez lourd, sous forme de gros boudins de pierre, se trouve à Morienval dans l’Oise et date de 1122 ; puis les premières réalisations sont dues à l’abbé Suger à Saint-Denis (sans oublier Saint-Germer de Fly en 1132). Ensuite on observe qu’à partir de ces premiers édifices le gothique évolue, par transformation interne. On perfectionne les techniques existantes, on invente : allongement du chœur parfois presque aussi long que la nef, plan polygonal des absides, développement important des chevets. On est très loin des églises paléochrétiennes ou romanes.

 

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Autre chose : le gothique est un tout, il répond à une conception religieuse précise : louer Dieu en élevant vers le ciel ses églises et en y faisant entrer à foison la lumière. Le gothique associe donc des techniques architecturales (ogives, arcs-boutants) et des choix esthétiques (murs ajourés, immenses fenêtres garnies de vitraux colorés illustrés, rosaces) sans oublier les très nombreuses statues peintes. C’est un tout, complexe, destiné à délivrer un message. Une grande partie de ces choix, notamment ce qui relève de l’art figuratif, ne pouvait être emprunté au monde musulman pour des raisons évidentes. Et on ne peut pas dissocier ces choix des soucis théologiques (« Dieu est lumière ») qui les ont suscités. Enfin on oublie souvent que le gothique ne fut pas que religieux : palais princiers, hôtels de ville sont aussi des illustrations de cet art.

Dans la thèse de D. Darke, l’une des incohérences est celle-ci : elle attribue à l’art islamique les caractéristiques du gothique ; dans ce cas pourquoi les bâtisseurs des cathédrales n’ont-ils pas repris les éléments les plus marquants, les plus visibles des mosquées ? Ni l’enceinte, ni les minarets, ni le plan à hypostyle (cour à portique et salle de prière à colonnes), si caractéristiques des moquées ne sont repris. En dehors de Saint-Frond de Périgueux et de l’abbaye de Fontevraud , il n’y a guère d’églises postérieures aux Croisades utilisant la coupole. Tout le monde préfère la voûte, sauf, à l’époque antérieure, les églises ottoniennes du Xe siècle, sous l’influence des architectes byzantins venus sur place. L’usage de la coupole était largement répandu en revanche dans le monde byzantin : il suffit de songer à Sainte-Sophie de Constantinople. Et les mosquées se sont dotées de coupoles en imitant les églises byzantines.

Les minarets ne ressemblent que d’assez loin aux tours jumelles des églises gothiques. De même, pour ce que j’en sais, les vitraux colorés ne sont importants que dans les mosquées iraniennes inaccessibles aux Croisés qui ne s’aventurèrent jamais au-delà de la frange côtière des Etats Latins d’Orient ni a fortiori dans le monde iranien chiite.

Pour les rosaces, là aussi, D. Darke, si elle en attribue l’origine à l’art islamique, escamote toute une série de jalons. La rosace est un grand vitrail qui occupe l’espace d’une fenêtre ronde verticale. Son origine remonte à l’oculus de la Rome antique (sans doute un symbole solaire). On trouve des oculi dans des églises paléochrétiennes et du Haut Moyen Âge, héritées de l’Antiquité romaine : Sainte-Marie-Majeure à Rome (Ve siècle), baptistère de Saint-Jean de Poitiers (VIIe siècle), la basilique d’Aquilée. La fenêtre pouvait être laissée ajourée mais on a des exemples, y compris antiques, de remplage avec des parois ajourées qui pouvaient porter de petites vitres. L’art de l’Espagne wisigothique, donc avant la conquête arabe, offrait des exemples de rosaces (cf. celle en pierre de l’église Saint-Jean Baptiste de Banos de Cerrato fondée en 661) et on les retrouve dans les Asturies comme à Santa-Maria de Bendones dans la première moitié du IXe siècle ou à Saint-Michel-de-Lillo à Oviedo vers 848. De même, on a des dessins de rosaces sur des manuscrits mérovingiens ou gravés sur des pierres (comme d’ailleurs on avait des motifs de rosaces sur des mosaïques romaines comme à Pompéi). Prenez enfin le cas du vitrail. Là encore l’histoire de cette technique est bien connue. Le vitrail existe à Rome (mosaïques de verre coloré). Des vitraux semblent avoir orné des églises des IVe-Ve siècles ; il y en a à Saint-Vital de Ravenne et dans des églises mérovingiennes et carolingiennes (vitrail de la châsse de Séry-les-Mézières, église de Lorch). On les retrouve dans l’art roman : les plus anciens sont le magnifique Christ de Wissembourg en Alsace qui date de 1060 et le vitrail de Notre-Dame d’Augsbourg de 1065.

Breizh-info.com : Pour Diana Darke, les voûtes retrouvées dans nos cathédrales seraient inspirées d’un sanctuaire islamique du VIIe siècle à Jérusalem, et d’une mosquée du Xe siècle en Andalousie, en Espagne.

Sylvain Gouguenheim : C’est un peu étrange. L’art roman employait l’arc brisé, l’Espagne wisigothique aussi. On utilisait dès le IVe siècle dans l’empire romain l’arc outrepassé, dit « en fer-à-cheval » qui est emblématique de l’architecture islamique (il est employé à Notre-Dame-de-Nazareth à Vaison la Romaine ; on le retrouve dans l’Espagne wisigothique ainsi à Saint-Jean Baptiste de Banos de Cerrato où il sépare les nefs). Si on reprend la genèse des voûtes des cathédrales gothiques, on a le cheminement suivant : d’abord la voûte d’arête romane faite du croisement de deux voûtes en berceau, puis l’influence normande avec l’emploi de la voûte nervurée. On a déjà des croisées d’ogives dans les églises romanes en Lombardie au milieu du XIe siècle, à Lessay en Normandie avant 1098, à Durham à la fin du XIe s., mais le gothique va en rendre l’emploi systématique. Il y a bien sûr des ogives dans certaines mosquées ; mais elles ont une fonction décorative et non architecturale : elles ne sont pas intégrées à tout un système visant, comme dans le gothique, à orienter les poussées venues de la voûte sur les piliers.

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Breizh-info.com : Elle souligne également que l’énorme influence du Dôme du Rocher est due au fait que les Croisés du Moyen-Âge ont cru à tort que le bâtiment était le Temple de Salomon…« Ils ont utilisé le plan circulaire en forme de dôme de ce sanctuaire soi-disant chrétien comme modèle pour leurs églises templières (comme l’église ronde du Temple de la City de Londres), copiant même l’inscription décorative en arabe, qui châtie ouvertement les chrétiens pour avoir cru en la Trinité plutôt qu’en l’unité de Dieu » écrit-elle. Est-ce vrai ?

Sylvain Gouguenheim : Pour le Dôme du Rocher, il faut rappeler son historique et aussi son contexte architectural. Oui, c’est un bâtiment musulman, mais ce n’est pas une mosquée ; il a une place tout à fait originale, et même unique dans l’architecture islamique. Oui, les Templiers en ont fait leur quartier général, croyant y retrouver l’emplacement du temple de Salomon. C’est un édifice octogonal (deux enceintes octogonales concentriques) avec au centre une colonnade circulaire surmontée d’une coupole. C’est un ensemble architecturalement splendide mais le plan n’est pas inédit. Plusieurs églises paléochrétiennes ont un plan circulaire avec coupole (à Rome : Santa Costanza à Rome IVe s., Saint-Etienne le Rond, Ve s. ou un plan octogonal autour d’un bassin surmonté d’un dôme comme le baptistère du Latran à Rome (IVe-Ve siècle). Voyez aussi l’église byzantine de Saint-Vital de Ravenne de forme octogonale avec une partie centrale placée sous une coupole (VIe s., elle-même inspirée de l’église Saint-Serge et Bacchus de Constantinople). Ce plan octogonal fut repris par Charlemagne pour la chapelle palatine d’Aix à la fin du VIIIe siècle. Sur place, à Jérusalem, les bâtisseurs du Dôme du Rocher ont pu s’inspirer directement de l’église ronde de la Résurrection (un des édifices du Saint-Sépulcre) surmontée d’une coupole. Que le Dôme du Rocher ait eu une réelle influence au sein de l’Ordre du Temple est exact, mais c’est l’église du Saint-Sépulcre, pour des raisons religieuses évidentes, qui a inspiré de nombreuses constructions en Europe : voyez l’abbatiale de Charroux, l’église de Neuvy Saint-Sépulcre (XIIe s.), Saint-Maurice à Constance (milieu du Xe s.), etc. Il en va de même pour l’église bâtie par les Templiers à Londres en 1185 : les Templiers, ordre militaire placé sous le patronage du Christ, se devaient d’imiter le Saint-Sépulcre.

Breizh-info.com : Dans son livre, « Stealing from the Saracens », elle évoque toute une série d’emprunts et de plagiats qui auraient été faits par les Européens à la culture islamique : parlement et abbaye de Westminster, cathédrale de Chartres, basilique St Marc de Venise. Est-ce cohérent historiquement ou est-on dans la tentative de nier purement et simplement l’originalité de ces constructions propres à la civilisation européenne ?

Sylvain Gouguenheim : D’abord une imitation n’est pas forcément un plagiat (mais le plagiat étant une forme de contrefaçon cela permet de glisser à la notion de « vol »). Si elle a vraiment parlé de plagiats (cf. le terme « stealing ») c’est une plaisanterie. Prenez simplement la basilique Saint-Marc de Venise. Tous les ouvrages qui en traitent rappellent qu’elle a été reconstruite à la fin du XIe siècle sur le modèle de l’église des Saints-Apôtres (« Myriandrion ») de Constantinople qui datait de 350 environ et qui fut agrandie sous Justinien (c’est là qu’on pourrait parler de « plagiat » !). C’était le deuxième édifice religieux de Constantinople après Sainte-Sophie. Cette église a été détruite par les Ottomans en 1461 mais on en a des images médiévales qui attestent la ressemblance avec Saint-Marc de Venise. Il y a d’ailleurs en Europe d’autres églises qui prirent les Saints-Apôtres comme modèle.

Propos recueillis par YV (17/11/2020 )

Sources : Breizh-info.com, 2020, dépêches libres de copie et de diffusion sous réserve de mention et de lien vers la source d’origine

 

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Sur les Loups gris (Turquie)

 

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Suite aux incidents survenus à la fin du mois d’octobre en banlieue lyonnaise et à Valence entre Français d’origine arménienne et Franco-Turcs au sujet du conflit arménio-azéri dans le Caucase, le gouvernement français a ordonné, le 4 novembre dernier, la dissolution des « Loups Gris ».

Par « Loups Gris », il faut entendre la branche jeune, paramilitaire et activiste de la nébuleusenationaliste turque. Aussi appelés « Foyers idéalistes » apparus vers 1968, les « Loups Gris » sont l’équivalent bien plus puissant, plus radical et plus influent des fameux « Rats noirs » et autres « Rats maudits » français. Dans les années 1970 – 80, les étudiants idéalistes affrontaient dans la rue et dans les couloirs des universités les gauchistes, les communistes et les Kurdes. Hostiles à la fois à la Russie, à l’Iran, à la Syrie baasiste, à Israël, à la Grèce, à l’Arménie ainsi qu’aux communautés alévieet juive, les Loups Gris appartiennent pendant la Guerre froide aux « armées secrètes » de l’OTAN, en particulier aux réseaux clandestins du type Gladio et Stay Behind même si l’ancien Loup Gris Mehmet Ali Ağca tente d’assassiner le pape Jean-Paul II, le 13 mai 1981, à la demande des services secrets bulgares pro-soviétiques. Les Loups Gris collaborent parfois avec l’état-major turc et nouent des contacts étroits avec certains clans de la pègre stambouliote et anatolienne.

Implantés dans les communautés turques d’Europe occidentale, les Loups Gris installent leur premier foyer idéaliste dès 1978 en Allemagne de l’Ouest avant de les encadrer au sein d’une fédération des associations des idéalistes turcs démocrates en Europe. À l’instar de leur référence politique, le général et homme politique Alparslan Türkeş (1917 – 1997), les Loups Gris opposent aux « Six Flèches » fondamentales du kémalisme (républicanisme, populisme, laïcité, révolutionnarisme, nationalisme et étatisme) leur doctrine des « Neuf Lumières » (nationalisme, idéalisme, défense de la morale publique, défense de l’intégrité sociale, rationalisme scientifique, défense des libertés civiques, respect et encouragement à la paysannerie, soutien au populisme et au développement économique, incitation à l’industrialisation et au développement technique).

En prenant pour symbole le loup gris, les militants idéalistes se réclament par-delà l’islam du bestiaire propre aux peuples des steppes d’Eurasie. Le loup est en effet l’animal mythique des Mongols et des peuples turcophones. L’animal relève aussi d’Ergenekon, la vallée mythique des montsde l’Altaï, berceau de la « turcité ». La légende veut qu’une louve au pelage gris-bleu aurait incité les premiers Turcs à en sortir afin de conquérir le monde entier. De ces références mythologiques découle une vision du monde panturquiste, voire pantouranienne, qui entend rassembler dans un même grand espace géopolitique et culturel la turcophonie et ses annexes historiques, de la mer Adriatique et des Balkans (Albanie, Kossovo, Bosnie, Turcs de Bulgarie, musulmans de Macédoine du Nord, Pomaks enGrèce…) à la Muraille de Chine (dont les Ouïgours). Il arrive qu’en Turquie ou dans les anciennes républiques soviétiques centre-asiatiques turcophones, des militants panturquistes ou pantouraniens soutiennent l’idée que les Turcs descendent directement des Huns d’Attila, et pratiquent en toutediscrétion le tengrisme, une spiritualité chamanique adaptée à l’âme steppienne.

 

OCAK

 

Dotés d’une organisation souple et hiérarchisée, les Loups Gris représentent un vaste vivier de militants pour diverses formations politiques. On les associe en général au MHP (Parti d’action nationaliste) de Devlet Bahçali. Depuis le lancement de l’« Alliance du peuple », le MHP et les Loups Gris travaillent avec l’AKP du président Erdogan au dessein de plus en plus néo-ottoman. Les Loups Gris ne se limitent toutefois pas au MHP et à l’AKP. Certains se retrouvent dans le troisième parti de l’« Alliance du peuple », le Parti de la Grande Unité (BBP). Scission du MHP en 1993, le BBP insiste plus sur l’héritage musulman et valorise très tôt une synthèse nationaliste turco-ottomane, voirenationale-islamiste.

Par ailleurs, hors de Turquie, les Loups Gris coopèrent avec les expatriés du Parti de la Patrie de Dogu Perinçek. Nouveau nom du Parti des Travailleurs à l’origine d’orientation maoïste, le Parti de la Patrie, classé à l’extrême gauche, se distingue par ses positions laïques et eurasistes. En Turquie, les Loups Gris les plus exaltés ont fondé en décembre 2017 le Parti de l’Union Ötüken du nom d’une ville elle aussi légendaire d’Ergenekon. Présidé par Mehmet Hakem Semerci, ce Parti de l’Union Ötüken a pour emblème un loup noir hurlant. Racialiste, le groupuscule n’hésite pas à proclamer la supériorité du peuple – race – nation turc sur tous les autres groupes humains. Bien des journalistes y ont vu la cristallisation du premier parti ouvertement suprématiste en Turquie.

Disposant d’une kyrielle d’associations professionnelles (paysans, enseignants, fonctionnaires, médecins, policiers), culturelles (peintres, étudiants, musiciens), féminines et syndicales (la Confédération des syndicats des travailleurs nationalistes), les Loups Gris réalisent une entreprise métapolitique réfléchie et efficace couplée à des manifestations revendicatives qui s’apparentent souvent à de véritables actions – coups de poing… Leur dissolution en France où ils n’existent pas formellement ne sert donc strictement à rien si ce n’est à faire de la communication ministérielle. Elle survient par une étrange coïncidence au lendemain d’un référendum au Colorado pour lequel les électeurs devaient se prononcer en faveur ou non de la réintroduction dans les Montagnes Rocheuses du… loup gris.

Georges Feltin-Tracol

« Chronique hebdomadaire du Village planétaire », n°190, mise en ligne sur TVLibertés, le 12novembre 2020.

 

logo loup gris

 

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OUI à la réouverture de TOUS les COMMERCES dès le 27 novembre. Laissez-nous travailler !!!

logo brasserie du rhin 250 min

 

Lettre ouverte aux élus, Préfets, Ministres, ….

Quand entendrez-vous la colère qui gronde face à ce confinement !!!

  • Le confinement : « C'est une mesure qui est complètement irresponsable. Les bénéfices sur l'épidémie sont discutables et discutés. ... Il ne faut pas reconfiner les Français ! »

29/10 - Dr Louis Fouché, médecin anesthésiste-réanimateur.

  • « Ces mesures sont disproportionnées. C’est extrêmement grave car nous allons assister à de la surmortalité à cause des suicides, des pathologies non prises en charge, des cancers non diagnostiqués à temps. Donc, s’il y a une surmortalité dans les mois à venir, elle ne sera pas liée directement au Covid mais à tous ces « dommages collatéraux » et économiques absolument catastrophiques. Il est urgent qu’on remette la vie en marche dans ce pays et qu’on permette à tout le monde de travailler correctement, de faire du sport et d’arrêter d’avoir peur surtout ! »

Dr Violaine Guérin

  • C’est terrible à dire, mais faut-il sauver des vies humaines à n’importe quel prix ? « On est en train de massacrer tout un pays pour sauver 10/20 ou 30000 vies. » Pr Michaël Peyromaure sur CNEWS le 13/11.

NOUS les Indépendants ne voulons plus être la variable d’ajustement du Gouvernement. Le risque ne vient pas des commerces de proximité (fleuristes, boutiques de chaussures/vêtements/…, coiffeurs, papeteries, librairies, quincaillerie, restaurants, bars, hôtels, ...) qui ont appliqué avec rigueur un protocole sanitaire des plus rigoureux.

Annulation des marchés de Noël, salons professionnels, fermetures des restaurants, bars, les viticulteurs et brasseurs sont touchés de plein fouet !!! Alors pourquoi ne pas fermer les grandes surfaces ???

Il y a bien plus d’hygiène dans les petits commerces de proximité. D’ailleurs, il faut arrêter cette folie hygiéniste. L’urgence absolue est de sortir de cette absurde politique de la « peur pour tous » car c’est une bombe à retardement sociale que le Gouvernement et ceux qui soutiennent ce confinement ont mis en place.

Laissez-nous travailler !!! Laissez-nous vivre !!!

Arrêtez d’endetter les générations à venir.

Quelle que soit la nature des aides gouvernementales, régionales, … elles ne sauraient suffire à couvrir l’ensemble des pertes.

Arrêtez l'euthanasie économique de nos commerces. Derrière chaque commerçant il y a une famille !!!

 

Un artisan en colère : Patrick BINDER 06 89 77 23 83

Brasserie Artisanale du RHIN - Zone l'Arche - 2 rue de la Source - 68790 MORSCHWILLER LE BAS

Facebook : Brasserie Artisanale du RHIN

www.bieredurhin.com

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in Tiberim defluxit Orontes

 

AVT Juvenal 9786

Juvénal fait de l’Oronte un symbole de l'Orient dans une de ses Satires, qui dénonce les dérives du syncrétisme romain : in Tiberim defluxit Orontes, « L'Oronte s'est déversé dans le Tibre » (III, 62).

« Je ne puis, Romains, supporter une Rome grecque ! Et encore s'il n'y avait que les Grecs ! Depuis longtemps déjà le fleuve syrien de l'Oronte a déversé dans le Tibre la langue et les mœurs de son pays. » C'est ainsi qu'au début du IIe siècle ap. J.-C, le poète satirique Juvénal rend les Grecs et les Orientaux responsables de la décadence de son pays.

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Auchan, Carrefour, Picard, Lidl... plus de 170 produits contaminés sont rappelés

Après un premier rappel effectué mi-octobre 2020, de nouveaux produits contenant des graines de sésame contaminées par un pesticide cancérogène viennent d’être retirés des rayons de plusieurs grandes surfaces ou magasins spécialisés.

Ceux qui ont récemment acheté des produits contenant du sésame doivent se montrer prudents, d’autant plus que le sésame est parfois un ingrédient caché. Début septembre 2020, les autorités sanitaires françaises ont été informées par leurs homologues belges de la présence d’une substance chimique, l’oxyde d’éthylène, à des taux supérieurs à la limite maximum réglementaire dans certains lots de graines de sésame importées. Utilisé par l’industrie chimique comme pesticide, ce produit est classé depuis 1994 parmi les agents cancérogènes pour l’homme par le Circ (Centre international de recherche sur le cancer).

De nouveaux produits identifiés

Alors que plusieurs produits ont déjà fait l’objet d’un premier rappel le 12 octobre 2020, d’autres denrées contenant des graines de sésame contaminées viennent d’être identifiées. Parmi les aliments visés, on retrouve désormais des biscuits sésame de chez Gerblé, le chocolat Excellence sésame grillé de Lindt, divers produits Picard, les granolas de Supernature, le mélange Mexicain de Monoprix ou encore les crackers au parmesan de Dukan.

Des investigations sont actuellement en cours, en lien avec la Commission européenne, pour identifier l’origine de cette contamination. Le nombre de produits concernés, qui contient plus de 170 références, pourrait ainsi encore augmenter.

En attendant, la DGCCRF (Direction générale de la consommation de la concurrence et la répression des fraudes) invite les consommateurs à consulter la liste des produits concernés par le rappel, régulièrement mise à jour.

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