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Nous avons pris acte de la naissance d’un nouveau FLB, Front de Libération de la Bretagne. Le terme de « nouveau FLB » est utilisé à dessein car il apparaît peu probable qu’il y ait une continuité organisationnelle entre celui-ci et le FLB historique.

Contrairement à d’autres médias, nous n’avons pas été destinataires du courrier de revendications des actions dont les combattants du nouveau FLB se prévalent. Nous ne pouvons, par conséquent, pas analyser le texte complet.

A rebours de confrères ou de responsables de l’Emsav, nous n’apporterons aucun jugement moral ou politique à cette annonce du « retour du FLB » car nous ne sommes ni flics ni juges. Nous pouvons juste arguer qu’il n’y aura pas de relais politique légal des actions du FLB et que cela montre notre faiblesse et ne peut manquer d’interroger sur la pertinence d’une organisation de résistance armée. L’Emsav est dans les basses eaux (du fait de son gauchisme viscéral avant tout), a-t-il de quoi supporter un mouvement clandestin ?

Quoi qu’il en soit, nous rejetons totalement sur l’Etat français la responsabilité de cette réaction passionnée de la part de Bretons : cette crise du logement n’est pas nouvelle et aurait dû être anticipée de longue date. Le refus jacobin d’un statut de résident qui protégerait les Bretons contre le mur de l’argent d’un côté et celui de l’immigration de l’autre en est la cause principale.

Et ce dernier point amène le propos suivant : Nous ne pouvons analyser le texte complet du FLB donc savoir qu’elle est l’orientation idéologique de ce dernier.

Car, en effet, si le nouveau FLB suit les orientations historiques de son prédécesseur, c’est à dire le FLB des origines, son orientation politique se devra d’être « neutre ». Ni droite-ni gauche. La Bretagne seule.

Si celui-ci reprend la ligne politique du FLB/ARB des années 70-90, l’initiative tombera dans la loghorrée gauchiste qui saoule tout le monde et n’intéresse que trois étudiants de 35 ans scolarisés à Rennes 2 en arts du spectacle.

Car le gauchisme est une maladie mentale.

C’est pourquoi, camarades, je m’interroge sur le thème choisi par votre première campagne : le logement. Bravo ! Thème porteur et populaire pour lequel les formations françaises sont totalement pétrifiées. Comment aborder le thème sans mettre en évidence la question de la préférence locale au logement par exemple ? Comment réclamer la construction de milliers de logements sans passer par plus d’artificialisation des terres ? Là-dessus, les formations nationalistes auraient un boulevard en demandant la priorité au logement pour les Bretons. Malheureusement, par gauchisme viscéral celles-ci ont réussi à faire de ce boulevard une impasse.

Car, par pure idéologie, le mouvement breton ne s’attarde que sur UNE SEULE colonisation : la colonisation PAR LE HAUT. Celle des riches parisiens qui s’installent à Carnac, Belle-île ou Saint-Malo. Celle des résidences secondaires et de la LGV Paris-Bretagne.

Mais l’Emsav refuse de voir que la Bretagne est également colonisée PAR LE BAS : combien de nos logements sont occupés par des extra-européens. Pontanézen, Villejean, Bellevue, Le Blosne, Le Gumenen, Bois du Château, la ZUP Sud, les Dervallières, Malakoff, etc… , ces quartiers sont devenus des « quartchiers » où la population bretonne devient inexistante. A ce que je sache, ces grands programmes immobiliers des années 60 et 70 lancés dans les grandes villes bretonnes n’ont pas été mis en chantier pour accueillir des Maliens et la moitié de l’Oranais ? Combien d’étudiants bretons ne peuvent pas se loger à Villejean à Rennes tout simplement parce que le quartier est occupé par des milliers de familles étrangères !

Incendier une voiture de riches parigots à la pointe du Cabelou à Concarneau pour protester contre le nombre de résidences secondaires sur le bord de mer c’est une chose, mais quid de cette même colonisation à Kerandon-Le lin, quartier « chaud » de Concarneau, où de nombreux logements sociaux sont occupés par des personnes venues d’au delà des frontières de l’Europe ?

Le nouveau FLB souhaite visiblement appuyer là où ça fait mal en matière de logement. Chiche camarades ! Irez-vous au bout de votre logique en abordant aussi la colonisation par le bas ? A Belle-île en Mer, il y a 57% de résidences secondaires. Vite récupérons nos logements ! Oui mais à côté de cela, dans certains quartiers de Rennes, il y a 50% d’enfants issus de l’immigration extra-européenne, qu’est-ce qu’on fait camarades ? Le constat qui prévaut à Belle-Île en Mer (« les logements bretons aux Bretons ») ne doit-il pas être le même au Blosne ?

Pourtant, à part de rares exceptions, ces extra-européens ne deviendront JAMAIS des Bretons, n’apprendront jamais nos langues et n’adopterons jamais notre mode de vie. C’est cruel et cela va à l’encontre de l’idéologie tiers-mondiste habituelle de l’Emsav, mais c’est la vérité et vous le savez très bien.

Les maisons bretonnes aux Bretons : « Carnac OUI, Villejean AUSSI ! » est-ce le slogan du nouveau FLB ? Il serait intéressant d’avoir sa réponse sur ce sujet.

Mathurin Le Breton

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Crédit photo : DR

Source :Breizh-info.com - 1 août 2023

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