Résistance Identitaire Européenne

Régions d'Europe


Trahison ! La Normandie en danger !

 

mn

​​Communiqué du Mouvement Normand - n°278 - 1er octobre 2020

 

L’éternel serpent de mer du port de Paris est de nouveau d’actualité ! Et de quelle façon ! La pire que nous puissions imaginer !

Une fois encore, des déclarations sans aucune consultation avec les élus locaux et régionaux, politiques ou consulaires, nous frappent de plein fouet par leur violence. En effet, lors d’une table ronde à l’occasion des dix ans du Grand Paris, le 29 septembre, Anne Hidalgo, maire de Paris, et Édouard Philippe, maire du Havre, ont déclaré en chœur qu’ils souhaitaient relancer le projet du Grand Paris.

L’impérissable projet de Grand Paris, pardon Seine Métropole, d’Antoine Grumbach, sorti en 2008 à l’époque du président Nicolas Sarkozy. Ce projet a été depuis relancé habilement dans la presse en 2018 puis en 2019. Mais il reste toujours le même dans sa substance : Paris veut et décide, et surtout pense n’avoir besoin que de la Seine et du Havre. Quid du reste de la Normandie ? Et bien il n’existe pas ! En fait, soyons clairs, c’est la Normandie qui n’existe pas dans ce grand ensemble pensé et prévu pour Paris, et pour Paris uniquement.
Et pour quel résultat final : la Normandie, coupée ainsi en deux par un couloir Paris – Le Havre, devenu le Grand Paris, n’existera plus ! Ce sera la fin de notre région. Son arrêt de mort définitif !

L’erreur du maire du Havre est grande s’il croit être de taille avec sa ville de 172 000 habitants face au léviathan parisien de 2 148 000 habitants et sa puissance économique.
Une telle décision, une telle déclaration, ne peut se faire avant une concertation, une réflexion, une stratégie réelle au niveau de la région normande.

Cette vision parisienne, et parisianocentrée est mauvaise pour la Normandie mais aussi pour la France. La Normandie est une des portes maritimes de la France, et pas uniquement de Paris. L’histoire, la géographie, l’économie, la culture, la géopolitique normandes nous tournent vers la mer. Notre région est un immense port de Granville jusqu’au Tréport. Voilà la réalité, le concret !
Et ce n’est pas au Havre, seul, de proposer d’être un débouché sur la mer pour la capitale française, c’est un projet, une ambition normande que d’être une région maritime de première importance pour la France, et pas seulement Paris. Et de l’être à travers son réseau de villes.

À nouveau, la nécessité de la mise en place d’un solide réseau des villes normandes, une Hanse comme il en existait une dans la Baltique, une association économique, politique, culturelle des villes normandes est de première importance. C’est une nécessité et une évidence, mais dans le contexte d’un projet Grand Paris renaissant, cela devient une urgence absolue !
Monsieur Hervé Morin a réagi vivement aux déclarations de Mme Hidalgo et de M. Philippe. Mais où sont les autres élus ? Qu’en pensent les maires normands ? Les présidents de départements normands ?
Il est grand temps que les élus normands agissent ensemble, comme les élus d’une grande région avec un potentiel incroyable et non comme des roitelets locaux. Une vision d’ensemble pour la région est nécessaire pour tous les élus.

En pleines grandes déclarations sur la décentralisation voulue apparemment par le gouvernement du président Macron, après le tour de vis centralisateur et jacobin qui a été la règle depuis son accession au pouvoir, voici une volonté parisienne qui paraît bien contre-productive.

Ce scénario, le Mouvement normand n’a eu de cesse de le rappeler dans ses communications depuis la réunification de la Normandie : les dangers, les écueils sont encore nombreux avant d’avoir une région normande radieuse et rayonnante.
Enfin, sortirons-nous de la tentation phagocytaire de Paris et surtout, sortirons-nous un jour de cette morbide et délétère opposition permanente entre Paris et la province ? Le jacobinisme parisien n’est pas mort, il est au contraire bien vivant. La décentralisation et la subsidiarité, si elles s’imposent à la raison, ne sont pas encore acquises dans les faits.
Les Normands doivent réagir habilement, l’union fait la force !

La commission exécutive du Mouvement normand

téléchargement

Imprimer

Le viol d'un peuple

cartefrancique2

Je suis né il y a bientôt un quart de siècle au cœur du Pays thionvillois et j'ai vécu heureux les premières années de ma vie entre mes parents et mes grands-parents. Tout naturellement ils m'avaient transmis leur langue, cette langue que leur avaient transmis leurs propres parents et grands-parents, cette langue transmise ainsi de bouche à oreille, de parent à enfant dans une chaîne ininterrompue depuis l'aube de l'humanité. Leurs ancêtres les francs, mes ancêtres avaient vécu il y a deux mille ans dans les plaines du nord de l'Allemagne, parlant une langue germanique, la transformant en la parlant pour lui donner peu à peu son aspect, sa sonorité, sa syntaxe actuelle, la polissant comme une pierre précieuse pour la livrer toujours plus belle à la génération suivante. Il y a 1400 ans, poussés par d'autres peuplades germaniques, ils se sont répandus sur les Pays-Bas, la Belgique, le Luxembourg, la Rhénanie et la moitié nord de la France. En France et dans une partie de la Belgique ils étaient en faible nombre et ont été submergés par la population autochtone de langue romane. Dans l'autre partie de la Belgique et en Hollande leur langue a évolué jusqu'au néerlandais actuel. Dans une grande partie de l'Allemagne, elle a contribué à l'élaboration de l'allemand moderne. Mais chez nous, à Thionville, à Luxembourg, à Arlon, à Bitburg ou une partie du peuple franc s'est établi, leur langue a évolué en une langue originale: la langue francique qui conserve dans son nom le souvenir de l'ancien peuple.

C'est dans cette langue à l'antiquité et à la noblesse incontestable que mes parents m'ont parlé, penchés autour de mon berceau, c'est elle qui m'a ouvert au monde et c'est grâce à elle que se sont forgées dans ma tête mes premières pensées d’amour de crainte ou de tendresse. A travers elle, j'ai découvert le monde extérieur, j'ai exploré mon âme. C'est dans cette langue que j'ai prononcé mes premiers mots, mes premières phrases. Elle m'a permis de devenir un être humain, de m'inventer un univers, de rêver de mille choses.

Mais bien vite j'ai appris qu'il existait à l'extérieur de notre cercle familial une autre langue que mes parents utilisaient à l'occasion avec d'autres personnes du village et surtout quand nous allions en ville. Ce langage étranger m'intriguait beaucoup, d'autant plus que je ne le comprenais pas vu qu'on ne le parlait jamais à la maison. De plus seuls mes parents semblaient le connaître, mes grands-parents ne l'employaient jamais. Quel était donc ce parler aux consonances si étranges, si différent de notre langue mélodieuse que j'entendais de temps en temps autours de moi? Au fur et à mesure que les années s'écoulaient, ce parler s'insinua de plus en plus dans notre famille. Mes parents se mirent à le parler de plus en plus et m'apprirent qu'on l'appelait la langue française et qu'un jour ils m'amèneraient dans une école ou moi aussi je pourrai alors l'apprendre.

C'est à l'âge de 7 ans que je suis entré à l'école du village, ne parlant que la langue francique et comprenant au hasard quelques mots de français dans une conversation. Mais n’était-ce pas le cas de tous les garçons de mon âge au village? C'est là que se déclencha en moi la lutte entre ma langue maternelle que je portais dans chaque fibre de mon être et le français qu'on m'imposait de l'extérieur. Notre instituteur qui venait de la ville était un homme fier et distingué. Sa tenue contrastait vivement avec celle des gens du village et naturellement il ne savait pas le « Platt ». Quel contact pouvait s'établir entre cet homme qui ne savait rien de notre langue et nous qui ne savions rien de la sienne? Je me souviens que le premier jour il interrogea l'un de mes camarades d'un ton sec: « Jean-Pierre debout! » Le dit Jean-Pierre qui ne s'était jamais entendu appeler autrement que Jhempi resta naturellement assis. Et l'instituteur d'en conclure qu'il devait être sourd ou arriéré mental et de le reléguer au fond de la classe avec une feuille de dessin et des crayons de couleur pour ne pas avoir à s'occuper de cet être si primaire.

Il a voulu tuer en nous la langue de nos parents et la remplacer par la sienne qu'il nous enseigna pendant 7 ans sous la contrainte du bâton. Notre langue qu'il appelait «  le patois » était interdite dans l'enceinte de l'école aussi bien en classe qu'à la récréation. Et gare à celui qui osait en prononcer un mot! Il se voyait confier un objet qu'il devait remettre à l'un de ses camarades qu'il surprenait à parler aussi « patois ». Celui qui avait l'objet à la fin de la récréation recevait une punition (nettoyer la classe ou encore les W.C.). C'est ainsi qu'on a voulu faire de notre langue à nos yeux un objet de dérision, vulgaire, qui méritait une punition et qu’il fallait abandonner pour être bon en classe. L'instituteur en rencontrant nos parents dans le village les invitait de façon véhémente à parler français avec nous à la maison pour continuer son travail. Il disait que notre avenir était en jeu et que tant que nous parlerions « patois » nous ne pourrions jamais espérer faire de bonnes études, que le « patois » était un obstacle pour apprendre le français et avoir une bonne orthographe.

ecusson

Il a voulu détruire ma façon de penser, ma poésie intérieure, il a voulu tuer mon âme. Il a voulu remplacer dans mon cœur Mamm par mère, Papp par père, il a voulu remplacer dans mes yeux Bam par arbre, Sonn par soleil, il a voulu remplacer au plus profond de mon être Dram par rêve. Mais comment aurait-il pu comprendre le monde merveilleux que je m'étais forgé au plus profond de moi-même dès ma plus tendre enfance, dans ma langue; un monde intraduisible en français, entièrement basé sur des correspondances phoniques entre les mots. C'est ainsi qu'en moi Mamm évoquait la douceur par la répétition du phonème « m ». C'est le mot le plus facilement prononçable pour un enfant. Les phonèmes « m » et « a » sont les premiers prononcés par le bébé car ils sont exhalés naturellement lors de la respiration en expirant par la bouche. On aboutit ainsi au son nmal puis au son Mamm avec refermeture de la bouche. C'est sans doute le premier mot que j'ai prononcé. Puis en faisant exploser davantage le premier « M » j’ai prononcé le son Bam (l'arbre) et dans mon esprit s’est tissé alors une correspondance phonique entre Mamm et Bam, correspondance conceptuelle aussi entre la mère source de la vie et l'arbre, source de tant de bienfaits pour l'homme (fruits, chauffage, ombre) et qui est pour ainsi dire une seconde mère. De Bam nait une correspondance phonique avec le mot Sam (la semence) autre source de vie et de nourriture pour l'homme. Ainsi en francique ces trois mots: Mamm, Bam, Sam ont en commun à la fois des sons semblables d'où nait un lien poétique entre eux, mais aussi des significations qui rentrent en correspondance et qui créent entre eux un lien sémantique. Sur un autre axe de correspondance Bam amène en moi le mot Dram car la grandeur de l’arbre qui s'élève vers le ciel permet à l'homme le rêve vers l’infini.

Quand l'instituteur du village a voulu remplacer chez moi Mamm par mère, Bam par arbre, Sam par semence et Dram par rêve, il a essayé de tuer toutes les correspondances et les liens étroits qui relient en moi ces quatre mots. Si je dis: « Main Dram as e Bam, je peux créer par la ressemblance phonique qui existe entre Dram et Bam un monde poétique qui est détruit si cette phrase devient: « mon rêve est un arbre ».

On voit donc qu'une langue n'est pas seulement un dictionnaire et une grammaire. Passer d'une langue à une autre n'est pas seulement employer certains mots à la place d'autres, c’est passer d'un monde à un autre, d'une manière de penser à une autre. Une langue véhicule en elle une façon d'appréhender le monde et elle modèle l'âme de celui qui la parle puisqu'il va exprimer toutes ses pensées conscientes par le moyen de cette langue. Imposer à un enfant une langue autre que sa langue maternelle c'est détruire toute sa façon de concevoir le monde et la remplacer par une autre à laquelle son esprit n’est pas adapté et qu'il ne pourra jamais assimiler entièrement, c'est donc arracher une parcelle de son âme sans lui donner de contrepartie valable. De ce fait cet enfant ne saura plus parfaitement sa langue maternelle et ne saura jamais parfaitement la langue imposée. Il sera culturellement dévalorisé. Il aura des connaissances des deux langues mais possédera les deux de façon imparfaite. Il ne saura jamais apprécier l'une ou l'autre langue dans toute son étendue. Il saura beaucoup moins bien sa langue que ses parents parce qu'il aura cessé de la parler et saura aussi moins bien le français que le parisien qui l'a toujours parlé.

Combien de jeunes aujourd'hui se trouvent dans ce cas? Des centaines de milliers. La perte de nos langues maternelles propres (francique, breton, basque etc...) est une déculturation massive de l'homme, un recul de la civilisation, une catastrophe pour l'humanité.

verklingende

Si moi je n'ai pas perdu ma langue à cette époque et si je peux encore la parler aujourd'hui alors que tout était mis en place pour me la faire oublier (école, radio, télévision), c'est que j’ai pris conscience au moment où je la perdais que ma langue était mon bien le plus précieux. Beaucoup d'autres avant moi ont déjà brandi l'étendard de la révolte. Demain, d’autres suivront, ils refuseront de perdre leur langue au profit d'une qui ne pourrait jamais la remplacer sans nous amoindrir culturellement. Tous ceux qui l'ont perdu se lèveront aussi, conscients du bien inestimable qu'ils ont laissé perdre et tous ensembles des Flandres à la Catalogne, de la Bretagne à l'Alsace nous serons assez forts pour exiger que nos langues soient enfin respectées et officialisées, que chaque enfant puisse être instruit et alphabétisé dans la langue de ses ancêtres, comme c'est le cas dans presque tous les pays du monde à l’heure actuelle.

Pour ma part je suis décidé à mener la lutte jusqu'à ce que notre langue soit enseignée à l'école à tous les niveaux, jusqu'à ce qu'elle ait sa place à la radio et à la télévision, c'est à dire jusqu'à ce que tout ce qui l'opprimait devienne pour elle un moyen de propagation, jusqu'à ce qu'on nous accorde ce qu'on a déjà accordé à la Catalogne, au Pays Basque, au Val d'Aoste et à tant d'autres entités ethniques: un statut d'autonomie.

S.H.

Sources : Hémechtsland a sprooch - N°14, 1978.

 

Imprimer

LE MYTHE VIKING ET LA NORMANDIE: Jean Mabire

5c5d5a7d85600a3ab80e423c

Quand on veut s'imaginer la personnalité du pays normand, avant de penser à Corneille, à Gustave Flaubert ou même à Guillaume le Conquérant, la plupart des Normands (et encore plus les « Français de l'extérieur » - les « horsains » comme on dit ici) pensent à un pays fondé par les « hommes du Nord », les Vikings, et a leurs bateaux (im­proprement appelés « drakkars »), et naturellement les ancêtres des Normands sont venus de Norvège (même si le plus gros des Vikings installés en Normandie venait du Danemark ...).

En Normandie, cette conscience au « premier degré » est commune. (...) C'est cela un mythe: une origine quasi-fabuleuse, des ancêtres lointains, réels ou suppo­sés qui cimentent une communauté de destin. Bien plus, il n'y aurait eu que 5000 colons Scandinaves au milieu d'une population autochtone de plus de 100 000 Neustriens, qu'importe ... que les Normands des­cendent des Gaulois ou des Vikings. C'est la conscience de ce mythe qui fait la Normandie. Un mythe s'oppose quelquefois à la science ou à l'histoire, jamais complètement toutefois. Il part d'un fait his­torique réel qui s'idéalise à travers les générations ou qui s'enra­cine à une « période basse » de l'histoire d'un pays.

Le folklore nor­mand du XIXème siècle est moribond: il est essentiel qu'il survive ou plutôt qu'il revive, mais cette survie est loin d'être évidente. En ce qui concerne la langue, le normand est encore bien plus menacé que le breton; il est probable qu'il aura quasiment disparu dans une génération. Quant au mythe viking, c'est en Normandie la valeur la plus éternelle. Dans une époque où chacun recherche des racines et où règne l'attrait pour le fantastique ou le merveilleux, un tel mythe hors du commun ne peut que fasciner.

Tout mythe national s'enracine dans l'Histoire pour la transfigurer et susciter une véritable « relance » d'un sentiment qui se transforme à son tour en événement. L'avenir s'enchaîne sur le passé. Il en privilégie certains aspects et donne un éclairage qui devient parfois contrainte, exaltant et réduisant tour à tour. Le mythe devient fait.

Ainsi, ce qu'on nommera un jour l'idée nordique est-elle devenue, au fil des ans, inséparable de la réalité normande. Elle a peu à peu conquis le régionalisme jusqu'à s'identifier avec lui. L'originalité fondatrice de la Normandie se réclame d'abord de la source Scandinave.

JEAN MABIRE

Sources : ARTUS N°2-1980

unnamed

Imprimer

LITTÉRATURE - TRADITIONS : SPÉCIAL BRETAGNE

 

la legende de la mort 1

 

La légende de la mort

Ce livre est le fruit d’un long collectage auprès de la population rurale de Basse-Bretagne, à l’époque brittophone dans sa quasi-totalité. La plupart de ces légendes lui ont donc été contées en breton…

L’imaginaire collectif des Bretons se retrouve dans cette Légende de la Mort, où nul n’est effrayé par l’ombre de l’Ankou (représentation personnifiée de la mort) ou bien le peuple des Anaon (âmes défuntes) et pour qui les kannerezed noz (lavandières de la nuit) ont gardé leur pouvoir enchanteur. Ces récits fantastiques et populaires sont un fidèle miroir de la sensibilité des Bretons qui, comme les Celtes d’Outre-Manche et même les Anglo-Saxons sont portés sur les légendes et phénomènes paranormaux : les intersignes, l’Ankou, moyen d’appeler la mort sur quelqu’un, les noyés, les villes englouties, les assassinés et les pendus, l’Anaon, les revenants, l’enfer, le paradis…

La préface de Léon Marillier, parue dans la première édition qui est publiée ici, donne un éclairage particulièrement intéressant sur la relation des Bretons avec la Mort. Il rapproche aussi les croyances, les usages et les rites qui se rapportent aux morts avec les usages funéraires d’un grand nombre de peuples et les conceptions qu’ils se forment de la nature de l’âme et de sa destinée après la mort.

Anatole Le Braz (1859-1926) est né à Saint-Servais (Côtes-d’Armor). Il a écrit beaucoup d’ouvrages sur les traditions en Bretagne. Collecteur infatigable de contes, chansons et légendes populaires, il est considéré, avec Hersart de La Villemarqué, comme un des piliers du renouveau de la culture traditionnelle et populaire en Bretagne.

À commander ici.

 

2

 

Le Barzaz Breizh

Le Barzaz Breiz, ou en français « Recueil de poèmes de Bretagne », est tout simplement un recueil de chants populaires bretons, des chants récoltés auprès de la population bretonne au début du XIXe siècle par le Marquis Hersart de la Villemarqué (Kervarker en breton). La première édition de ce recueil est parue en 1839 et comporte une centaine de chansons, présentées avec leur traduction en français et la mélodie, classées en trois catégories :

– les « gwerziou » : chants mythologiques, héroïques, historiques et ballades,
– les « soniou » : chants de fêtes et d’amour,
– des légendes et chants religieux.

Le Barzaz Breiz regroupe des chansons issues de toutes les régions de Bretagne. L’origine des chansons, les bardes, la vie et les croyances des Bretons depuis le Moyen Âge jusqu’à son époque, la langue bretonne, tout cela y est indiqué et chaque chanson est précédée et suivie de commentaires détaillés.

L’auteur du Barzaz Breiz, Théodore Hersart de La Villemarqué, fut un ancien élève de l’École des Chartes. Il naît en 1815 à Quimperlé et partage son enfance entre Cornouailles et la campagne avoisinante. Il est élevé dans une famille qui ne s’exprime qu’en français mais il est immergé de manière permanente dans le breton local qui est la seule langue utilisée dans les campagnes à cette époque, et il le parle couramment.

Entre 1833 et 1837, il va sillonner les campagnes de Cornouailles où il notera le répertoire des poésies et gwerz (chant racontant une histoire, ballade) chantées par les paysans. En 1837, ses carnets comportent près de 300 pages de transcriptions et notes diverses. Il se lance alors dans un travail de sélection et de restauration des textes recueillis, qu’il traduit et commente.

L’ouvrage connaîtra un succès immédiat dès sa publication. Des commentaires élogieux paraissent dans la presse bretonne, mais également dans la presse parisienne. Le succès dépasse même les frontières où son ouvrage sera apprécié et traduit. Théodore Hersart de La Villemarqué poursuit alors ses travaux. Il publie une seconde édition enrichie en 1845, puis en 1867. En 1846, on lui décerne la Légion d’honneur. Il entre à l’Institut en 1858.

Vers 1867 les premiers doutes sur l’authenticité des chants du Barzaz Breiz, jusqu’alors exprimés à mots couverts, sont étalés publiquement. Des controverses passionnées sont ouvertes. La Villemarqué est accusé d’avoir inventé de toute pièce les chants populaires ainsi que les mélodies qui les accompagnaient. On va même jusqu’à dire qu’il a écrit ses textes en français puis les a fait traduire en breton, ne maîtrisant pas la langue.

La Villemarqué meurt le 8 décembre 1895 près de Quimperlé.

À commander ici.

 

legendes celtiques de bretagne 3

 

 

Légendes celtiques de Bretagne

Ce livre se veut un florilège des légendes bretonnes. La Bretagne comme les autres pays celtiques est une terre de légendes. C’est un pays où le mythe et la réalité se confondent, sans que l’on puisse discerner lequel est prépondérant. La Bretagne, c’est le pays des enchantements, c’est le pays où tout est sacré ! C’est le pays où se déversent en nous les siècles passés.

Dans cet ouvrage, on trouvera, en premier lieu, les textes fondateurs de la nation bretonne :

  • Conan Mériadec et l’arrivée des Bretons en Armorique.
  • Le Roi Arthur et le royaume des deux Bretagnes.
  • La légende de l’hermine.
  • Puis suivent tous les personnages clés du légendaire populaire : l’Ankou, les lavandières de la nuit, les korrigans, les morganes, les fées… mais aussi les intersignes ou la barque fantôme.
  • Le légendaire breton a influencé la culture européenne. Chrétien de Troyes, Marie de France ou Richard Wagner et bien d’autres, s’en sont emparé :
  • Merlin, le Roi Arthur et les chevaliers de la Table Ronde,
  • Tristan et Iseult. Mais aussi,
  • La fée Carabosse,
  • Gilles de Rais qui a inspiré Barbe Bleue.

Ces légendes font partie de l’âme bretonne. Elles sont la porte d’entrée de l’imaginaire d’un peuple.

À commander ici (ou ici en version luxe).

 

legendes du diable chez les bretons 4

 

Légendes du diable chez les Bretons

Le livre se devait de commencer par la légende de la ville d’Is narrée magnifiquement par Michel Cazenave, ancien responsable de programmes sur France Culture et spécialiste de la mythologie et des légendes celtiques.

Suivent une dizaine d’histoires et autres contes, collectés, adaptés ou traduits par Claude Trividic, qui nous font découvrir un autre pan de l’univers « magique » des Bretons. Le style est alerte : de nombreux dialogues entremêlent le français et le breton donnant ainsi de l’authenticité aux récits (avec la traduction pour les non-bretonnants, eveljust !).

Ce livre, tout à fait dans l’esprit de la Légende de la mort apporte un nouvel éclairage sur les relations des Bretons avec le diable. Mais au bout du conte, qui sera le plus « malin » ?

Claude Trividic du Cap Sizun, s’est attaché à retrouver les légendes connues des anciens. Il a aussi traduit en français pour le présent ouvrage, des textes en breton d’Eostig Kerinek, Yvon Crocq, et Erwan ar Moal, notamment « Pipi Gonto ». Parmi ses précédents livres, Les contes du Cap Sizun ont été un succès local.

À commander ici.

 

la legende de la ville d is 5

 

La légende de la Ville d’Is

Une Atlantide bretonne ? Mais pas seulement ! La légende de la submersion de la ville d’Is engloutie au fond de la baie de Douarnenez est une des légendes bretonnes les plus célèbres. Mais les auteurs entendent démontrer avec cet ouvrage que derrière cette image folklorique se dissimule la figure du mythe celtique de la femme de l’Autre Monde : la fameuse banshee irlandaise.

La légende bretonne de la ville d’Is, engloutie en raison des péchés de ses habitants, connut de nombreuses modifications au fil des siècles qui en défigurèrent le sens.

Car cette légende fut en effet, dès l’époque médiévale, l’objet d’une réinterprétation des hagiographes et chroniqueurs bretons qui la réorientèrent pour la plus grande gloire de saint Guénolé, premier abbé de Landévennec et de saint Corentin, premier évêque de Quimper.

C’est ainsi que Dahud, fille de Gradlon, roi de Cornouaille fut séduite par le Diable, à qui elle offrit, après les avoir subtilisées, les clefs des écluses, provoquant la submersion de la ville. Le roi ne devant son salut qu’à l’intervention de saint Guénolé !

Les auteurs s’attachent dans cet ouvrage à retrouver le sens originel de cette légende altérée depuis sa christianisation. Diabolisée à l’époque médiévale, le personnage de Dahud nous est désormais dévoilé : la représentante de ce qu’il subsiste dans le folklore breton du mythe celtique de la femme de l’Autre Monde, la fameuse banshee irlandaise.

Trois annexes apportent au lecteur, en complément, les textes bretons (avec leurs traductions) à l’origine de cette légende.

Françoise LE ROUX et Chr.-J. GUYONVARC’H figurent parmi les meilleurs spécialistes du monde celtique. Ils sont auteurs de plusieurs centaines d’articles et de nombreux ouvrages traduits en une demi-douzaine de langues.

Fr. LE ROUX, co-fondatrice de la revue d’études celtiques Ogam, était spécialisée dans l’histoire des religions.

Chr.-J.GUYONVARC’H, docteur d’État, spécialisé dans l’étude des textes irlandais médiévaux, fut professeur honoraire de celtique à l’université de Rennes II.

Pour commander, c’est ici.

 Sources : Breizh-info.com

Imprimer

6 châteaux d’Alsace à découvrir sur la route des vins

Entre Thann et Wissembourg, la route des vins d’Alsace sillonne, par monts et par vaux, les plus beaux villages du Haut et du Bas-Rhin. 170 km de paysages viticoles émaillés de sites historiques, dont de magnifiques forteresses médiévales restaurées ou en ruines. Eguisheim, Wettolsheim, Kaysersberg, Riquewihr, Orschwiller, Lembach…  Cap sur les châteaux d’Alsace à découvrir absolument sur la route des vins.

 

1)    LES TROIS CHÂTEAUX DU HAUT-EGUISHEIM (EGUISHEIM - HAUT-RHIN)

 trois-chateaux-du-haut-eguisheim

Des trois châteaux du Haut-Eguisheim, il ne subsiste aujourd’hui que trois donjons en grès rose coiffant la colline du Schlossberg. Au centre, on trouve le Wahlenbourg, au nord le Dagsbourg et au sud le Weckmund. À 591 mètres d’altitude, ils dominent la plaine de Colmar et les vignobles d’Eguisheim, labélisé plus beau village de France, depuis le XIe et le XIIe siècle. Situé sur la route des cinq châteaux, ce site emblématique ouvre la voie vers le château du Hohlandsbourg et le Pflixbourg.

 

2)    LE CHÂTEAU DU HAGUENECK (WETTOLSHEIM- HAUT-RHIN) 


Niché au cœur de la forêt, le château du Hagueneck est accessible après une marche douce de 45 minutes depuis le village de Wettolsheim. Classé aux monuments historiques, cette demeure du XIIIe siècle ne remplissait pas de fonction militaire, contrairement à son voisin le château du Pflixbourg (Wintzenheim - Haut-Rhin). Étape incontournable de la route des cinq châteaux, cette forteresse de garnison en granit du début du XIIIe siècle surplombe l’entrée de la vallée de Munster à 454 mètres d’altitude. 

 

3)    LE SCHLOSSBERG (KAYSERSBERG - HAUT-RHIN) 

 

schlossberg

Membre de l’association des plus beaux villages de France et élu village préféré des Français en 2017, Kaysersberg possède son château impérial : le Schlossberg. Bâti vers 1200, ce château classé aux monuments historiques se distingue par son imposant donjon cylindrique dont les murs affichent 4 mètres d’épaisseur environ. Pour gagner le sommet, il faut escalader une centaine de marches. La récompense ? Une vue imprenable sur la vallée de la Weiss et les Vosges.

 

4)    4) LE CHÂTEAU DES COMTES DE WURTEMBERG-MONTBÉLIARD (RIQUEWIHR – HAUT-RHIN)

 

chateau-des-ducs-de-wurtemberg

Le long de la route des vins, impossible de manquer Riquewihr, « la perle du vignoble alsacien ». Érigé entre 1498 et 1558 par les comtes de Wurtemberg, son château Renaissance arbore un pignon crénelé surmonté de bois de cerf (emblème de la famille). Au cours de l’histoire moderne, ce château vendu comme bien national a été transformé en école communale puis en musée. Pour en savoir plus sur Riquewihr et ses monuments, rendez-vous à l’office du tourisme, qui organise des visites gratuites de la ville en été.

 

5)    LE CHÂTEAU DU HAUT-KOENIGSBOURG (ORSCHWILLER – BAS-RHIN)

 

chateau-du-haut-koenigsbourg

Dressé à 800 mètres d’altitude sur un éperon rocheux, le château du Haut-Koenigsbourgpropose une immersion totale dans le quotidien des seigneurs alsaciens du Moyen Âge. Fidèlement reconstituée, la forteresse entraîne les visiteurs sur les traces de Frédéric Barberousse, Maximilien d’Autriche ou l’empereur Guillaume II de Hohenzollern. Après avoir franchi le pont-levis, il est possible d’explorer les habitations aménagées et meublées, admirer les collections d’armes anciennes ou de grimper au sommet du donjon pour profiter d’un panorama embrassant les Vosges, la Forêt-Noire et les Alpes par beau temps. À l’extérieur du château fort, le jardin médiéval suit un plan précis s’articulant autour d’un potager où sont cultivés des légumes, des plantes aromatiques et des herbes médicinales.

 

6)    LE CHÂTEAU FORT DE FLECKENSTEIN (LEMBACH – BAS-RHIN)

 

chateau-fort-de-fleckenstein

Forteresse en partie troglodytique, le château de Fleckenstein s’insère dans une barre rocheuse longue de 100 mètres. Perchée à 340 mètres d’altitude, cette citadelle imprenable du XIIe siècle offre une vue dégagée sur la vallée de la Sauer. Situé à 20 km d’Haguenau, au cœur du parc naturel régional des Vosges, le Fleckenstein accueille près de 100 000 visiteurs par an.

https://www.voyage.fr

Imprimer

L'Alsace, Terre d'Europe

Imprimer

Pour L'Eurosibérie

russieuropotan



L’OTAN : dix années de honte et d’ignominie 

Nous dit le général Léonid Ivashov

Le général Léonid Ivashov est vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques. Il a été chef du département  des Affaires générales du Ministère de la Défense de l’Union Soviétique, secrétaire du Conseil des ministres de la Défense de la Communauté des Etats Indépendants (CEI), chef du Département de coopération militaire du ministère de la Défense de la Fédération de Russie. il était chef d’état-major des armées russes, lors des attentats du 11 septembre 2001. il a écrit cet article spécialement pour Balkans Infos.

Le 24 mars 1999, dans le ciel de la République de Yougoslavie, ont retenti soudain les hululements des sirènes et le fracas sourd des détonations, puis se sont élevées les lueurs des incendies. Des maisons brûlaient, s’écroulaient, des enfants, des vieillards et des femmes trouvaient la mort. Par vagues successives arrivaient des centaines d’avions, détruisant tout ce qu’il y avait de vivant sur le territoire de ce petit pays d’Europe.

C’était comme un retour aux années 40 du XXe siècle, celles du nazisme d’Hitler, sauf que les armes et les moyens techniques de destruction frappant la population et les systèmes d’approvisionnement étaient plus modernes, plus puissants. Mais ce qui s’était passé dans les années 40, la communauté européenne le comprenait parfaitement bien : les fascistes avaient pris le pouvoir en Europe, et on ne pouvait pas les considérer comme faisant partie de la civilisation – ce n’était pas des êtres humains.

Mais comment appréhender ces événements de 1999, alors qu’on était au seuil du XXIe siècle, que partout s’imposait la démocratie occidentale et que tous condamnaient le totalitarisme ?

Zone de Texte:  Sur les écrans de télévision, on a vu les représentants des pays et organisations les plus « démocratiques » parler d’une action préventive visant à éviter une catastrophe humanitaire dans les Balkans. Or cette même catastrophe, cela faisait presque dix ans qu’elle meurtrissait la grande Yougoslavie et que les victimes en étaient  justement les Serbes. Madeleine Albright, autour de qui ne cessaient de tournoyer Robin Cook, ministre britannique des Affaires Etrangères, et le secrétaire général de l’OTAN, Javier Solana, tels des diables de l’enfer, s’efforçaient de faire croire à la communauté internationale que ce n’était pas une agression, ni des bombardements touchant une population civile, mais que ce n’était qu’une action visant à défendre des Albanais kosovars épris de liberté. Et, par dérision, ils avaient même appelé cette opération militaire, ne comprenant que des bombardements, « l’ange de miséricorde ».

Il est impossible de comprendre tout cela si on ne lit pas l’aveu significatif d’un des plus grands démocrates occidentaux, Winston Churchill : « Dans l’histoire de la diplomatie des puissances occidentales, entichées de démocratie, on voit en filigrane une longue liste de crimes, d’égarements et de malheurs pour l’humanité ».

Ce qui s’est passé  en Yougoslavie  n’est qu’un égarement de plus dans la liste.

C’est précisément de cela qu’on a parlé à la conférence internationale consacrée au 10ème anniversaire de la mission « pacifique » de l’OTAN dans les Balkans, qui s’est tenu à Belgrade les 23 et 24 mars 2009. On y a vu des représentants de nombreux pays du monde, des hommes politiques et des responsables militaires connus, des professeurs de droit international, des spécialistes de la sécurité, de l’écologie, des journalistes et des gens simplement honnêtes.

Au cours de cette conférence, on a vu ressurgir des tréfonds de l’histoire de la diplomatie occidentale dans les Balkans, des choses plutôt curieuses. Ainsi le général français mondialement respecté, Pierre-Marie Gallois, a révélé, au cours de son intervention vidéo, que dès les années 80 du siècle dernier, des généraux allemands avaient, au cours de réunions secrètes, posé la question du rétablissement de la carte des Balkans telle qu’elle était avant la Seconde Guerre mondiale.

Les Allemands n’ont pas du tout apprécié que, pendant la guerre, les Serbes aient immobilisé quelques divisions allemandes, les empêchant ainsi de prendre Moscou. A cette époque, les Croates étaient engagés aux côtés des fascistes. Un professeur venu du Canada, Michel Chossudovski, a évoqué le rôle qu’ont joué la Banque mondiale et d’autres structures financières dans la préparation de la destruction de la Yougoslavie. D’après lui, la guerre contre la Yougoslavie a commencé en 1983, quand on s’est aperçu, lors d’une conférence organisée par la Banque mondiale, que le socialisme yougoslave avait un rythme de développement socio-économique plus rapide que tous les autres  pays occidentaux. Les banquiers n’ont absolument pas pu le tolérer. Dès 1985,  on a commencé à mettre au point l’opération contre la Yougoslavie.

En 1989, la Banque mondiale a pris secrètement la décision d’amener la Yougoslavie à l’économie de marché. De plus, dans le cadre d’une planification concernant toute l’Europe, il a été prévu de réduire les emplois à 1,9 million.

A la conférence, on a évoqué le fait que Bill Clinton aurait signé un document concernant une coopération avec Ben Laden et Al Qaïda pour détruire la Yougoslavie en échange d’un feu vert concernant l’approvisionnement de l’Europe en narcotiques.

On a  encore fait allusion à d’autres faits dont on peut tirer quelques conclusions générales. En voici l’essentiel.

- L’opération de démantèlement de la République socialiste de Yougoslavie a été planifiée au milieu des années 80 ; le but en était la fragmentation de la Yougoslavie en une série de petits Etats, la suppression du modèle de développement socialiste, la répression de l’orthodoxie serbe.

- L’opération devait être réalisée par les intervenants suivants : des membres de l’élite anglo-saxonne nombreux dans les loges maçonniques, des centres financiers mondiaux, des organisations revanchardes allemandes, le Vatican.

- Une action militaire contre la Républiques socialiste de Yougoslavie se terminant par une guerre contre la Grande Yougoslavie.

Objectifs réalisés durant la phase militaire de la guerre :

- Mise au point de méthodes visant à exacerber les rivalités interethniques, jusqu’à aboutir au stade d’un conflit armé.

- Mise en pratique d’une théorie de l’introduction d’opérations médiatico-psychologiques, intégrées à l’agression armée.

- Neutralisation de toute action du Conseil de Sécurité de l’ONU et de la communauté internationale pendant que l’OTAN et les Etats-Unis mènent des opérations militaires contre des Etats souverains.

- Obligation pour les pays membres de l’OTAN de participer à l’action conjointe, ceci sans sanction du Conseil de sécurité de l’ONU.

Parallèlement, les Etats-Unis et l’OTAN ont décidé de résoudre divers problèmes :

- Essais en conditions réelles de nouveaux modèles d’armement.

- Entrainement de pilotes réservistes dans les conditions de destruction de cibles vivantes.

- Etude de la résistance psychologique du personnel des forces de l’OTAN lors d’actions entraînant la mort de civils.

- Gestion de missions internationales dans l’intérêt des pays agresseurs.

Pour étouffer dans l’avenir toute volonté de résistance du peuple serbe, et pour persuader les leaders des Etats en question et leurs élites militaires qu’il serait absurde de s’opposer à l’agresseur, on a créé, sur le modèle de la Gestapo nazie, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie. C’est à La Haye que l’on a éliminé le leader du peuple serbe, Slobodan Milosevic, et que l’on a condamné à de lourdes peines de nombreux généraux et hommes politiques serbes ayant organisé la résistance à l’OTAN.

Par cet exemple, les pays membres de l’OTAN ont montré aux organisations terroristes et aux mafias de la drogue que si celles-ci se rangent du côté de ces pays agresseurs, elles obtiendront tranquillité, pouvoir et reconnaissance dans les milieux politiques occidentaux.

Une première conversation téléphonique directe entre Madeleine Albright et le leader des combattants terroristes kosovars Hacim Thaci a eu lieu dès le mois d’octobre 1998, une autre le 25 mars 1999. Au cours du premier entretien, la secrétaire d’Etat américaine a demandé au bandit kosovar de soutenir l’entrée des forces de l’OTAN au Kosovo et, la seconde fois, de déclencher une insurrection armée au Kosovo et de soutenir les bombardemenbts de l’OTAN qui avaient débuté la veille.

Ainsi, nous sommes bien en présence d’une union étroite entre la démocratie occidentale et des structures terroristes liées au trafic de la drogue.

Pour conclure, on peut encore déduire de tout cela que l’OTAN, créée au départ comme une organisation de défense, s’est depuis longtemps transformée en une machine de guerre de dimension mondiale, cherchant à établir sa domination par n’importe quel moyen.

Les forces armées de l’Alliance de l’Atlantique Nord rappellent de plus en plus les divisions SS allemandes.

Général de division Léonid Ivashov.

«Balkans Infos» - mai 2009



Article Paru dans LA GAZETTE N° 201, mai 2009

Revue de la presse russe éditée par

Le Centre de Langue et Culture Russe

depuis 1987

BP73  75261 Paris  CEDEX 06

Tél /Fax : (33) 1 45 44 05 99

Sitewww.clcr.ru

Courriel : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Imprimer

Identité française : La Provence, le leg des Grecs, des Celto-Ligures et de Rome, par Pierre Vial

La Provence : le leg des Grecs, des Celto-Ligures et de Rome


Le pays provençal, qui s'étend entre le Rhône, les Alpes et la mer, correspond au marquisat de Guillaume le Libérateur, le comte d'Arles qui parvint à expulser, à la fin du Xème siècle, les bandes de pillards sarrasins qui avaient réussi à s'incruster provisoirement sur notre sol, pour le plus grand malheur des populations locales, en établissant une base à La Garde Freinet, dans le massif des Maures. Mais le nom même de Provence remonte plus haut, à l'époque romaine, alors que la Provincia - cette « province » organisée, comme les autres du même nom, en terrain conquis par Rome - regroupait en son sein, outre la future Provence, les territoires s'étendant à l'ouest du Rhône et qui devaient devenir le Languedoc.



Lire la suite de l'article "La Provence : le leg des Grecs, des Celto-Ligures et de Rome"

Imprimer

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites