vcfd7016lfgvod

La récente mise en accusation de la puissante agence de gauche qu’est le Southern Poverty Law Center (SPLC) par le gouvernement américain pourrait susciter un soupir de soulagement parmi les militants nationalistes blancs. Ses activités diffamatoires ont déjà causé des dommages importants à des chercheurs conservateurs et nationalistes, souvent qualifiés dans la langue de bois du SPLC de « suprémacistes blancs » ou d’« antisémites ». On ne sait pas vraiment pourquoi il a fallu si longtemps au gouvernement américain pour enquêter sur les pratiques financières du SPLC, surtout quand on sait que d’autres agences américaines ont utilisé des méthodes similaires — fabriquer des menaces de l’extrême droite pour justifier leur propre existence.

Les méthodes démonologiques du SPLC ont largement été empruntées aux pratiques courantes de l’Europe de l’Est communiste, où les gouvernements devaient constamment inventer des « fascistes », des « nazis » ou des « terroristes » afin de maintenir leurs régimes totalitaires. On peut également supposer, étant donné le profil multiracial du personnel du SPLC et de ses associés, que des dissensions internes ont pu pousser des individus mécontents d’un groupe racial à dénoncer leurs collègues d’une autre couleur pour mauvaise gestion des fonds. Quand l’argent vient à manquer, la race compte toujours — tout comme l’argent parle toutes les langues…

Ce n’est rien de nouveau dans les milieux proto-communistes et Antifa de gauche caviar anglophone. Ceux qui sont nés et ont vécu dans des États communistes, ou qui ont étudié la psychologie de cet état d’esprit, savent parfaitement que les pires ennemis du communisme, comme l’histoire récente l’a montré, étaient souvent des initiés communistes mécontents. Cela rappelle l’effondrement du communisme en Europe de l’Est et en Union soviétique au début des années 1990 — provoqué non par des acteurs de droite ou des forces extérieures, mais par l’abus systémique des fonds publics combiné à des querelles ethniques internes entre membres du parti communiste. La désintégration de la Yougoslavie communiste et les luttes internes de sa Ligue communiste multiethnique en sont des exemples.

 

Les mal-pensants de gauche

La diabolisation par le SPLC des milieux de droite et nationalistes aux États-Unis et dans l’Union européenne ressemble à une réédition des procédures quasi judiciaires de l’Europe de l’Est communiste et de l’Union soviétique. Reste à voir si d’autres groupes ou agences « anti-haine » feront l’objet d’un examen sous l’administration Trump. On peut se réjouir de la chute soudaine du SPLC, mais la question demeure de savoir s’il y aura des efforts juridiques similaires et un tollé médiatique comparable si d’autres organisations domestiques se réclamant antifascistes ou « anti-haine » attirent l’attention du ministère de la Justice en Amérique. La puissante ADL (Anti-Defamation League), par exemple, utilise une rhétorique plus raffinée pour discréditer les dissidents de droite et nationalistes. Pourquoi ne pas examiner aussi ses sources de financement ainsi que ses oukases pédagogiques dans les écoles et les services de police ? Il est toutefois notable qu’au cours de l’année écoulée, l’ADL et l’AIPAC (American Israel Public Affairs Committee ) ont atténué leur rhétorique contre les prétendus suprémacistes blancs tout en soutenant pleinement la rhétorique de Trump sur un bombardement massif de l’Iran. Un marché implicite ? Un donnant-donnant ? Chacun peut en juger.

Les chrétiens de droite aux États-Unis et certaines figures nationalistes en Europe ne sont pas en reste dans cette complaisance, comme l’a montré récemment la « visite discrète » de la dirigeante française Marine Le Pen à l’ambassade d’Israël à Paris. Une ère de flatteries mutuelles entre l’extrême droite européenne et Israël semble émerger.

Le problème ne s’arrête pas au SPLC américano. Des centaines d’autres ONG, notamment dans l’Union européenne — comme je l’ai déjà souligné — ne sont « non gouvernementales » que de nom, dépendant en réalité largement de financements publics, tout en se drapant dans un discours de paix, d’amour et de tolérance multiraciale. Leur posture publique, à l’image de celle du SPLC, rappelle fortement les anciennes agences bolcheviques du début de l’Union soviétique. Il faut rappeler que certains des plus zélés exécutants du communisme en Union soviétique et en Europe — tels que Genrikh Yagoda, Nikolaï Iejov, Lavrenti Beria ou Béla Kun — ont été exécutés par leurs propres camarades. En Tchécoslovaquie, en 1952, une douzaine de communistes juifs, acteurs clés du système totalitaire d’après-guerre, furent exécutés pour trahison par leurs anciens alliés. Un scénario similaire aurait pu se développer au sein du SPLC, avec des rivalités internes autour de la gestion des fonds.

Historiquement, plus ces organisations arborent des noms grandiloquents — comme le SPLC ou l’ONG britannique Hope Not Hate — plus elles sont enclines non seulement à condamner violemment les dissidents de droite, mais aussi à purger leurs propres rangs. On peut citer le cas de Hans-Georg Maaßen, ancien chef du service de renseignement intérieur allemand (le fameux Verfassungsschutz), écarté de ses fonctions en 2018 après des désaccords sur les pratiques de surveillance des milieux de droite.

J’ai déjà évoqué la montée de l’esprit totalitaire, suggérant qu’il est intrinsèque à la démocratie absolue, et non son opposé. (Voir les beaux ouvrages du regretté Claude Polin). Issu d’une pathologie multiraciale post-communiste, le SPLC fonctionnerait de manière similaire à des services comme la Securitate roumaine, la Stasi est-allemande ou l’UDBA yougoslave, qui traquaient des dissidents même lorsqu’il n’y en avait pas. Finalement, cette paranoïa conduisait à des purges internes.

Voici une remarque personnelle : lorsque mon père, Mirko Sunic, avocat catholique, fut arrêté en Yougoslavie communiste en 1984 pour ses liens supposés avec des émigrés croates, les premiers à témoigner contre lui furent des membres de notre propre famille !! C’est un trait classique des régimes totalitaires : une guerre de tous contre tous, où la peur règne jusque dans les familles et où la suspicion devient la règle. On retrouve sans peine cet esprit totalitaire — cette guerre de tous contre tous — dans la prose acérée de Shakespeare, et tout particulièrement dans son Richard III.

Il n’existe pas de véritables croyants en politique. Les membres du SPLC auraient pu, dans d’autres circonstances, devenir des porte-voix de la droite ou adopter n’importe quelle autre idéologie. De même, la Croatie n’est pas devenue un « pays de droite «  en 1991 par choix pur : ses institutions étaient encore dominées par d’anciens communistes, simplement reconvertis. La peur des anciens camarades serbes et les rivalités internes ont accéléré les transformations politiques. Les vrais nationalistes croates, eux, se précipitaient au front, chargés de leurs chimères et de leurs lendemains qui chantent.

Inutile de rabâcher l’évidence : le changement opportuniste d’idéologie n’a rien de nouveau. Les divisions familiales et les trahisons politiques persisteront, quel que soit le régime. Les ONG actuelles, qu’elles soient en France ou en Amérique, pourraient bien, du jour au lendemain, adopter des positions totalement opposées.

La gauche moderne s’adapte souvent à l’idéologie dominante, mais la droite n’est pas en reste. Un bon conseil, comme nous y invite le philosophe Emil Cioran : « Être libre, c’est se débarrasser à jamais de l’idée de récompense ; c’est n’attendre rien des hommes ni des dieux. »

Tomislav Sunic

 

Crédit photo : DR
[cc] Article rédigé par la rédaction de breizh-info.com et relu et corrigé (orthographe, syntaxe) par une intelligence artificielle.

Breizh-info.com - 28/04/2026