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HOLLYWOOD

L'acteur Mark Ruffalo (Hulk dans The Avengers, Marvel, 2012) est accusé par Paramount Skydance de recourir à des clichés antisémites après une publication sur Instagram du 21 août 2026 contre le projet de rachat de Warner Bros. Discovery (WBD) par Paramount.

L'offre est financée et garantie par Larry Ellison, cofondateur d'Oracle, père de David Ellison, PDG de Paramount Skydance. Dans sa publication, Ruffalo accusait la famille Ellison d'« alimenter certaines des forces les plus destructrices et inhumaines du monde ». Il republiait une vidéo de Safra Catz, membre du conseil d'administration de Paramount Skydance, évoquant, durant l’Israeli-American Council National Summit en 2024, les « technologies profondément effrayantes » d'Oracle utilisées après le 7 octobre 2023 pour aider l'armée israélienne : « Regardez comme elle se réjouit de ce que nous considérons désormais comme un génocide », « bâti sur un système d'oppression fondé sur l'apartheid alimenté par Oracle ». Il jugeait également la fusion de Warner et Paramount « catastrophique pour notre industrie cinématographique ». Le 22 août, Ruffalo ajoutait que critiquer « le Premier ministre israélien, un contrat de technologie militaire ou les dirigeants qui le fournissent » n'est pas critiquer les Juifs. Le Centre Simon-Wiesenthal et Creative Community for Peace, organisation pro-israélienne de l'industrie du spectacle, ont condamné ses propos. Le 25 août, le collectif The Brigade (près de 1 000 membres ou sympathisants de la communauté juive travaillant dans le divertissement, dont Haim Saban et Lawrence Bender) a dénoncé, dans un communiqué, des dirigeants juifs « présentés comme une élite secrète et puissante, thésaurisant la richesse et se délectant de la mort de masse ».

Oracle Corporation fournit de longue date des produits technologiques à l'armée israélienne. Shmulik Hauser, responsable de sa division des ventes, déclarait à Ynet en 2025 : « Soutenir Israël est dans notre ADN, même si cela nous coûte des clients. » Née à Holon (Israël), Safra Catz, qui a dirigé Oracle de 2014 à 2025, déclarait le 8 juillet 2021 à Tel-Aviv, quelques mois après l'ouverture d'un centre de données souterrain d'Oracle à Jérusalem : « Larry et moi sommes profondément engagés envers Israël. » Membre de l'équipe de transition de Donald Trump en 2016, envisagée, selon Bloomberg, pour les postes de représentante au Commerce ou de directrice du renseignement national, aujourd'hui vice-présidente exécutive du conseil d'administration d'Oracle, Catz a versé, avec son mari, 250 000 dollars aux comités de collecte de fonds de Trump en 2020, puis un million de dollars au super PAC Preserve America (comité d’action politique soutenant sa candidature) en 2024.

 

ESCROQUERIE

Un an après sa condamnation à dix-huit mois de prison avec sursis et trois ans d’interdiction d’exercer, l’avocate et ex-chroniqueuse télé Laure-Alice Bouvier a plaidé sa bonne foi dans un entretien accordé au Parisien le 15 août 2026. Née en 1986, docteure en droit public, populaire sur les réseaux sociaux, elle est intervenue à partir de 2021 comme chroniqueuse judiciaire dans les émissions de Cyril Hanouna sur C8, de Jean-Marc Morandini sur NRJ12, ainsi que sur les plateaux de CNews. Mise en examen en septembre 2024 pour « complicité et recel du délit de violation du secret professionnel » et « violation du secret de l’instruction », Laure-Alice Bouvier avait utilisé à des fins professionnelles et personnelles des informations issues du fichier Cassiopée, l’application des juridictions judiciaires dédiée à l’enregistrement et à la gestion des procédures pénales. Optant pour une procédure de plaider-coupable en août 2025, elle reconnaissait avoir obtenu ces éléments par l’intermédiaire de Laurent M., secrétaire du procureur de Nancy, rencontré en 2022 sur Instagram, qui éprouvait pour elle « une immense admiration » (« Le Parisien », 29 juin 2025) ; l’avocate réfute, quant à elle, « tout rapport de séduction ». Second volet de l’affaire : elle avait demandé à un autre homme rencontré via Instagram de se faire passer pour l’un de ses clients afin de démarcher des parties civiles dans le dossier de l’escroquerie « Carton rouge » (cf. F&D 544, « Carton rouge : arnaque à l’israélienne »). Ce dernier déclarait, lors de l’instruction, avoir eu « le sentiment de s’être fait avoir », d’avoir été « trahi et manipulé » par celle qui savait qu’il était « amoureux d’elle ». Désormais privée du droit d’exercer, Laure-Alice Bouvier « peine à retrouver du travail », sa notoriété numérique étant devenue, selon ses propres mots, « son pire cauchemar ».

Pour rappel, le 31 mars 2025, dans l’affaire « Carton rouge », le tribunal correctionnel de Nancy avait condamné vingt individus à des peines allant jusqu’à huit ans d’emprisonnement, pour une escroquerie de grande ampleur : selon le président du tribunal, Stanislas Massonie, 1 046 personnes s’étaient constituées parties civiles, représentées par environ cent cinquante avocats, pour un préjudice cumulé de 28 millions d’euros. Le mécanisme reposait sur une vingtaine de sites fictifs et cent quatre-vingt-dix-neuf comptes bancaires répartis dans dix-neuf pays, facilitant la dispersion et le transit des fonds ; une fraude que le procureur, lors de son réquisitoire, rattachait à un dispositif mené depuis Israël avec des relais en France. À la tête du réseau, Mickaël Ibgui, reconnu comme le cerveau de l’organisation, condamné à huit ans de prison, visé par un mandat d’arrêt. À ses côtés, Youval Chlomo Timsit, également sous mandat d’arrêt et considéré comme un acteur central du réseau, écopait de sept ans. Le volet marseillais, où étaient conçus les outils numériques de l’escroquerie, voyait le responsable local Fabrice Houta condamné à cinq ans, aux côtés de Fabrice Journo, dit « Yoni », présenté comme l’associé d’Ibgui. Les principaux protagonistes, Ibgui et Timsit en tête, demeurent, selon les dernières informations publiques, en fuite.

 

MÉMOIRE

Mercredi 22 juillet 2026, un poste de police a été inauguré dans la maison natale d’Adolf Hitler à Braunau am Inn (Haute-Autriche), au terme de travaux chiffrés à 20 millions d’euros.

Bâtisse du XVIIe siècle où le dictateur est né le 20 avril 1889, propriété de la famille Pommer depuis 1912, elle a été louée à partir de 1972 par le ministère de l’Intérieur autrichien afin d’empêcher tout usage militant. Il y a hébergé une bibliothèque, puis une annexe scolaire, puis, à partir de 1977, un centre pour personnes handicapées. La dernière propriétaire, Gerlinde Pommer, s’était opposée pendant des années à sa transformation ; une loi spéciale a imposé son expropriation en 2016, confirmée par la Cour suprême autrichienne en 2019 pour 810 000 euros. Rénové depuis 2023 par le cabinet Marte.Marte Architekten, l’édifice, méconnaissable, conserve sur son trottoir la pierre commémorative « Pour la paix, la liberté et la démocratie. Plus jamais le fascisme ». L’adresse continuant de faire venir des curieux et des nostalgiques, il a été décidé, afin d’éviter définitivement tout risque de commémoration, d’y installer un commissariat de police.

 

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