
2026 : La guerre des trois vrais dieux uniques ou la guerre des criminels impérialistes ?
Le 28 février 2026 a débuté la énième guerre des théocraties – auto–proclamées ou implicites, cela ne change rien à l’affaire. En réalité et comme toujours, les faussaires, ceux qui osent faire parler les divinités nées dans le cerveau poétique et malade des « fous de dieu », servent les seules réalités politiques universelles : la volonté de puissance et l’appât du gain.
Donald Trump fait véhiculer par les media US des photographies de prière avec un troupeau de pasteurs nord-américains, cette comédie de bas étage étant menée dans le Bureau Ovale de la Maison Blanche. Il reprend une tradition typiquement yankee – imitée des textes de l’Ancien Testament -, où le peuple impérialiste-expansionniste appelle SON dieu à la rescousse au début d’une guerre aux motivations très matérielles.
Car, à la différence des croisades européennes, les guerres « saintes » des Hébreux ou des Yankees n’ont jamais eu que deux motifs – idéalement réunis : la vengeance et/ou la soif d’expansion. Dans cette ambiance vétérotestamentaire, où la haine du « Méchant » s’associe au « Bon Droit », la guerre est à la fois impitoyable et absolue. La guerre « sainte » des Yankees doit idéalement se terminer par l’Unconditional Surrender – la reddition sans condition, ce qui sous-entend l’imposition de l’American way of life au vaincu, en plus de sa soumission économique et politique. Les pauvres Yankees, partis la queue entre les pattes après la déculottée en ex-Indochine, se sont refaits une santé morale en écrasant des peuples en Europe, en Afrique, en Amérique Latine ou aux Proche et Moyen-Orients.

Gaza
Les Hébreux, depuis Moïse – né Osarseph, s’il faut en croire l’historien égyptien Manéthon -, se disent assurés de l’exclusivité de l’aide du dieu de justice, Yahvé-El Chaddaï (l’incréé), alias Adonaï-Sabaoth (le tout-puissant dieu des armées). Là aussi, le Juif pieux est assuré d’être toujours le « Bon », servant de poing de dieu pour punir le « Méchant ». Et, bien sûr, la guerre juive est impitoyable : on ne compte plus le nombre de fois où, depuis 1948, le Liban a été ravagé par l’Armée israélienne. Un jour, les Libanais lassés du cycle destructions-reconstructions quitteront leur pays ancestral et, pour la première fois, Israël pourra s’étendre loin au Nord, en attendant de le faire vers la Mésopotamie.

Restent les mahométans, divisés en différentes chapelles dont guides spirituels et fidèles se haïssent, même si tous révèrent en langue arabe Allah, le tout-puissant et le miséricordieux. Depuis 1948, ils sont habitués à recevoir une raclée à chaque fois qu’ils rencontrent les Juifs, surarmés par les USA et soutenus par les financiers et les media de la diaspora juive.
On ne sait trop que penser des sécrétions métaphysiques du cerveau humain. En principe, le ou les dieux, bienfaisants selon leurs sectateurs, auraient créé l’Univers – on doit, à l’évidence exclure la gouttelette de boue dénommée Terre de cette hypothétique création divine, car cette planète répond à tous les critères infernaux. Depuis des milliers d’années, les prêtres et les artistes nous offrent toutes les interprétations possibles de la sublimité des « messages divins » et il faut bien reconnaître que seul Satan – ou son avatar régional, étant entendu qu’il s’agit là aussi d’une sécrétion du cerveau humain – est réel, étant omniprésent, toujours prêt à déchaîner les sales bêtes humaines contre d’autres bêtes humaines qui ne valent pas mieux… les exceptions étant par définition rarissimes.

Puisque nous sommes condamnés à vivre dans l’Enfer terrestre, seule réalité métaphysique immédiatement perceptible, pourrait-on exiger de nos immondes politicards et surtout de leurs inspirateurs, désireux de s’enrichir toujours davantage, qu’ils aient au moins la décence d’annoncer la couleur et cessent d’utiliser la plus noble idée sécrétée par le cerveau humain, celle d’une divinité bonne et compatissante. On sait très bien qu’il s’agit de l’association d’une utopie, d’une uchronie et de billevesées consolatrices, mais elles sont sublimes et n’ont pas à servir les intérêts vils et meurtriers de fanatiques, de paranoïaques et de cupides pathologiques.
Que les humains s’entretuent, puisque cela fait partie de leur héritage génétique malsain, mais que la foule de ceux qui veulent croire – contre toute évidence – en une divinité de bonté décident une bonne fois pour toutes de lyncher les escrocs au spirituel. Aucune guerre ne peut être bonne, ou juste, encore moins « sainte » (soit le summum de l’hypocrisie), si elle tue un seul innocent.
Bernard PLOUVIER
METAINFOS - 8 mars 2026