
Les juifs avaient annoncé une offensive de quatre jour contre l’Iran avec pour objectif affiché d’en assassiner les chefs et de devenir les nouveaux maîtres du pays. Débutée vendredi, elle devait se conclure victorieusement ce lundi, pour célébrer Purim.
Danny Danon, ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, invoque l’Holocauste et l’histoire de Pourim pour justifier la guerre contre l’Iran.
Qu’est-ce que Purim ?
C’est le Livre d’Esther, dans la Torah, qui nous apprend l’origine de la fête de Purim. Nous sommes au Ve siècle avant Jésus-Christ, dans l’Empire achéménide perse, qui s’étend alors « de l’Inde à l’Éthiopie » sur 127 provinces (Esther 1:1). Cet empire est à son apogée sous Xerxès Ier (également connu sous le nom d’Assuérus) et couvre une vaste région incluant la Mésopotamie, l’Iran actuel, l’Asie Mineure (Turquie), l’Égypte et des parties de l’Asie centrale, avec une population totale estimée entre 20 et 50 millions d’habitants selon les historiens.
Les juifs sont alors fermement établis dans l’empire. Cette présence s’explique par la victoire de Cyrus le Grand, roi de Perse, contre l’Empire babylonien (actuel Irak) où vivait une large population juive. Victorieux et libéral, il autorisa les juifs de Babylone à retourner à Jérusalem pour y reconstruire leur temple (Édit de Cyrus, Ezra 1:1-4). Les juifs, cependant, étaient moins intéressés par la perspective de s’adonner à la maçonnerie que spéculer sur les fantastiques richesses de l’Empire perse. Au lieu de faire route vers leur « terre promise » à l’ouest, beaucoup refusèrent de rentrer et se dirigèrent vers l’est, au cœur des territoires perses.
Le Livre d’Esther évoque la présence juive « dans toutes les provinces » (Esther 3:8), suggérant une diaspora étendue, résultat de l’immigration citée précédemment. Les historiens estiment que les juifs représentaient probablement 0,5 à 1 % de la population totale de l’empire, soit entre 100 000 et 500 000 individus réparties dans les 127 provinces.
Très présents dans la capitale impériale, à Suse, les juifs verrouillèrent bientôt les administrations de l’État, à commencer par le Trésor et la perception de l’impôt. Prêtant à des taux prohibitifs, les banquiers juifs recouvraient les créances grâce à leurs agents aux commandes des finances impériales, escroquant à la fois l’État perse et les sujets de l’empereur Xerxès Ier, ce qui ne manqua pas d’alimenter un sentiment révolutionnaire dans la population.
Xerxès Ier
Haman, chef du gouvernement impérial, patriote et loyal serviteur de son empereur, voulut conjurer les troubles qui menaçaient et restaurer la Perse dans sa pleine souveraineté. Mais entretemps les rabbins placèrent dans l’entourage du monarque une certaine Esther, prostituée juive élevée par un certain Mardochée. Elle fut chargée de le séduire et de le pousser à répudier sa femme, Vashti, afin de devenir sa nouvelle épouse officielle. Les juifs espéraient ainsi placer à la tête de l’État une dynastie juive qui écraserait plus impitoyablement encore les peuples déjà exsangues de l’empire.
Le roi ne tarda pas à divorcer de la reine Vashti sous le prétexte qu’elle aurait refusé de se présenter à un banquet. Le premier ministre Haman fut bientôt humilié par Mardochée, nouveau beau-père du roi qui se faisait désormais inviter à la cour impériale. L’arrogant proxénète refusait de s’incliner devant lui, malgré son rang, et multipliait les marques d’insolence hébraïque à son encontre. Les troubles populaires allant en s’aggravant, Haman finit par convaincre l’empereur d’édicter un décret d’expulsion des juifs de l’empire le 13 Adar, date tirée au sort (en hébreu, Pourim signifie « sorts »).
Mardochée ordonna alors à Esther d’intervenir auprès de l’empereur. Esther obtient du monarque qu’il organise deux banquets officiels en présence du premier ministre, Haman. Lors du second repas, elle proclame à l’assistance sa loyauté envers la race juive et accuse publiquement Haman de complot contre l’empereur. Xerxès, devenu la créature passive de sa maîtresse, consent à faire pendre son chef du gouvernement.
Un nouveau décret est prononcé enjoignant aux juifs d’assassiner les membres du parti patriotique à travers tout l’empire. Renforcés par la police de Xerxès, le 13 Adar, les juifs exterminent tous les suspects qui pouvaient représenter un danger pour l’avènement de la tyrannie juive. Le 14 Adar est proclamé jour de fête par le nouveau gouvernement révolutionnaire juif : « Pourim ».
Les chiffres du génocide sont connus. À Suse, la capitale, les Juifs tuèrent le premier jour du génocide 500 dignitaires perses, ainsi que les 10 fils du premier ministre Haman (nommés dans Esther 9:7-10). Le 14 Adar, à la demande d’Esther, le roi autorise un jour supplémentaire de tuerie à Suse, où les juifs assassinent 300 membres de l’élite perse qui avaient échappé aux premières exécutions (Esther 9:15). Loin de se cantonner à la capitale, le coup d’État s’étend à l’ensemble des autres provinces de l’Empire perse où les cellules révolutionnaires juives s’activent frénétiquement. On estime qu’au moins 75 000 personnes sont tuées lors de la seule première journée du carnage, le 13 Adar (Esther 9:16). L’extermination se poursuivit pendant des semaines, totalisant probablement des centaines de milliers de victimes.
02/2026