
Héros d’une guerre préventive ou criminels d’une guerre d’agression ?
Il est des jours où l’on croit habiter une planète de fous furieux ou de menteurs pathologiques.
Certes, la guerre est une constante permanente de la vie animale. Mais on pourrait espérer des humains, a priori dotés d’esprit critique, de libre-arbitre et de transcendance qu’ils comprennent la nécessité de décrypter les faits réels, les dégageant de la gangue de propagande, surtout quand celle-ci jure avec l’évidence – si l’on préfère, quand les gens des media délirent totalement.
Le samedi 28 février 2026, les USA et l’État d’Israël attaquent par des tirs de missiles l’État souverain d’Iran, assassinant diverses personnalités dirigeantes de cette théocratie – effectivement dirigée par des fanatiques, rudes et mafieux, comme à peu près la moitié des dirigeants des États de la planète. De façon assez logique, les Iraniens répondent par des tirs de missiles… et, le dimanche 1er mars, la propagande occidentale exige qu’on pleure sur quelques morts israéliennes, liées à ces tirs réactionnels, en oubliant les centaines de morts iraniennes !

Jusqu’à présent, l’attaque délibérée d’un État, sans déclaration de guerre et en période de négociations internationales, s’appelait une guerre d’agression et l’opinion publique internationale – formatée par les grands media – condamnait cette pratique.
Surtout lorsque les assaillants ne sont pas vraiment des prix de vertus. Israël est coutumier des « guerres préventives » et certains politiciens israéliens traînent diverses casseroles (corruption, délinquance sexuelle). Aux USA, l’opinion est quelque peu tourmentée par la révélation des crapuleries de feu Jeffrey Epstein et de ses nombreuses accointances dans la Jet Set ; en outre, l’agression d’États souverains n’est pas non plus une nouveauté du côté des preux Yankees.

Toutefois, les dirigeants des USA, depuis le XIXe siècle, lorsqu’ils lorgnaient des territoires nouveaux ou voulaient détrôner un concurrent économique, avaient la décence de laisser à leurs ennemis le soin de tirer le premier coup de canon – quitte à donner un « coup de pouce » en faisant exploser un navire ou un bâtiment terrestre sous faux pavillon… dans ce registre, nul n’a fait mieux que FDR dans ses provocations du Japon, de 1938 à 1941.
Trump innove depuis le début de l’an 2026 en Amérique Latine et, maintenant, au Moyen Orient – dont chacun sait qu’il est le principal « baril de poudre » du monde actuel. De quel droit, Donald ose-t-il intervenir militairement dans des États souverains pour détruire un régime qui ne le satisfait pas ? Parce qu’on y fabrique des alcaloïdes générateurs de toxicomanies ? Mais, Trump doit d’abord s’attaquer aux causes du recours aux stupéfiants des administrés de son empire disparate, multiracial, multiculturel. Il n’a aucun droit de s’attaquer directement à un État : c’est un abus de pouvoir flagrant… et oser parler de « rétablir la Démocratie » par l’invasion d’un État souverain, c’est se moquer du monde.
D’autant que les USA envisagés comme le « gendarme du monde », de 1980 à nos jours, n’ont pas un bilan particulièrement brillant à présenter à la communauté internationale : de la Yougoslavie à la Syrie, via l’Irak et l’Afghanistan, on retire l’impression de tueries, de destructions massives et d’entretien des haines ancestrales. En aucun cas, le gendarme yankee n’a été efficace.
S’attaquer à des pays parce qu’ils jouissent d’une situation géostratégique intéressante, cela s’appelle de l’impérialisme – en principe passé de mode et condamné par les prix de vertu internationale. S‘en prendre à des États riches en matières premières, cela s’appelle du brigandage. Franchement, on attendait mieux de Trump, qui se comporte comme un vulgaire Johnson (l’homme du « merdier » indochinois), un Bush fils (les « merdiers » irakien et afghan) ou un Biden (soutien inconditionnel du comédien sanglant Zelensky).

Une attaque délibérée provoque des représailles – sauf à tomber sur des lâches, ce que ne sont pas les fous d’Allah. Il y a 37 siècles, Hammourabi a formalisé la Loi du Talion. En Athènes, au 7e siècle avant J.-C., Dracon avait codifié la Loi des otages : lorsque des ressortissants d’une Cité-État agressaient, hors cas de légitime défense, des citoyens d’un autre État, il était légitime de prendre des otages jusqu’à réparation des dommages.
Il est dans la logique des choses de s’attendre à des représailles sur les populations juives et nord-américaines des États où vit une communauté chiite organisée. Après tout, après avoir enduré la mort de 2 à 3 000 Israéliens, Netanyahou a organisé le génocide d’environ 70 000 habitants du territoire de Gaza. La vengeance est une exigence quasi-universelle. Il est temps que les Juifs comprennent qu’ils sont les seuls à croire aux textes des deux Talmudy qui font d’eux les preux destinés à toujours « combattre les méchants » au nom de Yavhé-El Chaddaï.
Il existe en tous pays des canailles et des crapules, c’est une évidence. Il existe aussi en tous pays, un désir de venger ses morts imméritées. Les Nord-Américains et les Juifs doivent s’attendre à un châtiment connu de façon ancestrale sous le nom de « Justice immanente ». La folie religieuse, l’appât du gain, le désir de puissance se paient un jour ou l’autre… à moins que l’on ne traite les chefs d’État mégalomaniaques par un antipsychotique.
Les juristes auront une réponse autre à la question posée en titre : depuis 1945, il est conforme au Droit International que le vainqueur soit le héros et le vaincu le méchant, le très vilain ! Avait-on besoin de juristes internationaux pour le savoir ? Nous autres Français, héritiers de La Fontaine, répétons depuis le XVIIe siècle : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ».
Et puisqu’on introduit la Nation française dans le débat, peut-être serait-il bon de répéter qu’aucun Français de souche européenne ne devrait prendre parti dans la haine meurtrière qui oppose, depuis le début des années 1920, les Sionistes fanatiques aux Antisionistes enragés. Cette guerre n’est pas la nôtre !
Bernard PLOUVIER
METAINFOS - 2 mars 2026