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CARBURANT : L'ÉTAT NOUS PREND PLUS DE LA MOITIÉ DE CHAQUE LITRE - ÇA SUFFIT !

 

Chaque fois que vous faites le plein, l'État se sert avant vous.

Vous pensiez payer le pétrole, le raffinage, le transport ? Détrompez-vous.

Sur un litre de SP95 vendu à environ 1,90 €, ce sont près de 1,14 € qui partent directement en taxes. Accise (ex-TICPE), TVA sur le carburant, TVA sur la taxe elle-même, certificats d'économie d'énergie… L'État empoche plus que tous les autres acteurs de la chaîne réunis.

Vous avez bien lu : l'État français est, de très loin, le premier bénéficiaire de chaque euro que vous laissez à la pompe.

 

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📊 Les faits sont accablants

  • 55 % du prix d'un litre de SP95 sont constitués de taxes (accise + TVA sur l'accise + TVA sur les produits pétroliers), selon les données de l'Union française des industries pétrolières au 27 février 2026.
  • L'accise française sur l'essence atteint 68,29 centimes par litre en 2026 , soit près du double du minimum imposé par l'Union européenne — fixé à seulement 0,36 € par litre pour l'essence sans plomb (Directive 2003/96/CE).
  • Avec une accise de 0,69 € par litre d'essence, la France se classe au 5ᵉ rang des pays les plus taxeurs de l'UE sur l'essence, et au 1ᵉʳ rang sur le diesel. La moyenne européenne ? 0,57 € pour l'essence et 0,47 € pour le gazole. Nous sommes loin au-dessus.

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  • Et l'absurdité suprême : la France applique une TVA de 20 % SUR l'accise elle-même. Une taxe sur la taxe. Ce mécanisme pervers génère automatiquement des recettes supplémentaires à chaque hausse du prix du pétrole. Plus la crise frappe, plus l'État encaisse.
  • À cela s'ajoutent les Certificats d'Économie d'Énergie (CEE), une quasi-taxe déguisée qui représente désormais 16 à 17 centimes par litre en 2026, en hausse par rapport aux 11 centimes précédents.
  • Le budget carburant annuel d'un automobiliste moyen atteint désormais 2 000 € par an. Pour les travailleurs ruraux et périurbains, c'est bien davantage.

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💥 Une injustice qui frappe les plus vulnérables

Derrière les chiffres, il y a des vies. Des mamans seules qui ne peuvent plus faire le plein pour aller travailler. Des pères divorcés qui renoncent à aller chercher leurs enfants le week-end. Des artisans qui absorbent la hausse parce que leurs devis sont déjà signés. Ce ne sont pas des cas hypothétiques — ce sont les témoignages réels recueillis par l'association 40 Millions d'automobilistes dans le cadre de l'opération « Balance ton plein ».

73 % des Français estiment que la voiture est indispensable dans leurs déplacements quotidiens. Pour eux, le carburant n'est pas un luxe. C'est une nécessité absolue — pour travailler, se soigner, vivre. Taxer le carburant à ce niveau, c'est taxer le droit de vivre dignement.

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Et ne nous y trompons pas : cette fiscalité est profondément inégalitaire. Les taxes sur les carburants pèsent proportionnellement plus lourd sur les revenus modestes que sur les hauts revenus. C'est un impôt dégressif qui accable ceux qui n'ont pas d'alternative à la voiture.

 

🌍 Quand l'Europe agit, la France regarde ailleurs

Face à la flambée des prix provoquée par la crise au Moyen-Orient, nos voisins européens agissent :

  • L'Italie a pris un décret réduisant de 0,25 € par litre le prix du gazole, de l'essence et du GPL.
  • Le Portugal a prolongé ses réductions fiscales sur les carburants.
  • L'Espagne prépare un paquet fiscal avec baisses de TVA et remises au litre.
  • La Serbie a abaissé de 20 % ses accises pour soulager les ménages.

Et la France ? Rien. Le gouvernement « exclut » de jouer sur les taxes. Il « exclut » le chèque carburant. Il « exclut » la ristourne. Il exclut tout sauf de continuer à ponctionner.

Pendant ce temps, l'État a encaissé 270 millions d'euros de recettes fiscales supplémentaires sur le seul mois de mars 2026 grâce à la hausse mécanique de la TVA. Quand les Français souffrent, l'État s'enrichit.

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— L'Observateur financier