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Crédit photo : r Anastasios71 - Shutterstock

 

Situé à côté d’un sanctuaire dédié à Artémis, déesse de la chasse, cet autel débordant d’offrandes à été retrouvé par des archéologues grecs.

En forme de fer à cheval, un autel rempli de bijoux, vieux de 2700 ans, a été découvert sur l’île d’Eubée, abrité par un temple découvert en 2023, selon une déclaration du ministère grec de la Culture datant du 8 janvier 2024.

Un temple peut en cacher un autre 

C’est en 1930 que les archéologues grecs découvrent un sanctuaire dédié à Artémis. Plus de 90 ans plus tard, ils font la découverte d’un second temple à proximité. Long de 100 mètres et composé de briques, ce temple se distingue notamment par «le nombre important de constructions que l’on trouve à l’intérieur» selon un communiqué.

En effet, cette construction archaïque comportait plusieurs foyers, dont l’autel en question. Ce dernier était recouvert de cendres, qui une fois balayées, dévoilaient de multiples offrandes : des bijoux en or et en argent, des amulettes, diverses poteries en albâtre corinthien ou en gypse sculpté.

 

Un autel débordant de bijoux, de poteries… et de mystères

Une découverte qui questionne les archéologues puisque toutes ces pièces de poterie ont été datées à une période antérieure à celle attribuée au temple nouvellement découvert. En effet, elles auraient été cuites à la fin du VIIIe siècle av. J.-C. Par conséquent, il est probable que l’autel ait pu être érigé dans un premier temps à l’extérieur, puis être déplacé à l’intérieur du temple.

Vestige d’un temps où les grecs s’adressaient directement aux dieux, l’épaisse couche de cendre, constituée d’os carbonisés, témoigne des multiples utilisations faites de cet autel, selon le communiqué. L’identité du dieu ou de la déesse à qui étaient destinées ces offrandes n’est pas précisée dans le communiqué.

 

Etage inférieur, découvertes culminantes

Des cloisons en briques, datant du VIe siècle av. J.-C., ont été retrouvées au centre du sanctuaire. Selon le communiqué, elles apporteraient un soutien supplémentaire et auraient été placées là suite à sa destruction partielle. La piste de l’incendie est privilégiée.

L’autel n’était pas le seul trésor que protégeait ce temple : en effet, en-dessous de la fondation, les archéologues ont également retrouvé des murs en pierres sèches appartenant à un autre bâtiment, et plusieurs figurines en bronze représentant des taureaux, un bélier, ainsi qu’une «impressionnante tête de taureau en argile». Ces éléments dateraient de la fin de la période mycénienne ( 1650 – 1100 av. J.-C.). 

Les fouilles de ces niveaux inférieurs sont toujours en cours.

 

WWW.SCIENCE-ET-VIE.COM - Louise-GUYONNET - 15 JAN 2024

Sources : Live ScienceMinistère de la culture grec

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