
COUSINAGE
Moïse Mitterrand fait la tournée des médias pour promouvoir la sortie de son essai « État partout, justice nulle part » (Éditions Chronique, octobre 2026). Inspiré, selon Le Parisien, par « le programme économique du président argentin d’extrême droite Javier Milei », il déclare : « Notre ennemi, c’est l’État démesuré ». Selon Le Figaro, « dans son ouvrage, le petit-neveu du président socialiste propose de réduire le gouvernement à “huit ministères et aucun secrétariat d’État”. Sur le volet administratif, il prescrit de supprimer les régions et les départements : “Seuls resteront les communes et l’État (…) Les services de l’État seront accessibles à tous grâce aux préfectures”. »
Charles « Moïse » Mitterrand, né en 1980, est le petit-fils de Robert Mitterrand, frère de l’ancien président français, et le fils d’Olivier Mitterrand, le frère aîné de Frédéric Mitterrand. Il est le PDG du groupe de promotion immobilière Bassac (anciennement connu sous le nom de Les Nouveaux Constructeurs), fondé par son père en 1972 et qui a réalisé un chiffre d’affaires de 1,49 milliard d’euros en 2025. Dans son classement 2020, Challenges estimait le patrimoine d’Olivier Mitterrand à 580 millions d’euros et le classait 153e fortune française. Celui-ci avait épousé en premières noces Édith Breguet, petite-fille de l’avionneur Louis Charles Breguet, avec qui il a eu deux enfants. Moïse et Maël sont nés de son second mariage avec Anne-Marie Hubin.
Anne-Marie Mitterrand, la mère de Moïse, déclare sur son blog que son premier mari (dont les deux enfants ont été adoptés par Olivier Mitterrand) « ne se remettait pas de son passé d’enfant Juif, caché sous l’occupation. Hanté par le mal qui lui avait été fait, il reniait douloureusement sa judéité : Juif honteux, il avait coupé son nom, se prétendait Catholique, Apostolique et Romain. J’étais la seule personne avec laquelle il se défoulait. Il rentrait tard le soir, très alcoolisé et me réveillait pour me raconter les drames qu’il avait vécus : La peur de la délation… Le recensement… l’étoile jaune… Le bruit des bottes des allemands au-dessus de sa tête quand il était caché au sous-sol de la maison des paysans qui l’hébergeaient dans le Gers… [...] Je n’étais pas née pendant la guerre, mais en tant que Française je me sentais responsable de sa souffrance. [...] Pour élever mes enfants dans le respect de leurs ancêtres russes de confession juive, j’ai appris leurs rites et croyances avant de les transmettre à leurs descendants. Aujourd’hui ils sont des adultes instruits fiers de leurs origines cosmopolites et moi une inconditionnelle d’Israël. [...] Je me suis intégrée à la communauté Juive avec l’aide de mes chers amis Ariel et Tamara Elia. [...] ils m’ont beaucoup appris sur l’antisémitisme qui sévissait depuis des siècles dans le monde entier. [...] J’étais stupéfaite et impressionnée par la force et le courage des rares survivants de l’holocauste qui, à peine sortis de l’enfer, avaient avec une rapidité étonnante un pays magnifique sur des terres en friches. Submergée par l’admiration pour le peuple Juif, mon seul désir fut alors de m’intégrer dans leur communauté. [...] Le grand rabbin de France Haïm Korsia, m’a fait l’immense honneur de me remettre la médaille de Chevalier des Art et des lettres. »
À propos de son premier mari, « Jean Nadd », dont elle n’est toujours pas sûre de l’identité (« Je ne sais pas s’il ne m’a jamais dit son vrai nom. Il avait plein de faux papiers, on ne savait pas »), Times of Israël relate : « Joueur invétéré, escroc notoire, et avocat rayé du barreau après avoir floué ses propres clients, on soupçonne Jean Nadd de s’être caché dans ce coin douillet et cossu des Alpes suisses histoire de se faire un peu oublier. “Il s’est marié avec moi pour l’argent, mais au bout de trois ans, quand il a vu qu’il ne toucherait rien, il s’est envolé,” explique Anne-Marie sur un ton amusé et sans la moindre amertume. [...] Magnanime, Anne-Marie, dédouane son premier mari de son appétence à l’escroquerie et à la violence : “c’est la faute à l’Europe qui les a privés de tout, et qui les a pourchassés,” clame-t-elle. »
PRESSE
Le Parisien-Aujourd’hui en France, propriété de LVMH, a enregistré en 2025 une perte nette record de 71,3 millions d’euros, contre 38,4 millions en 2024, selon L’Informé. Dans le giron de Bernard Arnault depuis 2015, le quotidien est le 3e titre de presse le plus diffusé de France.
Le chiffre d’affaires recule de 8,8 % (134,7 millions d’euros contre 147,7 millions), alors qu’il dépassait 205 millions en 2016. La perte d’exploitation atteint 50,7 millions (+ 48 %), dont 11,5 millions de coût au titre du plan de restructuration. LVMH avait renfloué le groupe Les Échos-Le Parisien en 2018 à hauteur de 83 millions d’euros, puis Le Parisien pour 65 millions en 2022, et de nouveau pour 150 millions en 2025. Une cession à Vincent Bolloré a été envisagée. LVMH y a renoncé et conserve le titre au moins jusqu’à la prochaine présidentielle. Des pressions de l’Élysée sont évoquées par Le Figaro : « Plus que la bronca de la rédaction du Parisien et de certains médias, c’est l’opposition venue de l’Élysée qui aurait convaincu LVMH de conserver le titre dans son giron ». Michèle Benbunan, directrice générale du pôle presse de LVMH, « jugée proche de Vincent Bolloré, qu’elle a plusieurs fois défendu publiquement » selon ActuaLitté, a écrit aux collaborateurs que les pertes récurrentes de l’activité médias « ne sont plus soutenables à long terme ».
PSYCHIATRIE
Le psychiatre et chercheur québécois Laurent Mottron déclare dans Marianne (29/08/2026) :
« L’autisme est devenu une explication de plus en plus utilisée pour rendre compte d’un sentiment de différence ou de malaise identitaire. C’est un sujet controversé, mais je considère que lorsque la prévalence dépasse 1,5 % de la population, comme aux États-Unis, en Grande-Bretagne ou en Suède, une partie des diagnostics devient discutable. La France reste prudente, mais de plus en plus de professionnels n’osent pas refuser les diagnostics qui leur sont suggérés. Ils considèrent qu’être progressiste impose d’écouter et d’avaliser leurs patients. [...] Cela ne signifie pas qu’il faille refuser les évaluations à l’âge adulte : certaines sont justifiées. Mais on assiste aujourd’hui à une extension excessive du diagnostic d’autisme. [...] Lorsque des personnalités publiques très intégrées socialement s’approprient cette étiquette, cela peut brouiller la compréhension du trouble. Je crains qu’un autisme médiatique, présenté comme invisible ou valorisant, ne fasse oublier la réalité des personnes qui rencontrent de véritables difficultés au quotidien. [...] J’ai des réserves face à l’explosion actuelle des diagnostics chez les femmes adultes. Il y a une prédominance masculine dans l’autisme. Personne ne sait pourquoi, mais on compte quatre garçons pour une fille autiste. [...] En réalité, ce diagnostic est valorisant, alors que les explications alternatives chez les femmes d’un sentiment de mal-être général, comme le trouble de personnalité limite ou l’anxiété, sont discriminantes. [...] Dans nos derniers modèles, il s’agit d’une possibilité humaine, comme être gaucher, qui survient également de manière aléatoire, à proportion fixe, chez des familles prédisposées, avec une inégalité entre les sexes. »
La recrudescence des diagnostics de TDAH (trouble déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité) et de TSA (trouble du spectre de l’autisme) chez les femmes, souvent mineures, s’accompagne dans le même temps d’une augmentation massive des diagnostics de dysphorie de genre et des demandes de transition de genre FtM (Female to Male) : en Belgique, par exemple, en 2024, pour la première fois, les demandes de modification du sexe à l’état civil étaient majoritairement des « masculinisations ».
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