Résistance Identitaire Européenne

haec est terra nostra

Fêtes païennes : la Saint-Martin

Le 11 novembre est certes, une date importante de notre histoire puisqu'elle met fin à la boucherie européenne, à la une guerre fratricide qui saignit à blanc l'Europe.
Plus joyeusement, c'est la fête des cochonnailles : la Saint-Martin. Cette fête demeure encore très vivante chez nos voisins jurassiens (côté suisse).
Donc, si vous ne savez pas où sortir vers cette date....
Site à visiter pour en savoir plus : http://www.lasaintmartin.ch/

SanMartin-Recoleta

 

A lire avant d'y aller:
Source : Nadine CRETIN, Fêtes et traditions occidentales, PUF que sais-je ?, 1999

(page 82)
Saint Martin, né en Pannonie (Hongrie) au IVème siècle, soldat romain qui se fit ermite et devint évêque de Tours, a toujours connu un culte important. L'apôtre des Gaules est populaire dans toute l'Europe, en particulier pour avoir partagé son manteau avec un pauvre d'Amiens. Le geste charitable du saint à cheval (parfois sur un âne) est sou­vent représenté. Sa monture, populaire dans le nord de la France et en Belgique, dépose la nuit des gâteaux ronds, les « crottes de l'âne », comme le fait parfois celui de saint Nicolas la nuit du 5 décembre. C'est, dit-on, pour remercier les enfants d'avoir retrouvé l'animal égaré dans les dunes.

La Saint-Martin marquait la fin des travaux agrico­les. Dans de nombreuses régions d'Europe, les employés des fermes, payes, repartaient chez eux avec une oie. Évoquant le passage des oiseaux migrateurs à l'entrée de l'hiver, l'oie de la Saint-Martin est restée au menu du jour des Suédois; elle est parfois prétexte à des jeux de massacre, comme à Sursee en Suisse, trace peut-être d'anciens sacrifices. Cette fête préludait à l'ouverture du vin nouveau et à l'époque de la « tuée » du cochon. La « Saint-Cochon » ou « Saint-Boudin », toujours quand il fait froid car la viande se fige mieux, disparaît des cam­pagnes. On préparait entre voisins des conserves prévues pour l'hiver, les hommes au saloir, les femmes à la cui­sine. La fête donnait lieu à de joyeuses agapes où le ton était à la paillardise. Avant l'arrivée de la dinde, porc ou sanglier constituaient souvent le menu gras du repas de Noël.

Dans les pays rhénans et au Portugal, on allume tou­jours des feux de joie réputés autrefois purifier l'atmosphère, comme ceux du début novembre des Îles britanniques. La veille de la Saint-Martin est célébrée en Allemagne, au Luxembourg, aux Pays-Bas par des défilés d'enfants porteurs de lanternes. Autrefois creusées dans des raves comme celles d'Halloween, ces lanternes sont maintenant en papier, faites à l'école. Dans la ville et la tombée de la nuit, les enfants suivent en chantant un cavalier de guise en soldat romain qui mime le partage du manteau. Ils croient que c'est en l'honneur du réforma­teur du XVIème siècle Martin Luther : il n'en est rien. La générosité de Martin, comme celle de Nicolas ou de Lucie est un trait essentiel des saints de l'Avent. Puis les enfants quêtent de porte en porte des pâtisseries en forme de fer et cheval, les «cornes de la Saint-Martin ». Nous retrouvons de telles quêtes jusqu'aux Rois, où il est toujours très important de donner. Les vœux et les chants des dépositaires de l'avenir sont bienvenus : en leur offrant un petit cadeau, autrefois une pomme, une poignée de noix ou de noisettes, maintenant de l'argent et des friandises, on espère se mettre l'année nouvelle de son côté et s'attirer la prospérité. Ne pas leur ouvrir est de mauvais augure et aussitôt sanctionné d'un méchant couplet.
La Saint-Martin débute le temps qui conduit à Noël puis au carnaval. (En Allemagne, on commence le 11 novembre à 11 heures les préparatifs du prochain carnaval).


Et aussi ...
Célestin Von  HORNSTEIN, Fêtes légendaires du Jura bernois, Editions transjuranes, 1978
Pierre VIAL, Fêtes païennes des quatre saisons, Editions de la Forêt, 2008
Philippe WALTER, Mythologie chrétienne, Imago, 2003, 20 € (www.editions-imago.fr)
Yvonne de Sike, Fêtes et croyances populaires en Europe, Bordas,1995 (épuisé)
Alain de BENOIST, Les traditions d'Europe, Le Labyrinthe, 1996

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L'équinoxe de septembre

 
 

Septembre est le mois de l’un des tournants du cycle annuel : l’équinoxe d’automne, milieu de l’année indienne et de l’année iranienne qui commencent avec l’équinoxe de printemps. Or le folklore français l’ignore totalement. Avec les fêtes de vendanges, la seule célébration  notable de septembre est la Saint Michel (fixée au 29), qui marque le terme des baux et contrats agricoles. Si l’on remonte à nos ancêtres germains, gaulois et romains, la quête ne se révèle pas plus fructueuse.

Certes, peu de fêtes germaniques nous sont connues, et celles que nous connaissons ne sont pas datées de façon précise ; mais aucune ne semble correspondre à l’équinoxe de septembre. Des quatre grandes fêtes celtiques qui nous ont été transmises par l’Irlande ancienne, Imbolc (1 février), Beltaine (1 mai), Lugnasad (1 août), Samain (1 novembre), aucune non plus ne lui correspond. Même constatation avec les calendriers romains, qui ne signalent rien de particulier au 21 septembre, et dont plusieurs placent l’aequinoctium au 24 ! Tout cela semble pleinement justifier le scepticisme des auteurs qui font observer, à juste titre, que la fixation des équinoxes, comme celle des solstices, n’a aucun intérêt économique en général, ni agricole en particulier, qu’elle est très difficile à effectuer, et qu’elle n’avait donc guère de chance de donner lieu à célébration chez les Anciens.

Or les observations faites sur certains mégalithes d’Europe occidentale et septentrionale, dont les plus anciens, ceux de Bretagne, remontent au milieu du cinquième millénaire, attestent par leur disposition une connaissance du cours annuel du soleil et de ses tournants, solstices et équinoxes, révélant ainsi des préoccupations tout autres qu’agricoles : celle, notamment, de la régularité du cycle annuel, qui, dans le monde indo-européen, constitue le modèle cosmique de la vérité, fondement des rapports sociaux.

 
 

Jean HAUDRY

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