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Terre et Peuple - Résistance Identitaire Européenne

Lybie : L'analyse du meilleur connaisseur des questions africaines

Communiqué de Bernard Lugan, 26 août 2011

Première remarque : personne ne regrettera le « guide satrape » libyen, ni les attentats qu’il commandita pas plus les provocations devant lesquelles cédèrent avec faiblesse tant de responsables politiques mondiaux. Pour autant, la chasse à l’homme, « mort ou vif », lancée contre lui et ses fils, prime à l’appui, par certains de ceux qui, hier encore, rampaient à ses pieds est insupportable autant que nauséabonde. Elle en dit  long sur l’ « ancrage » éthique des futurs responsables libyens…
Cette mise au point étant faite, venons-en aux considérations politiques. Le CNT (Conseil national de Transition) qui a fini par l’emporter grâce à l’Otan étant un volapuk idéologique, l’avenir de la Libye paraît bien sombre. En effet :
- Il s’est agi au départ du mouvement d’une dissidence régionaliste arabo-musulmane née en Cyrénaïque, donc à l’est du pays, renforcée d’une manière opportuniste et tout à fait artificielle par le soulèvement de la minorité berbère vivant dans le djebel Nefusa, à cheval sur la frontière tunisienne, donc à l’ouest. A la différence de la Tunisie et de l’Egypte, rien n’est parti de la capitale, mais de deux régions excentrées.
- L’épicentre de la « révolution » fut la région de Benghazi qui avait des comptes à régler avec le régime depuis la féroce répression d’un précédent soulèvement islamiste. Cette Cyrénaïque dissidente à l’époque ottomane, rebelle durant l’Impero italien et insoumise depuis les années 1990, présente plusieurs originalités : elle est le fief des partisans de l’ancienne monarchie islamo-senoussiste, le phénomène jihadiste y est fortement ancré et la contestation y a reçu le renfort des mafias locales dont les ressources étaient coupées depuis plusieurs mois à la suite de l’accord italo-libyen concernant la lutte contre les filières de l’immigration africaine clandestine.
- Toujours à la différence de la Tunisie et de l’Egypte, et cela a constamment été caché à l’opinion française afin de ne pas écorner l’image « positive » des insurgés, ce soulèvement fut extrêmement violent. Il fut en effet, dans certaines villes tombées aux mains des rebelles, accompagné de la mise à mort d’une manière cruelle et rappelant les méthodes des islamistes algériens, des partisans du régime et parfois même des membres de leurs familles.
- Ce fut donc dans une atroce guerre civile que la France s’immisça pour des raisons officiellement éthiques. Sans son intervention, le colonel Kadhafi aurait repris le contrôle de la situation.
A la date du vendredi 26 août, l’avenir de la Libye est pour le moins incertain. Le CNT qui a annoncé qu’il allait quitter Benghazi pour venir s’installer à Tripoli demande des sommes astronomiques à la « communauté internationale » pour reconstruire le pays prospère qu’il vient de détruire. Pour mémoire, avant les « évènements », la Libye était le pays d’Afrique le plus développé et le chômage des jeunes qui fut un des leviers des évènements tunisiens y était inexistant.
Politiquement, la tâche qui attend ce mystérieux CNT est immense. Reconnu par la France comme « le seul représentant légitime des populations libyennes » le 10 mars 2011, soit à peine 5 jours après qu’il se fut lui-même pompeusement auto proclamé « seul représentant du Peuple libyen », il s’agit d’un mélange instable et explosif rassemblant des monarchistes senoussistes, des républicains laïcs, des islamistes jihadistes, des islamistes modernistes, des démocrates, des fédéralistes berbères et d’anciens responsables du régime ayant fait défection au gré de leurs intérêts fluctuants.
Sa première tâche va être de prendre en compte les véritables rapports de force existant en son sein. Ensuite, il va lui falloir, et cela très rapidement, tenter de trouver une solution constitutionnelle permettant de concilier les constantes tribales, régionales et religieuses avec la définition d’un véritable Etat libyen.
Comment s’organisera la Libye de demain ? Là est en effet toute la question. La Tripolitaine et la Cyrénaïque se combattront-elles, partageront-elles le pouvoir ou bien l’une l’emportera t-elle sur l’autre ? Comment va réagir la minorité berbère quand elle constatera qu’elle aura une fois de plus été flouée ?
Avant de se lancer dans cette guerre les autorités françaises ont-elles pris en compte l’hypothèse de l’apparition de guerres tribales et claniques, comme en Somalie ? Ont-elles bien évalué le risque islamiste, éventualité qui ouvrirait un espace inespéré pour  Aqmi qui prospère déjà plus au sud dans la région du Sahel ?
Vaincre dans une guerre aérienne et électronique sophistiquée un dictateur usé et anachronique dont l’état-major était incapable de coordonner la moindre action militaire interarmes et dont les blindés à bout de souffle manoeuvraient quasiment au fanion, presque comme en 1916, est une chose. Gérer une situation géopolitique instable née de cette guerre va en être une autre...
 

SELON QUE VOUS SEREZ PUISSANT OU MISERABLE…

Le constat désabusé que faisait déjà, au XVIIe siècle, ce bon Jean de La Fontaine, vient d’être illustré une fois de plus. La « justice » ( ?) américaine a fait merveille (si l’on peut dire) en délivrant Strauss-Kahn des conséquences d’une bien vilaine affaire. Les copines et copains de l’intéressé, au PS, tous plus hypocrites les uns que les autres, affectent de se féliciter de cette décision, en semblant ignorer qu’au sein même d’une partie de leur électorat (surtout féminin) la pilule apparaît un peu difficile à avaler.

Madame Strauss-Kahn, alias Anne Sinclair, cocue et contente, rayonne. Nous sommes tous heureux pour elle. Bien entendu, imaginer un seul instant que l’appartenance de Strauss-Kahn à la communauté juive lui aurait bien facilité les choses relèverait d’un antisémitisme odieux (pardon pour le pléonasme). C’est d’ailleurs un hasard si son avocat le plus habile (et le plus coûteux) appartient à la même communauté. Et c’est toujours un hasard si ses soutiens les plus actifs, les plus inconditionnels, ont été, dès le début, de même origine.

Allez, circulez, il n’y a plus rien à voir. La France va pouvoir bénéficier à nouveau, la veinarde, des sages avis d’un génial économiste. Et Naffissouto Diallo aura appris, à ses dépens, qu’il y a des gens intouchables, quoi qu’ils fassent. Pour ceux qui n’auraient pas compris, les sourires triomphants de M. et Mme Strauss-Kahn sont un message clair.

 

Pierre VIAL

 

 

 

 

 

 

 

Le 15 Octobre 2011 en Lorraine

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Le metissage, crime contre la diversité ?

 

GRANDES MANŒUVRES SIONISTES (SUITE)

GRANDES MANŒUVRES SIONISTES (SUITE)

La Ligue de Défense Juive (voir Emmanuel Ratier, Les guerriers d’Israël : enquête sur les milices sionistes, Facta, 1995) a publié le 15 juillet un communiqué apportant son « soutien vigilant » à Marine Le Pen, « parce que la situation catastrophique et l’incurie des élites, juives ou non, nous y oblige ». Explication : « Soyons clairs : une partie notable de la communauté juive apporte ou apportera son soutien à Marine Le Pen. N’en déplaise au CRIF et autres instances prétendument représentatives des « Juifs de France », ce n’est ni le PS ni l’UMP qui seront à même de résoudre les problèmes des « Juifs d’en bas » (…) mais bien le seul parti (NDLR : le FN) qui à ce jour a osé évoquer l’immigration/colonisation de peuplement et l’islamisation ».

Voici donc un nouveau clou enfoncé sur le thème : contre l’islamisation, Gaulois et Juifs même combat. Un refrain adopté, comme on sait, par le Bloc identitaire (que des malfaisants ont pris l’habitude d’appeler le Bloch identitaire…).

Se faisant l’écho d’une information fournie par Les dossiers du Canard enchaîné intitulés « Les dégâts de la Marine », Robert Spieler explique, dans Rivarol (15 juillet 2011), que Marine rencontre chaque semaine Shana Aghion, une femme officier de l’armée israélienne, travaillant pour le compte d’une agence israélienne de sécurité accréditée par le ministère de la Défense israélien (donc, en clair, cette dame est un agent du Mossad). Pour prendre le thé, papoter, parler chiffons ? Allez savoir. Mais ce n’est sans doute pas un hasard si Marine prépare un manifeste annoncé comme devant être l’acte de foi du FN en matière de rejet du racisme et de l’antisémitisme. Ce qui est bien sûr tout à fait méritoire et ne manquera pas de lui valoir l’indulgence active des maîtres du pouvoir.

Pierre VIAL

 

 

L'histoire révisée au profit des intérets d'Israel

Encore une intrusion du conflit Isréalo Palestinien dans notre quotidien... La France en "otage" est priée de n'offrir qu'une seule et même vision de l'Histoire ?

La Nakba effacée d’un manuel scolaire français

Le Monde diplomatique

A en croire une dépêche de l’Agence France Presse (AFP) datée du 4 juillet, « des passages de nouveaux manuels d’histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être “modifiés” à l’occasion de l’impression des versions définitives, a indiqué lundi l’éditeur Hachette Education ».

Ces modifications concerneraient la description du « partage de la Palestine » par les « manuels de premières L, S et ES à la rentrée 2011 ». Et l’agence de citer le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), qui dénonce une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse ». M. Richard Prasquier voit notamment dans l’emploi du terme Nakba (« catastrophe », en arabe) une « idéologisation » et s’en prend à des « erreurs factuelles », sans toutefois, observe l’AFP, « préciser lesquelles ». Pour sa part, note enfin la dépêche, « le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a reproché aux auteurs du manuel d’“interpréter les faits historiques, de tronquer la vérité, de prendre parti” ».

A défaut de précisions du ministère de l’éducation nationale, qui a refusé de commenter ces informations, on se perd en conjectures.

Responsable, en dernier ressort, du contenu des manuels scolaires destinés aux lycéens français, le ministère ne tombe-t-il pas dans le communautarisme, si souvent vilipendé par le président de la République et le premier ministre, en acceptant de laisser un éditeur en réviser le contenu à la demande d’associations ou de groupes d’influence représentant (ou prétendant représenter) diverses « communautés » ?

La question se pose d’autant plus que la prise de position du CRIF rejoint la loi récemment votée par l’Assemblée nationale israélienne interdisant la commémoration, sous le nom de Nakba, de l’exode des Palestiniens durant la guerre judéo-palestinienne, puis israélo-arabe de 1947-1949… Ce qui pose une question supplémentaire : le CRIF a-t-il pour objectif de faire appliquer en France la législation israélienne et la République française doit-elle se plier à cette exigence, notamment en matière d’éducation ?

S’agissant enfin de manuels d’histoire, le plus raisonnable ne serait-il pas que le ministère exige de l’éditeur qu’il s’appuie sur les travaux des historiens, en premier lieu des plus concernés : les chercheurs palestiniens et israéliens. Or l’immense majorité d’entre eux affirment (pour les premiers) et reconnaissent (pour les seconds) que la plupart des Palestiniens ayant dû quitter leur foyer à cette époque y ont été contraints, souvent à la suite de massacres.

Même l’Israélien Benny Morris, qui a justifié en 2004 la politique du gouvernement Sharon, a réaffirmé, sur ce point, les résultats de ses vingt années de plongée dans les archives israéliennes. L’homme qui est allé jusqu’à défendre le « nettoyage ethnique » – « Un Etat Juif n’aurait pas pu être créé sans déraciner 700 000 Palestiniens. Par conséquent, il était nécessaire de les déraciner », avait-il déclaré dans une interview au quotidien Haaretz le 8 janvier 2004 – serait-il, aux yeux du CRIF, un « antisémite » ?

M. Richard Prasquier, qui prétend parler au nom des Juifs de France (voir Le Monde diplomatique de juillet 2011), est sans doute un bon cardiologue. Cela ne suffit pas, de toute évidence, à faire de lui un bon historien…

Dominique Vidal
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2011-07-07-Nakba
 

Cette extrême droite européenne, pro israélienne...

Spécial investigation  La déferlante anti-islam : Enquête sur la nouvelle extrême droite

 

Qui manipule une partie de l’extrême droite en Europe, tout en veillant à ce que la plupart restent libéraux et conservateurs ?

 Qui fait élire des politiciens en France et partout en Europe ? Qui facilite leur accession dans les médias ?

 

Pourquoi Marine Le Pen passe t’elle en boucle à la TV ?

 

 

A faire voir à tous, adhérents, sympathisants etc... pour bien comprendre comment certains se laissent instrumentaliser, et comment ils deviennent des objets dans les mains de certains, mais pour aller vers quoi ?

 

Pour ceux qui veulent télécharger ce reportage incroyable, pour ensuite le montrer à d'autres, voici un lien de téléchargement : http://www.megaupload.com/?d=BJR59LC1

 

Quiconque veut rester Libre et Indépendant doit regarder ce résumé de 15 minutes : voici un résumé des points marquants du reportage :

 


Extrême droite européenne, pro israélienne par Resistance_Identitaire

 

A faire voir à tous, et notamment aux nationaux et identitaires, pour bien comprendre comment certains se laissent manipuler.

 

Il est dit très clairement par Hillel Weiss, que l'Islam serait antisémite, et qu'à partir de ce constat, l'extrême droite Israélienne, se cherche des compagnons de combat, des "Harkis"...

Pour défendre qui ? Le sang des peuples blancs d'Europe, ou le sang d'israel ?

 

 

Extrait d'un article de Pierre Vial parut dans le numéro 48 de Terre et Peuple magazine :

 

"Un reportage diffusé par Canal + le 30 mai était intitulé La déferlante anti-islam : enquête sur la nouvelle extrême droite. Ce film confirme, de façon spectaculaire, la dérive pro-sioniste d'une partie de l'extrême droite européenne, instrumentalisée, au nom de la lutte contre l'islam, par la droite dure israélienne. Dont un des idéologues de pointe, Hillel Weiss, explique très tranquillement que l'extrême droite peut être "utile" (c'est le mot qu'il utilise) à Israël.

C'est la vieille histoire des "idiots utiles" que les communistes, en leur temps, appréciaient tant. Le même Weiss précisant: "Nous demandons aux Français de soutenir Marine Le Pen". Celle-ci, comme il est rappelé dans l'émission, n' a-t-elle pas déclaré à un grand quotidien israélien:

"Le Front National a toujours été sioniste". Ce qui est une façon bien à elle de réécrire l'Histoire ...

 

Mais elle n'est pas la seule à entrer dans le jeu d'Israël pour se faire accepter par les maîtres du pouvoir politico-médiatique. En Angleterre, lors d'une manifestation de l'English Defence League, on voit des militants agiter le drapeau israélien, tandis que prennent la parole côte à côte le rabbin Nachum Schifren, venu de Californie, et le représentant du Bloc identitaire Mickael Prima, venu de France. Aux Pays-Bas, Geert Wilders est double¬ment fréquentable: homosexuel, il déclare que le judaïsme est une des bases de la culture européenne ...

 

Le choc des images: on voit Strache, le leader du FPO autrichien, Dewinter, du Vlaams Belang et quelques autres, la kippa sur la tête, reçus à bras ouverts en Israël par les chefs de la droite dure israélienne. Tout ce petit monde s'embrasse, tandis qu'Hillel Weiss, déjà cité, explique qu'Israël représente la culture occidentale. Cette manip a été organisée par l'un des principaux agents

d'Israël en Europe, le "germano-suédois" (?) Brinkmann, qu'on voit guider l'un des plus activistes des colons israéliens pour lui faire visiter Berlin ...

 

Nous l'avons déjà dit mais il faut le répéter sans cesse: les populistes européens qui se laissent ainsi manipuler sont soit des naïfs (c'est peu probable) soit des complices, bien conscients, d'Israël, qui espèrent tirer profit de leur ralliement, en surfant sur le rejet, légitime, de l'islamisation qui habite de plus en plus d'Européens.

 

Nous, nous maintenons le cap: les Européens n'ont rien à gagner en se faisant enrôler du côté musulman ou du côté juif.

 

Ce n'est pas notre combat. Nous nous battons pour les nôtres, seulement pour les nôtres."

 

Le reportage complet :

 

 

 

 

Sommaire - TP Mag n°48

 

 

 

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Editorial - TP Mag n°48

LA POURRITURE
Le poisson pourrit d’abord par la tête, dit un proverbe chinois. Il en est ainsi pour le Système en place, car ce Système ploutocratique cosmopolite (c’est à dire le pouvoir de l’argent mondialiste, contrôlé par une oligarchie), dont nous voulons la mort, pourrit tout ce qu’il touche. La pourriture est donc, dans ce Système, omniprésente. Et d’abord au plus haut niveau.
L’affaire DSK en est une illustration spectaculaire, qui devrait dessiller les yeux des plus naïfs, si nos contemporains n’étaient pas lobotomisés par les media. On a vu en effet, dès que fut annoncée l’arrestation de Strauss-Kahn – et alors qu’on ne savait encore rien des faits qui lui sont reprochés – une orchestration de protestations, dénégations, lamentations. Ils sont venus, ils sont tous là : les Attali, Badinter, Fabius, Jack Lang, Dray, Kouchner, l’inévitable Bernard-Henri Lévy, Jean-François Kahn (le plus ignoble, parlant de « troussage de domestique », bel exemple d’ignominie bourgeoise et de mépris graveleux) et tous les autres membres de la tribu. Ce serait là la manifestation d’une « solidarité de classe » (Jacques Julliard dans Marianne, citant le si démocrate Lévy, disant de DSK : « Ce n’est pas un justiciable comme un autre »), le fait de « connivences élitaires, de la politique et de la presse » (Claude Imbert dans Le Point) de la part de gens qui manifestent « une empathie à sens unique » (Claire Chartier dans L’Express). Quant à Laurent Joffrin, il sermonne la « gauche caviar » : « Quelle faute politique que de laisser accréditer l’idée qu’une solidarité automatique lie les membres d’un parti, d’un milieu ou d’une classe » (Le nouvel Observateur). Jean-Pierre Chevènement, lui, évoque l’affaire Dreyfus… Dreyfus ? Tiens, tiens… C’est finalement Glucksmann qui lâche le morceau, sur RMC, en parlant d’une « solidarité apparemment naturelle et en fait religieuse ». C’est à dire communautaire. Car, toutes affaires cessantes, la communauté juive s’est mobilisée, d’un bloc, pour les siens, Dominique Strauss-Kahn et Anne Sinclair née Rosenberg. La solidarité communautaire, en effet, doit être immédiate et inconditionnelle.
Strauss-Kahn lui-même n’a jamais dit autre chose :« Mon engagement personnel en tant que Juif l’emporte sur toute autre considération » (Tribune juive, 2 mars 1990). Ou encore : « Je considère que tout Juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les Juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël » (France Inter, 13 mai 2004).
Il est donc bien normal que son avocat à New York, Benjamin Brafman, soit un personnage important de la communauté juive, dont le frère Aaron est un rabbin fondamentaliste et qui a défendu Milton Balkany, rabbin orthodoxe de Brooklyn accusé d’extorsion de fonds, et Sammy Gravano, un des patrons du crime organisé. En France, l’avocat de DSK est Jean Veil, fils de Simone Veil …et avocat de Sarkozy. Car, bien sûr, gauche et droite sensées s’opposer (ça, c’est pour amuser le bon peuple…) copinent totalement au plus haut niveau, dès qu’on passe aux choses sérieuses.
D’où le constat inquiet de Laurent Joffrin dans Le nouvel Observateur , où il analyse lucidement  le pouvoir de « la super-classe née de la mondialisation » et les conséquences qui en découlent : « Ses revenus souvent extravagants, son mode de vie, luxueux, ses valeurs, libérales et financières, l’ont changée en une nouvelle aristocratie (…) Un nouveau tiers-état ronge son frein, classes moyennes entraînées par le « descendeur social », classes populaires engluées dans la crise, cadres de second rang tenus hors des murs. Nous sommes en 1788 (…) Le système français n’est plus exactement démocratique. Il est  oligarchique. Il est concentré entre les mains de quelques-uns, les happy few (…) une bourgeoisie avide et tape-à-l’œil, issue de l’héritage et du pantouflage, qui pense spontanément que ce qui est bon pour elle est bon pour le pays. Vingt ans de libéralisation et d’adaptation à la mondialisation ont consacré la domination d’une mince couche dirigeante, dont les principes ont été minés par la morale du gain individuel ». Conclusion : « Les puissants, désormais, dînent sur un volcan ».
Disons-nous, depuis tant d’années, autre chose ? A cette différence près que nous attendons le volcan comme signe de la guerre de libération de nos peuples.
Pierre VIAL

 

 

 

 

L’Afrique n’est plus le (seul) berceau de l’Homme moderne

Communiqué de Bernard Lugan


Déclarant à la revue Science et Avenir (n° 772, juin 2011) que « L’Afrique n’est pas le seul berceau de l’Homme moderne », Yves Coppens fait voler en éclats le postulat de l’exclusivité des origines africaines de l’humanité. Il évacue également d’une phrase plusieurs dizaines d’années d’un hallucinant « bourrage de crâne » scientifique construit autour du paradigme du « Out of Africa ». Pour mémoire, selon ce dernier, les Homo sapiens seraient sortis d’Afrique sous leur forme moderne entre moins 100 000 ans et moins 60 000 ans, et ils auraient partout remplacé les populations antérieures, ce qui fait que nous sommes tous des Africains...
C’est en prenant en compte les découvertes récentes qu’Yves Coppens a radicalement révisé ses anciennes certitudes. Désormais, pour lui, ni l’Homme moderne européen, ni l’Homme moderne asiatique ne descendent de l’Homme moderne africain puisqu’il écrit : « Je ne crois pas que les hommes modernes aient surgi d’Afrique il y a 100 000 à 60 000 ans (…) Je pense que les Homo sapiens d’Extrême-Orient sont les descendants des Homo erectus d’Extrême-Orient ».
Comment serait-il d’ailleurs possible de continuer à soutenir que les Asiatiques ont une origine africaine quand, dans une Chine peuplée en continu depuis 2 millions d’années, les découvertes s’accumulent qui mettent en évidence la transition entre les hommes dits archaïques et l’Homme moderne dont les Chinois actuels sont les très probables descendants (Dong, 2008 : 48)[1]. Il en est de même avec les Européens.
Les importantes découvertes archéologiques qui ont permis une totale révision des modèles anciens ne sont pas des nouveautés pour les lecteurs de l’Afrique Réelle. Dans un dossier publié dans le numéro 11 du mois de novembre 2010[2], il a ainsi été montré que l’Homme moderne, qu’il soit asiatique, européen ou africain est issu de souches locales d’hominisation ayant évolué in situ. Un peu partout dans le monde, nous voyons en effet et clairement des Homo erectus se « sapiensiser » et donner naissance à des lignées locales, peut-être les plus lointains marqueurs des « races » actuelles.
Ces « sapiensisations » observables à la fois en Asie, en Europe, dans le monde méditerranéen et en Afrique, réduisent à néant le postulat du diffusionnisme au profit de l’hypothèse multi régionaliste que je défends depuis de nombreuses années[3]. Les découvertes qui s’accumulent, de la Georgie[4] à l’Espagne[5], de la Chine au Maroc ou encore d’Israël à l’Australie et à la Mongolie vont ainsi toutes dans le sens d’hominisations indépendantes de (ou des) l’hominisation africaine.
Cette déferlante ayant fait céder les fragiles digues dressées par la pensée unique, ses derniers défenseurs en sont réduits à jongler avec les faits. Le célèbre généticien André Langaney n’a ainsi plus qu’un pauvre argument à opposer aux nombreuses et très sérieuses études faites en Chine puisqu'il ne craint pas d'écrire : « Des scientifiques orientaux au nationalisme mal placé veulent à toute force que l’homme de Pékin ou d’autres fossiles chinois soient leurs ancêtres » (Sciences et Avenir, page 63). Fin du débat !
Le dossier de Science et Avenir constitue une étape essentielle dans la libération des esprits car il va toucher le plus grand nombre. En dépit d’inévitables scories idéologiques qui font surface ici ou là, et de concessions appuyées au politiquement correct, sa publication signifie qu’il n’est désormais plus possible de cacher au grand public une vérité que les spécialistes connaissaient mais qu’ils conservaient prudemment dans leurs tiroirs afin de ne pas désespérer le « Billancourt de la paléontologie »… La théorie de « l’Eve africaine » et celle d’ « Out of Africa » peuvent donc être désormais rangées dans le rayon des idéologies défuntes, quelque part entre la « lutte des classes » et le mythe de la « colonisation-pillage ».
Bernard Lugan
2 juin 2011