Collabos et Renégats

La liste des annonceurs refusant de collaborer avec Zemmour s’allonge

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Ferrero, la MAIF, Groupama, Monabanq, … Autant de grandes marques qui ne souhaitent plus être associées aux émissions ou chaînes où travaille Éric Zemmour suite à ses dires polémiques sur l’immigration, et décident donc de retirer leur publicité, annonce Le Parisien.

Les propos d’Éric Zemmour sur l’immigration sont lourds de conséquences. Après la décision de Nutella de ne plus diffuser sa publicité pendant l’émission «Zemmour et Naulleau» sur Paris Première, d’autres grandes enseignes, telles que la MAIF, Groupama ou Monabanq, lui emboîtent le pas, précise le Parisien.

Interrogée par le quotidien français, la MAIF a expliqué avoir «exclu le programme Zemmour et Naulleau de [ses, ndlt] futurs investissements sur la chaîne» Paris Première, tout en gardant ses «achats programmés, effectués bien avant les événements récents».

Quant à Groupama, il a indiqué au Parisien avoir «retiré immédiatement ses publicités des chaînes où travaille ou pourrait travailler Éric Zemmour». Monabanq, pour sa part, «ne diffusera plus, à partir de ce soir, ses publicités sur les chaînes Paris Première et CNEWS durant les émissions d’Éric Zemmour», écrit le quotidien.

Les membres de Sleeping Giants, qui se présente sur Twitter comme un collectif ayant pour mission de «lutter contre le financement du discours de haine», ont cité d’autres sociétés, comme Lipton, Club Med, Amazon, Mazda. Contactés par le Parisien, elles n’ont pas souhaité faire de commentaires.

Les propos de Zemmour

Éric Zemmour a récemment fait polémique en raison des propos qu’il a tenus fin septembre sur l’immigration et l’islam à la Convention de la droite. Le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête pour «injures publiques» et «provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence» le 1er octobre. Édouard Philippe avait notamment qualifié ses discours de «nauséabonds et profondément contraires à l'idée que nous nous faisons de la France et de la République».

Le polémiste a également été condamné à 3.000 euros d’amende pour provocation à la haine le 17 septembre 2019. Il avait déjà fait l’objet d’une condamnation en 2011 pour provocation à la discrimination.

Sputnik du 09.10.2019

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